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Dimanche 15 Février à 14h

Projection-débat : René Allio, cinéaste de la parole populaire


Dans le cadre de 12e édition de LA CLASSE OUVRIÈRE C’EST PAS DU CINÉMA.
Présentation du films et débat avec Marguerite Vappereau, enseignante en cinéma, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et, pour la projection des Camisards, Jean-Pierre Bouscharain, président de l’Association du Centre culturel Hâ 32 de Bordeaux.

René Allio est resté à l’écart de la Nouvelle vague et son travail ne s’est pas inscrit dans ce que l’on a alors appelé la « politique des auteurs ». C’est qu’en fait il n’est passé par aucun des moules qui conduisent à la mise en scène cinématographique : ni par l’IDHEC, ni par une formation professionnelle qui lui aurait donné une place certaine dans l’industrie du cinéma, ni par la critique menant à une mise en cause bruyante des conditions (académiques et verrouillées) de production et de réalisation. Il est plutôt une sorte de franc-tireur, dont la démarche est proche de celle d’un artisan.

LA VIEILLE DAME INDIGNE

René ALLIO - France 1965 1h35mn - avec Sylvie, Malka Ribowska, Victor Lanoux, Etienne Bierry... Scénario de René Allio et Gérard Pollicand, d’après Bertold Brecht.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA VIEILLE DAME INDIGNEPour son premier long métrage tourné en 1964, Allio s’inspire d’une nouvelle de Bertolt Brecht parue à la fin des années 1930. Transposant le récit dans un quartier populaire de Marseille, ville dont il est originaire, il met en scène une femme assez âgée, Berthe Bertini, qui, après le décès de son mari, modeste artisan possédant une petite imprimerie, décide de tirer un trait sur des décennies exclusivement consacrées à sa famille, et de vivre un peu la vie qu’elle se choisit. Sa conduite scandalise ses enfants…

La critique d’un cadre social et familial étroit ne pouvait guère passer inaperçue dans une société qui commençait tout juste à s’affranchir de la pesanteur gaullienne, mais le message que nous adresse René Allio est nuancé : si son personnage, formidablement interprété par Sylvie, se révolte contre le sort que lui assigne son milieu, elle est loin de formuler une véritable critique de la société qui l’a si longtemps confinée à son espace domestique, loin de mettre en question le système social qui est à la source de son aliénation. Elle se grise d’illusions qui lui font du bien, qui lui donnent enfin le plaisir de « consommer le pain de la vie jusqu’aux dernières miettes », ainsi que l’écrit Brecht en conclusion de son récit.
Et c’est la grande honnêteté de ce film discret de ne pas aller plus loin que ses personnages, de les représenter dans leur élan et leurs limites, avec générosité, tendresse et respect.