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Dimanche 15 Février à 16h30

Projection-débat : René Allio, cinéaste de la parole populaire


Dans le cadre de 12e édition de LA CLASSE OUVRIÈRE C’EST PAS DU CINÉMA.
Présentation du films et débat avec Marguerite Vappereau, enseignante en cinéma, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et, pour la projection des Camisards, Jean-Pierre Bouscharain, président de l’Association du Centre culturel Hâ 32 de Bordeaux.

René Allio est resté à l’écart de la Nouvelle vague et son travail ne s’est pas inscrit dans ce que l’on a alors appelé la « politique des auteurs ». C’est qu’en fait il n’est passé par aucun des moules qui conduisent à la mise en scène cinématographique : ni par l’IDHEC, ni par une formation professionnelle qui lui aurait donné une place certaine dans l’industrie du cinéma, ni par la critique menant à une mise en cause bruyante des conditions (académiques et verrouillées) de production et de réalisation. Il est plutôt une sorte de franc-tireur, dont la démarche est proche de celle d’un artisan.

MOI, PIERRE RIVIÈRE, AYANT ÉGORGÉ MA MÈRE, MA SOEUR ET MON FRÈRE

René ALLIO - France 1976 2h05 - avec Claude Hébert, Jacqueline Milliere,
Joseph Leportier, Annick Gehan (acteurs non professionnels)… Scénario de Pascal Bonitzer, Jean Jourdheuil, Serge Toubiana et René Allio, d’après l’ouvrage de Michel Foucault

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

Le film fait revivre un événement criminel qui s’est produit le 3 juin 1835, dans un village de Normandie : un paysan âgé de 20 ans, considéré comme une sorte d’idiot de village, assassine à coups de serpe sa mère, sa sœur et son jeune frère, s’enfuit et sillonne, au cours d’une errance misérable, la campagne du Calvados pendant un mois, avant d’être arrêté.
Mais ce fait divers n’est pas présenté sur le mode policier ou spectaculaire ni sur celui d’une reconstitution historique pointilliste.
René Allio recherche bien autre chose qu’une adaptation simplificatrice de l’affaire Rivière : montrer toute la complexité des relations familiales et sociales dans le monde rural au temps de Balzac, et la grande richesse de ce que l’on appelle parfois, avec une certaine condescendance, la « petite histoire », l’histoire de ceux qui n’ont pas droit à la parole ou n’ont droit qu’à une parole strictement circonscrite ou altérée. Il construit ainsi son film à partir de la confession écrite par le jeune parricide après son incarcération. Ce texte, Michel Foucault l’avait « rencontré » dans un dossier d’annales médico-légales alors qu’il étudiait « l’histoire des rapports entre psychiatrie et justice pénale ».