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Le blog des profondeurs...
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Revoir le débat avec Pierre Carles et Philippe Lespinasse (Un bergé et deux perchés à l’Élysée)
Vendredi 4 janvier, Pierre Carles et Philippe Lespinasse venaient nous présenter leur film sur Jean Lassalle, « Un bergé et deux perchés à l’Élysée » que nous projetons jusqu’au 26 février. Merci à Jamila Jendari et Nicolas Beirnaert pour la captation de ce moment. UN BERGÉ ET DEUX PERCHÉS À L’É...

GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
En catimini, à 2h00 du matin mardi 29 mai, une poignée de députés a rejeté l’interdiction du glyphosate, herbicide pourtant reconnu comme toxique pour l’environnement et classé comme « cancérigène probable » par l’Organisation Mondiale de la Santé. Emmanuel Macron s’était engagé à interdure d’ic...

PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

  • A HISTORY OF VIOLENCE

    Première scène : un plan-séquence virtuose qui annonce la tonalité du film. En apparence, tout semble calme, lisse, tranquille ; en profondeur, tout est sombre, secret, violent. Nous voici immédiatement pris dans les rets de l’un des films les plus attendus de cet automne (en tout cas par nous), le nouvel opus de David Cronenberg, ordonnateur du trouble et du malaise, explorateur de nos fantasmes et de nos angoisses, et par ailleurs cinéaste majeur à nos yeux, parvenu à une maîtrise impressionna... (lire la suite)

  • ANGOISSE

    Cinéaste méconnu, disparu il y a un an et demi dans l’anonymat le plus complet, Bigas Luna a œuvré autant dans la drame que le genre érotique. Mais avec Angoisse, c’est au thriller qu’il s’attelle, marchant ainsi sur les traces d’Alfred Hitchcock et de Brian De Palma. Il faut dire que ce film est un brillant exercice de style à la fois impitoyable et terrifiant. Le réalisateur entremêle différentes narrations où le réel répond à la fiction et inversement. C’est justement lors de passages juxtap... (lire la suite)

  • AQUARIUS

    Parmi les absents regrettables et regrettés du palmarès du dernier Festival de Cannes, on a beaucoup parlé de Toni Erdman, sorti tout récemment sur les écrans. Mais pour nous, le grand oublié est bel et bien ce formidable Aquarius, qui aurait pu être récompensé dans tous les domaines : scénario, mise en scène, interprétation, le film est en tous points remarquable. En plein « coup d'état » au Brésil, le magnifique portrait d'une femme magnifique qui claque comme un manifeste antilibéral et un a... (lire la suite)

  • ATLANTIQUE

    Dans une banlieue populaire de Dakar, les ouvriers d’un chantier, sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays par l’océan pour un avenir meilleur. Parmi eux se trouve Souleiman, qui laisse derrière lui celle qu’il aime, Ada, promise à un autre homme. Quelques jours après le départ en mer des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage d’Ada et de mystérieuses fièvres s’emparent des filles du quartier. Issa, jeune policier, débute une enquête, loin de se douter que les esp... (lire la suite)

  • AU NOM DE LA TERRE

    Pierre revient au pays, en conquérant. S’il en est parti, c’est pour mieux y revenir, plus mûr, mieux préparé, renforcé par son séjour dans le Wyoming, où il s’est formé à de nouvelles techniques agricoles. Fort de la promesse de fructueuses moissons futures, Pierre sourit à la vie, tout comme elle lui sourit. D'autant qu'il va se marier avec Claire, qui l'a attendu puisqu'ils ont toujours su qu'ils feraient leur vie d'agriculteurs ensemble… Peu de temps après, le jeune couple s’installe dans l... (lire la suite)

  • BACCALAURÉAT

    Après 4 mois, 3 semaines, 2 jours et Au-delà des collines, voici le nouveau et magnifique film de Christian Mungiu, cinéaste phare de cette vague roumaine de plus en plus passionnante… Tout commence devant un immeuble bas sur pattes et grisâtre comme la monotonie d’une vie. Une de ces constructions qui ont semble-t-il poussé partout dans les années 80 : on pourrait tout aussi bien se croire en France si on ne se savait dans une petite ville de Transylvanie. Derrière la fenêtre, une femme affaib... (lire la suite)

  • BACURAU

    Bacurau serait un petit village perdu du Sertão, région pauvre et aride aux confins de Nordeste du Brésil – « d’ici quelques années » est-il mystérieusement précisé en ouverture du film… Bacurau, c'est aussi, en portugais, le nom de l'engoulevent, cet oiseau de nuit aussi doué pour se camoufler et disparaître qu'agressif lorsqu'il est en danger. Le jour où la petite communauté de Bacurau enterre sa matriarche Carmelita, qui s’est éteinte à 94 ans, est aussi celui du retour de Teresa, sa petite f... (lire la suite)

  • BEAU TRAVAIL

    S'il y a un film qui ne se raconte pas, c'est bien Beau travail ! Beau travail se voit, se vit, se sent, se capte, mais ne se raconte pas. Ce n'est pas un film de mots, c'est un film de sensations. Ce n'est pas un film d'idées, de scénario, c'est un film de corps, de chorégraphie. Le lien très fort qui se crée entre l'œuvre et le spectateur n'est pas intellectuel ou psychologique, il est physique, charnel. C'est rare et très difficile à exprimer, ça fait de Beau travail un film étrange, dans le ... (lire la suite)

  • BRIGHT STAR

    « A thing of beauty is a joy for ever »... Il n'y a pas mieux que ce petit morceau d'un poème de Keats, dont ma prof d'anglais avait su nous faire aimer l'inoubliable musicalité, pour célébrer le film de Jane Campion. On garde en mémoire Un ange à ma table, La Leçon de Piano ou Portrait de femme et on retrouve un peu de tout ça dans Bright star. Jane Campion nous revient en toute splendeur pour une bouleversante histoire d'amour, celle du jeune poète anglais John Keats, héros émouvant d'un roma... (lire la suite)

  • BURNING

    Lors du dernier Festival de Cannes, la presse internationale, quasi unanime, avait fait de Burning son grand favori pour la Palme d'or… le jury en a décidé autrement ! Mais peu importent les récompenses, le film du coréen Lee Chang-Dong est une réussite impressionnante. Transposant en Corée la nouvelle du grand écrivain japonais Haruki Murakami, Lee Chang-Dong nous donne une œuvre magnétique, aux images d'une beauté hypnotique. Dès qu’on y pénètre, on est rivé aux pas des personnages, qu’on n’a ... (lire la suite)

  • COLIS SUSPECT

    Dans une société sous alerte terroriste et plongée dans la crise économique, la migration clandestine est présentée comme une potentielle menace, comme un « colis suspect ». Via une ligne du métro parisien servant de trame narrative au film, le documentaire explore les politiques migratoires de l’Union Européenne, qui se nourrissent du discours xénophobe et alimentent le business de la sécurité. Le métro devient alors images multiples, s’inscrivant à la fois comme un lieu de rencontres et de di... (lire la suite)

  • DARIO ARGENTO, SOUPIRS DANS UN CORIDOR LOINTAIN

    Vingt ans séparent les deux parties de ce film portrait consacré à Dario Argento. Tourné à Turin puis à Rome entre 2000 et 2019, Soupirs dans un corridor lointain cale son pas sur l’un des cinéastes les plus marquants de ces quarante dernières années. Ses obsessions, son travail (on le découvre sur le tournage du Sang des innocents), ses souvenirs, ses hantises, son rapport à la ville éternelle, les blessures de l’Histoire italienne, et puis le temps qui passe…... (lire la suite)

  • DAWSON CITY : LE TEMPS SUSPENDU

    En 1978, à Dawson, ville pionnière de la ruée vers l’or au début du xxe siècle dans le nord du Canada, des travaux d’excavation mettent à jour des centaines de bobines de films 35mm, enterrées 50 ans plus tôt dans une ancienne patinoire et oubliées depuis. Conservés dans le permafrost, ces rouleaux de pellicule s’avèrent être des copies nitrate de films de l’âge d’or du muet, certains titres étant jusqu’alors considérés comme perdus par les historiens. Bill Morrison, en archéologue de la mémoir... (lire la suite)

  • DERNIÈRE SÉANCE

    En dépit de son titre, le nouveau film du trop rare Laurent Achard (l’excellent Le Dernier des fous, récompensé par le Prix Jean Vigo, a tout de même 5 ans) n’a pas grand chose à voir (à part le velours rouge des fauteuils) avec la vision surannée de la cinéphilie façon Eddy Mitchell, un monde où des filles en couette et jupes à volants et des garçons à la coiffure gominée allaient au cinéma du coin voir un western d'Henri Hathaway. Il est pourtant bien question ici de cinéma, et même d’un ci... (lire la suite)

  • DEUX MOI

    Tous les métros, tous les tramways, tous les bus de toutes les grandes villes nous offrent ce drôle de spectacle : des hommes, des femmes, de tout âge, de toutes classes sociales, se tiennent la tête baissée, le regard comme aspiré par l'écran de leur téléphone portable intelligent (!?). Chacun cherche son moi dans cet étrange miroir, reflet de nos existences en quête de sens, de contacts, de like, dans une volonté de remplissage frénétique (des amis, des applis, des tutos, des photos…) qui masq... (lire la suite)

  • DISCORAMA SIGNÉ GLASER

    Tout au long des années soixante, des millions de Français ont regardé avec assiduité, en famille, l’émission de Denise Glaser Discorama, juste avant le traditionnel repas dominical. Une émission dite « de variétés » qui détient un record de longévité, 15 ans, deux septennats ! Les monstres sacrés de la chanson française y défilèrent : Piaf, Aznavour, Gréco, Brel, Brassens, Ferré… De jeunes talents comme Georges Moustaki, Maxime Le Forestier, Françoise Hardy, Eddy Mitchell, Michel Polnareff y fi... (lire la suite)

  • E LA NAVE VA

    A l’aube de la Première Guerre mondiale, un navire est affrété pour accomplir les dernières volontés d’une grande diva : aller disperser ses cendres au large de la petite île lointaine où elle est née. A bord du navire embarque un groupe hétéroclite composé de personnalités du monde de l’art lyrique et quelques personnes qui l’ont connue… Fellini nous décrit la fin d’un monde privilégié, qui sombre dans le ridicule et la décadence. C'est grandiose et dérisoire, somptueux de poésie mélancolique. ... (lire la suite)

  • ELENA

    Deux films seulement ont suffit pour reconnaître en Andreï Zviaguintsev un des meilleurs cinéastes russes contemporains. Il quitte aujourd'hui l'univers contemplatif et intemporel de ses deux premières œuvres – Le Retour (Lion d'or à Venise en 2003) et Le Bannissement (2007) – pour plonger au cœur de la Russie la plus contemporaine. Cet Elena est un faux thriller, calme et sans à-coups, d'autant plus prenant que le tragique se diffuse doucement, tel un poison, dans les ramifications de la sociét... (lire la suite)

  • FESTEN

    Il y a quelque chose de hautement réjouissant, de décapant, de jouissif dans l’apparent brouillon de Thomas Winterberg. Il y a dans le dépeçage du manoir Kligenfeld une rage, un humour, une vitalité iconoclaste qui sont comme un appel d’air à contre-courant des superproductions ripolinées qui pesaient sur le cinéma mondial quand déboulèrent les films du DOGME 95, concocté par quelques allumés danois sous la férule de Lars Von Trier, souffle de liberté qui échappe à toutes les règles et vous lais... (lire la suite)

  • FÊTE DE FAMILLE

    Dans le titre, le mot à retenir est « famille ». De fête ici, il n'y aura que la volonté initiale d'Andrea (Catherine Deneuve, résolument majestueuse) de célébrer son anniversaire dans la maison familiale en présence de ses enfants et petits-enfants. « Aujourd’hui c’est mon anniversaire et j’aimerais qu’on ne parle que de choses joyeuses. » Il y a dans cette injonction à la légèreté toutes les angoisses d'une mère qui pressent, tout en ne voulant surtout pas se l'avouer, que la journée ne va pas... (lire la suite)

  • HABEMUS PAPAM

    Les bouffeurs de curés en seront tout désorientés, et les grenouilles de bénitier en resteront perplexes. C'est qu'en plongeant dans les désarrois et les doutes d'un nouveau pape appelé par ses pairs à régner, Moretti interroge le pouvoir là où il est à son maximum incontestable : attribué « à vie » par un Conclave inspiré en direct par Dieu, ce qui lui confère un caractère d'infaillibilité pour les croyants de la planète entière. Partant de ce microcosme, il donne à ses questionnements un carac... (lire la suite)

  • J'AI PERDU MON CORPS

    Jérémy Clapin illumine la Semaine de la Critique avec un premier film (d’animation) stupéfiant de virtuosité et d’humanité. C’est un film d’une puissance formelle et narrative rare. À l’instar des films d’animation japonais pour adultes, J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin n’hésite pas à se frotter au mélo, genre le plus dur qui soit, et à y injecter une dose d’onirisme, ingrédient sensible à ne pas mettre entre toutes les mains. Tout commence par une main, d’ailleurs. Une main, oui, détach... (lire la suite)

  • JEANNE

    « J'ai vu perler des larmes d'amour qui dureront plus longtemps que les étoiles du ciel. » Charles Péguy, Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc (1910) En 2017, Bruno Dumont nous offrait Jeannette, vision totalement dingo de l'enfance de la jeune Jeanne D'Arc avant son départ de Domrémy pour bouter l'Anglais hors du royaume, un film en état de grâce porté par une bande son heavy metal pour le moins décoiffante. Les amateurs les plus orthodoxes de Charles Péguy, que le film était censé adap... (lire la suite)

  • L'AUTRE CÔTÉ DE L’ESPOIR

    Dès les premières images on retrouve avec un bonheur intense Aki Kaurismaki et son univers de cinéma muet rehaussé de couleurs saturées, de bande son rockabilly et d’accessoires issus au plus tard des années 60. Mais L'Autre côté de l’espoir est bien ancré dans notre époque et nous propulse dans une actualité des plus urgentes au travers de deux personnages aussi fabuleux qu’inoubliables : Wikhström, Finlandais pépère en train de mettre sa vie de quinquagénaire sur de nouveaux rails, et Khaled, ... (lire la suite)

  • LA FAMEUSE INVASION DES OURS EN SICILE

    Inspiré du roman pour enfants de Dino Buzzati publié en 1945, le film se présente comme une fable remontant en des temps légendaires, où la Sicile était partagée en bonne intelligence entre ours et humains, les uns vivant dans les montagnes, les autres dans les plaines. Jusqu’à ce jour d’hiver où Tonio, fils de Léonce le roi des ours, est capturé par une bande de chasseurs. Son père, figé dans l’hébétude et le désarroi, soulève son peuple affamé à l’assaut des terres habitées par les humains, à ... (lire la suite)

  • LADY CHATTERLEY

    Des adaptations de classiques de la littérature, on en a vu. Des réussies et des ratées, des académiques et des audacieuses, des inspirées et des moins. Alors on pourrait se dire que ce n’est pas forcément la peine de consacrer plus de deux heures et demie à la version filmée du chef d’œuvre de D.H Lawrence. Et on aurait bien tort : tout ici semble neuf, les images comme les émotions, les sentiments comme les pulsions. Pascale Ferran n’a cédé à aucune facilité : pas de stars mais des interprètes... (lire la suite)

  • LE GÉANT ÉGOÏSTE

    C'est un magnifique, un merveilleux, un déchirant film anglais comme on les aime, qui respire la tendresse et la solidarité de classe au sein d'un monde dur comme la pierre, miné par la misère économique et sociale. Un film illuminé par des figures enfantines inoubliables : Arbour, le gamin qui est de presque tous les plans de ce Géant égöiste, est le descendant direct de Billy, le petit bonhomme malingre et vivace qui transfigurait sa vie de grisaille dans sa petite ville minière sinistrée grâc... (lire la suite)

  • LE MARIAGE DE VERIDA

    Même en faisant preuve d'optimisme, on ne peut pas dire que la situation des femmes s'améliore de par le monde ! On ne peut pas dire que leurs droits soient mieux établis et respectés. On ne peut pas dire que diminuent les violences qu'elles subissent. Ce film en apporte un nouveau témoignage, en mettant en lumière une pratique très peu connue, une pratique ubuesque et archaïque réservée une fois de plus aux femmes. Verida est une jeune Mauritanienne qui vit à Nouakchott, la capitale du pays. E... (lire la suite)

  • LE TRAÎTRE

    Scénario d'une précision fascinante, mise en scène impressionnante de sobriété : Marco Bellochio signe une fresque magistrale de maîtrise et de lucidité sur la mafia sicilienne en dressant le portrait de l'un de ses plus célèbres repentis, qui témoigna lors du procès fleuve de Palerme dans les années 80. Le comédien Pierfrancesco Savino est exceptionnel et parvient à donner une réelle épaisseur à son personnage, « ni un héros ni un monstre », selon les mots de Bellocchio. Au début des années 80... (lire la suite)

  • LE WEEK-END DE NOS 20 ANS

    VENDREDI 27 SEPTEMBRE à partir de 19h sur la place Camille Jullian CONCERTS À ÉCOUTER ET À DANSER, ET PROJECTIONS DE DESSINS SUR LA FAÇADE DU CINÉMA Mostafa El Harfi De rivage en rivage, Mostafa El Harfi invente des passerelles où s’accouder pour rêver. Le son voluptueux du oud – son compagnon depuis quarante ans –  nous y invite. Un voyage musical virtuose au cœur de la musique arabo-andalouse. La Volière La Volière entraine tout le monde dans son sillage ! Cette chorale participe depu... (lire la suite)

  • LES FLEURS AMÈRES

    Pitié, ne pensez pas une seconde que ce formidable et lumineux premier film – qui a d'ailleurs été récompensé d'un Magritte bien mérité (l'équivalent belge des César) – est un énième pensum misérabiliste sur la prostitution des jeunes femmes migrantes. Les Fleurs amères, au titre triste et poétique, est avant tout le splendide portrait de femmes qui construisent une solidarité, une véritable sororité dans l'adversité. Lina ne vient pas d'un pays en guerre duquel la fuite est une nécessité vitale... (lire la suite)

  • LES HIRONDELLES DE KABOUL

    Zunaira est si belle ! C’est une bénédiction d’être si belle ! Ou une malédiction, c’est selon… Toujours est-il qu’elle semble faite pour croquer la vie à pleines dents. Sa voix fraîche, son regard profond qui illumine le monde, ses longs cheveux bruns qui se déploient en cascades généreuses… Mais, plus que tout, son intelligence vive, une forme d’engagement profond. Pas étonnant que Mohsen fonde pour elle, on s’éprendrait pour moins ! Sans parler de son talent de dessinatrice, sa force créatric... (lire la suite)

  • LIBERTÉ

    L'interdiction aux moins de 16 ans – avec avertissement, attention ! – indique bien que ce Liberté n'est pas à mettre devant tous les yeux et qu'il vaut ne mieux ne pas s'y aventurer si on ne sait pas à quel sauce on va être mangé. Et la sauce est piquante, en même temps que servie avec un cérémonial d'une théâtralité assez radicale. Souvenons-nous que le précédent film d'Albert Serra était La Mort de Louis XIV, beaucoup moins charnel mais tout aussi stylisé. Liberté nous plonge dans une sorte ... (lire la suite)

  • MA FOLLE SEMAINE AVEC TESS

    Les vacances de l'enfance sont souvent le lieu de rencontres et de prises de conscience qui nous marquent jusqu’à la fin de notre vie. Cet été, pour Sam, 11 ans, elles vont rimer avec des premières fois fondamentales. C’est l’été, Sam vient d’arriver avec sa famille sur la merveilleuse île de Terschelling mais leur séjour débute mal. Sa mère est clouée au lit à cause d’une forte migraine et son frère se casse une jambe sur la plage. Sam se retrouve alors seul à déambuler dans le village et re... (lire la suite)

  • MJÓLK, LA GUERRE DU LAIT

    Elle a une drôle de bouille, Inga, elle n’a pas la beauté facile, pas le genre starlette. Non, elle fait plutôt penser – tant par le physique que par le sacré caractère – à la Frances McDormand du formidable Three billboards, même si sa fronde démarre de façon très différente. Autre similitude, elle n’était pas préparée à ce qui va arriver et elle qui n’avait pas la réputation d’être soupe au lait va se révéler, quand il va déborder, une véritable furie, méthodique et inflexible. Elle semblait p... (lire la suite)

  • MULHOLLAND DRIVE

    Bienvenue sur Mulholland Drive et ses lacets d’asphaltes où de rutilantes américaines tracent vers la cité des anges. Le trajet incontournable pour accéder au sommet d’Hollywood, paradis pour certains, enfer pour d’autres. Le Mulholland Drive de Lynch, c'est la route du destin, qui y court à tout moment le risque de quitter sa trajectoire, comme un bolide devenu incontrôlable qui finit immanquablement dans le décor, ou mieux, encastré dans une limousine. Ça commence comme ça, par un choc violent... (lire la suite)

  • NOUS LE PEUPLE

    À l'heure où nous écrivons ces lignes, alors que le gouvernement vient de plonger dans le déni de la responsabilité de la police après la mort à Nantes de Steve Maia Caniço, et que nous nous éloignons de plus en plus de l'utopie de la démocratie, le titre du film revigorant et salutaire de Claudine Bories et Patrice Chagnard – ainsi que son affiche dessinée – prend une résonance toute particulière, quelque peu douce amère. Sur l'affiche, on voit un groupe joyeusement hétéroclite juché sur les to... (lire la suite)

  • OSCURO Y LUCIENTES, L'Incroyable histoire du crâne de Goya

    Le passé demeure enterré dans la mémoire, sous nos pieds. C’est pour cette raison que nous retournons la terre à la recherche de ses reliques ; les ossements. Des fragments de nous qui expriment ceux que nous étions, ceux que nous sommes. D’où nous venons… Après trois jours d’agonie, Francisco de Goya y Lucientes meurt le 17 avril 1828, à Bordeaux. Son corps est enterré dans le cimetière bordelais de la Chartreuse. Personne en Espagne, ni même sa famille, ne réclame sa dépouille. Des décennies ... (lire la suite)

  • PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU

    Étonnante Céline Sciamma, toujours là où on ne l’attend pas. Non par plaisir d’étonner la galerie, mais pour le bonheur de renouveler son style, de relever de nouveaux défis tout en creusant un peu plus ses sujets de prédilection. Rendre visibles les invisibles, celles en marge de la société et ici de l’histoire. La réalisatrice s’empare avec brio de la forme classique et la dépoussière, innove, lui rend sa spontanéité. Ce Portrait de la jeune fille en feu (quel titre !) éclaire différemment tou... (lire la suite)

  • QUATRE MOUCHES DE VELOURS GRIS

    Roberto Tobias, batteur officiant dans un groupe de rock, est harcelé par un homme mystérieux qui ne cesse de le suivre. Un soir il décide de le prendre en chasse, il le rattrape et dans la lutte qui s’ensuit, le tue accidentellement… Le tout devant l’objectif d’un appareil photo tenu par un second inconnu, qui, lui, est masqué… « À partir d’une trame biscornue, Argento déploie une énergie formidable à casser les limites des deux premiers volets de sa “trilogie animalière” (L’Oiseau au plumag... (lire la suite)

  • QUELLE FOLIE

    C'est un documentaire étonnant, qui nous happe dès la première séquence et nous entraîne une heure et demie durant dans son sillage tumultueux, en quête d’une parole qui se cherche avec obstination et qui se trouve par instants de façon saisissante. Cette parole c'est celle d’Aurélien Deschamps, diagnostiqué autiste (syndrome d'Asperger) voilà quelques années et qui s’attache, avec son ami cinéaste Diego Governatori, à faire entrer le spectateur dans son monde intérieur fait de tempêtes et d’in... (lire la suite)

  • REPRISES + CONTE PHILOSOPHIQUE + CARMEN

    REPRISES Jean-Christophe GARCIA France 1993-2006 19 mn Noir & Blanc En 1995, Jean-Christophe Garcia publiait Des cinémas, inventaire subjectif des cinémas de village en Aquitaine (Le Festin / A.R.P.A.). À l’origine de cet ouvrage de photographies, de nombreux plans de façades de cinémas, aujourd’hui pour la plupart disparus, avaient été réalisés en pellicule Super 8 noir et blanc. Reprises est un voyage dans le temps au travers de ces séquences. Initialement muet, le film sera accompagné... (lire la suite)

  • RESSOURCES HUMAINES

    Il y a des évidences, des choses qui s'imposent à vous sans vous demander votre avis, des films dont on sait qu'ils nous accompagneront longtemps. Quand nous serons bien vieux au soir à la chandelle, et qu'on comptera sur nos doigts les films qui ont marqué l'an 2000, Ressources Humaines fera partie de ceux qu'on citera… Frank, il est beau, il est jeune, il est intelligent, de cette intelligence qui vous fait regarder l'an 2000 sans trouille, bien dans son siècle, bien dans sa peau, prêt à g... (lire la suite)

  • SHOTGUN STORIES

    Un film indépendant américain remarquable, repéré au dernier festival de Berlin, qui a la beauté, l’universalité et la force d’une tragédie antique : deux familles ennemies, réunies pourtant par le même père, se déchirent jusqu’à l’absurde, jusqu’à la mort. Jeff Nichols réussit à installer une tension permanente, qui tient à la fois aux réactions individuelles, imprévisibles, et au poids du destin, implacable. Sans oublier le paysage, l’espace, que les cinéastes américains savent filmer comme pe... (lire la suite)

  • SIMON’S ADVENTURES

    Simon’s Adventures narre les aventures picaresques de Simon, jeune mousse embarqué à bord d’un navire marchand. Au cours de ce voyage initiatique, Simon va connaître le vertige de la liberté et la fureur des éléments. Il devra se transformer pour survivre. De l’insouciance de la jeunesse à l’appel du grand large, un hommage vibrant aux univers de Jack London, Herman Melville ou encore Joseph Conrad. MoonShine Fish est un groupe Folk - Rock psychédélique, originaire de Bordeaux, inspiré par la... (lire la suite)

  • SORRY WE MISSED YOU

    Ken Loach, c'est quarante-cinq ans passés derrière la caméra à triturer le terreau social qui ne cesse de se décomposer. Il annonce sa retraite et puis non, la force de l'étau social ne cesse de le ramener au cinéma, dans un récit ici encore plus sec, épuré, radical et doté d'une force de frappe étourdissante. Et définitivement, non, on se s'en lasse pas. À l'inverse de Moi, Daniel Blake (Palme d'or du festival de Cannes 2016), qui s'ouvrait sur un rendez-vous au pôle emploi anglais, donc sur ... (lire la suite)

  • STILL LIFE

    « L’ancien monde se meurt, le nouveau n’est pas encore là, dans ce clair-obscur surgissent les monstres. » (Antonio Gramcsi dans ses Carnets de prison) Après le magnifique The World, Jia Zhang Ke confirme avec Still Life qu’il est sans doute le plus grand cinéaste chinois actuel. Celui qui sait comme aucun autre rendre compte du bouleversement extraordinaire et terrifiant actuellement en cours dans son pays, et lui donner les dimensions d’une tragédie moderne, d’une épopée morale, sociale et ... (lire la suite)

  • TALKING ABOUT TREES

    Ibrahim, Suleiman, Manar et Eltayeb sont amis depuis plus de quarante-cinq ans. Ils ont quitté leur pays d’origine dans les années 1960 et 1970 pour étudier le cinéma à l’étranger et fonder à leur retour le « Sudanese Film Group » en 1989. Après des années d’éloignement et d’exil, ils se réunissent et espèrent enfin réaliser leur vieux rêve  : ramener le cinéma au Soudan en réinvestissant un ancien lieu de projection à ciel ouvert à Khartoum, et ainsi transmettre leur passion du 7e art à une pop... (lire la suite)

  • TÉNÈBRES

    Dans la filmographie de Dario Argento, Ténèbres succède aux outrances baroques et décoratives de Suspiria et Inferno et entend marquer un retour aux sources du « giallo », soit un cinéma criminel ancré dans la réalité urbaine de l’Italie malgré son sadisme exalté et ses intrigues tarabiscotées. Fidèle à son goût pour l’excès, Argento va appréhender ce retour au thriller sous l’angle de l’ultraviolence et de l’introspection. Il s’inspire d’une mésaventure survenue à New York durant la préparatio... (lire la suite)

  • THE LAST MOVIE

    Kansas, un cascadeur du Midwest, est figurant sur un western de série B se déroulant dans un village isolé au Pérou. À la fin du tournage, il décide de rester sur place avec une jeune prostituée. Les villageois investissent le décor abandonné et, à l’aide de matériel factice, rejouent le film dans la vie réelle… Suite au succès phénoménal de Easy rider en 1969, Dennis Hopper se voit propulsé comme le héraut d’une nouvelle génération d’apprentis-cinéastes rompant avec les conventions d’une pro... (lire la suite)

  • TIMBUKTU

    Une étendue de sable ocre inondée d'une lumière chaude et dorée… Paysage d'une beauté tranquille, comme une image de la paix… Légère, bondissante, cavale une gazelle agile. On devine à peine son regard de biche incomparablement fardé, souligné de noir par la nature. Séductrice malgré elle. Finesse et fragilité, force et vivacité… À peine a-ton le temps de l'admirer qu'on s'aperçoit que sa course est celle d'une bête traquée. Elle fuit ce monstre disproportionné, ce gros quatre-quatre et ses occu... (lire la suite)

  • TONI ERDMANN

    C'est une sorte de tour de force que réalise cet étonnant Toni Erdmann, à la fois hilarant et bouleversant, cri d'amour d'une sincérité évidente à la famille et à ses liens inaliénables en même temps qu'ode à la liberté la plus débridée. Tout ça maîtrisé de manière impressionnante par la jeune réalisatrice allemande Maren Ade, dont le premier film, Everyone else, pourtant auréolé de deux récompenses au Festival de Berlin, était étrangement passé inaperçu lors de sa sortie en France. La trame es... (lire la suite)

  • TROPICAL MALADY

    Quelle est donc cette maladie? Qui doit donner la fièvre et le délire à celui qui l’attrape et dont le premier symptôme fut de diviser profondément les festivaliers de Cannes, cette année : sifflets et cris enthousiastes se sont élevés et mélangés. Une réaction post-incubation sans doute normale après une exposition de deux heures à cette œuvre peu ordinaire, déroutante et obsédante, qui décline une profusion de propositions, une surabondance de signes propres à la culture thaïlandaise, qui nous... (lire la suite)

  • UN HOMME INTÈGRE

    Les mollahs à la triste figure voudraient sans doute nous faire oublier à quel point l’Iran est un grand pays de libre-penseurs, d’artistes aussi audacieux que talentueux. Et c'est particulièrement vrai pour ses cinéastes, qu'on admire d'autant plus qu'ils savent ce qu'ils risquent en bravant la censure. Si vous avez pu ignorer un ou deux films récemment, il faut d'urgence voir ce magistral Un homme intègre et signer la pétition en ligne sur change.org afin de soutenir son réalisateur Mohamed Ra... (lire la suite)

  • UN JOUR DE PLUIE À NEW YORK

    Les comédiens se renouvellent, les générations passent, mais l'aura de New York filmée par Woody Allen est toujours intacte, et l'écriture du maestro est toujours aussi fine et précise, et profonde sans en avoir l'air. Ici, elle est une fois encore travaillée à la virgule et au bon mot près, ciselée par la diction impeccable et parfaitement rythmée de tous ses comédiens, incarnant d'une manière évidente l'essence même du cinéma de Woody Allen. Mais comme jamais peut-être dans ses films précédent... (lire la suite)

  • UN PETIT AIR DE FAMILLE

    La famille, ce n’est que du bonheur ! Enfin, à condition de ne pas se disputer ni de faire de caprices ! Et si prendre soin les uns des autres était la plus belle des aventures ? Cinq histoires de familles pour les enfants, leurs parents, les parents de leurs parents… Un grand cœur (Evgenya Jirkova , Russie, 5 mn) Dans une petite grotte préhistorique, vit une drôle de famille. Maman travaille dur pendant que papa et bébé font plus que sympathiser avec les animaux de la forêt. Comment ... (lire la suite)

  • UZAK

    Mahmut est un photographe cultivé et mélancolique qui vit à Istanbul une existence tranquille et solitaire. Un jour, son cousin Yusuf arrive chez lui, en quête d'un emploi depuis la fermeture de l'usine de son village natal. Mahmut accepte, plutôt à contre-cœur, de l'héberger le temps que sa situation s'améliore. La cohabitation n'est pas facile, tant Yusuf manque à la fois de culture et d'un certain savoir-vivre. ... (lire la suite)

  • VIENDRA LE FEU

    En sortant de ce merveilleux film, aussi impressionnant que minimaliste, un mystère restait entier : acteurs professionnels, non professionnels ? Qu’importe après tout ! Quelle force ! Quels regards ! Inoubliables Amador et Benedicta. Un fils d'âge mûr et sa vieille mère… Le temps s’était arrêté et s'est installé après la projection un silence précieux : une sorte de recueillement qui fait partie d’une œuvre, à n’en pas douter, quand elle est assez puissante pour nous transporter, quand elle con... (lire la suite)

  • ZÉBULON LE DRAGON

    Zébulon est un jeune dragon aussi attachant que maladroit qui aspire à devenir le meilleur élève de son école. Pour arriver à son but, il devra traverser beaucoup d’épreuves et montrer une grande ténacité… Adaptée du livre Zog, de Julia Donaldson et Axel Scheffler, une nouvelle réussite à mettre à l’actif du formidable studio anglais qui nous a déjà donné les deux Gruffalo, La Sorcière dans les airs, Monsieur Bout-de-Bois ou encore Le Rat scélérat. Avant Zébulon, le plat de résistance, deux... (lire la suite)

  • ZOMBIE, DAWN OF THE DEAD

    « Quand il n’y plus de place en enfer, les morts reviennent sur terre ». Révélé en 1968 par un film d’horreur à petit budget, La Nuit des morts-vivants, qui bouleversa les règles du genre, George A. Romero (mort en juillet 2017) est l’auteur d’une œuvre très personnelle, essentielle dans l’histoire du cinéma américain moderne. Avec ses figures de zombies, déclinées dans plusieurs titres tout au long de sa carrière et devenues des silhouettes familières de la pop culture contemporaine, il a én... (lire la suite)