LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance sur fond gris : 4,50€
Moins de 14 ans : 4,50€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Revoir le débat avec Pierre Carles et Philippe Lespinasse (Un bergé et deux perchés à l’Élysée)
Vendredi 4 janvier, Pierre Carles et Philippe Lespinasse venaient nous présenter leur film sur Jean Lassalle, « Un bergé et deux perchés à l’Élysée » que nous projetons jusqu’au 26 février. Merci à Jamila Jendari et Nicolas Beirnaert pour la captation de ce moment. UN BERGÉ ET DEUX PERCHÉS À L’É...

GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
En catimini, à 2h00 du matin mardi 29 mai, une poignée de députés a rejeté l’interdiction du glyphosate, herbicide pourtant reconnu comme toxique pour l’environnement et classé comme « cancérigène probable » par l’Organisation Mondiale de la Santé. Emmanuel Macron s’était engagé à interdure d’ic...

PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

ROUBAIX, UNE LUMIÈRE

Arnaud DESPLECHIN - France 2019 1h59mn - avec Roschdy Zem, Léa Seydoux, Sara Forestier, Antoine Reinartz... Scénario d'Arnaud Desplechin et Léa Mysius, adapté du documentaire télévisé Roubaix, commissariat central de Mosco Boucault.

Du 21/08/19 au 30/09/19

ROUBAIX, UNE LUMIÈRERoubaix, une nuit de Noël. Le commissaire Daoud sillonne la ville qui l’a vu grandir. Voitures brûlées, altercations… Au commissariat, vient d’arriver Louis Coterelle, fraîchement diplômé. Daoud et Coterelle vont faire face au meurtre d’une vieille dame. Deux jeunes femmes sont interrogées, Claude et Marie. Démunies, alcooliques, amoureuses.

« Au-delà de son immense réussite, Roubaix, une lumière marque une étape décisive dans la carrière d’Arnaud Desplechin : le cinéaste y reste attaché à sa ville natale, décor de plusieurs de ses longs-métrages (en particulier deux de ses plus beaux, Un conte de Noël et Trois souvenirs de ma jeunesse), mais il délaisse sa veine autobiographique pour filmer au plus près du réel, abandonne le milieu de la bourgeoisie intellectuelle pour s’attacher aux classes les plus défavorisées et marginales de la ville, à ses bas-fonds.

« Desplechin prend comme point de départ un matériau documentaire. Il s’inspire de plusieurs histoires vraies et en particulier d’un fait-divers criminel. Pourtant cette immersion dans la réalité la plus crue se révèle un détour pour revenir au cinéma, et à la littérature, qui ont toujours nourri son œuvre. Le cinéaste tourne le dos au naturalisme et adopte un style volontairement théâtral, inattendu dans un tel contexte. La précision et la richesse des dialogues, l’interprétation magistrale confirme que Desplechin est un directeur d’acteurs génial. Devant sa caméra, il ne demande pas d’être, mais de jouer, de composer. Fidélité à Bergman oblige. Et c’est dans le souci du texte, l’incarnation d’un personnage que pourront naître le sens, la vérité du film. Dans cette succession d’affrontements et de confrontations verbales, les mots occupent une place primordiale. Faut-il préciser que Léa Seydoux et Sara Forestier sont prodigieuses ? Elles délivrent toutes deux des performances inoubliables et d’une intensité rarement égalée à l’écran.
« Le film appartient sans ambages au genre policier, il s’inscrit dans une certaine tradition cinématographique française par sa description de la vie quotidienne des flics d’un commissariat, et des méthodes d’investigation d’un commissaire charismatique et intuitif, en charge de plusieurs enquêtes. On pense à Jean-Pierre Melville ou Georges Simenon par le sens aigu de l’étude comportementalisme et la vérité des portraits humains, en particulier le commissaire Daoud (Roschy Zem, extraordinaire lui aussi, dans un de ses plus beaux rôles), décrit comme un prince solitaire de la ville, forçant le respect et l’admiration de tous, et Louis (Antoine Reinartz), jeune policier catholique fraîchement diplômé, maladroit et naïf.
« Mais les références majeures de Desplechin demeurent Hitchcock et Dostoïevski, plus précisément Le Faux coupable (1956, avec Henry Fonda) et Crime et châtiment. En s’intéressant au meurtre gratuit d’une vieille femme, le cinéaste délivre une réflexion sur le mal, la culpabilité et la pitié, accordant autant d’attention aux bourreaux et aux victimes, intimement liées par la même misère morale et matérielle. Tableau d’un monde en crise, le film se charge alors d’une mission : rendre leur humanité aux coupables.
« Roubaix, une lumière semble promis à un destin enviable : réconcilier les amateurs de polar et les admirateurs de l’un des meilleurs cinéastes français en activité. » (O. Père, arte.tv)