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Dimanche 15 Février à 20h30

Projection-débat : René Allio, cinéaste de la parole populaire


Dans le cadre de 12e édition de LA CLASSE OUVRIÈRE C’EST PAS DU CINÉMA.
Présentation du films et débat avec Marguerite Vappereau, enseignante en cinéma, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et, pour la projection des Camisards, Jean-Pierre Bouscharain, président de l’Association du Centre culturel Hâ 32 de Bordeaux.

René Allio est resté à l’écart de la Nouvelle vague et son travail ne s’est pas inscrit dans ce que l’on a alors appelé la « politique des auteurs ». C’est qu’en fait il n’est passé par aucun des moules qui conduisent à la mise en scène cinématographique : ni par l’IDHEC, ni par une formation professionnelle qui lui aurait donné une place certaine dans l’industrie du cinéma, ni par la critique menant à une mise en cause bruyante des conditions (académiques et verrouillées) de production et de réalisation. Il est plutôt une sorte de franc-tireur, dont la démarche est proche de celle d’un artisan.

LES CAMISARDS

René ALLIO - France 1972 1h40mn - avec Rufus, Jacques Debary, Jean Bouise, Anne Delbée, Jean Benguigui, Jean-Pierre Vincent... Scénario de Jean Jourdheuil et René Allio.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES CAMISARDSC’est après avoir lu, en 1965, des textes publiés sous le titre de « Journaux camisards » que René Allio a su qu’il devaut faire un film sur la guerre des Camisards. La révolte des paysans et des artisans cévenols contre l’autorité royale (qui, après la révocation de l’Édit de Nantes en 1685, a multiplié les persécutions contre les protestants) et contre l’Église catholique regroupe de petits groupes de « maquisards » qui mènent, à partir du printemps 1702, une véritable guérilla contre une armée régulière pourtant très supérieure en nombre. Et si, militairement, elle ne mobilise que quelques centaines de combattants, en réalité elle exprime le refus de toute une communauté et, bien que limitée dans l’espace et dans le temps, elle a, selon l’historien Philippe Joutard, « exercé sur beaucoup d’esprits une fascination durable par sa diversité même : émeute populaire, révolte mystique, guerre subversive… »

C’est cet événement que René Allio met en scène, avec la volonté non seulement de privilégier « ceux qui n’ont pas d’histoire », mais surtout de montrer que l’histoire est le produit d’un mouvement et d’un processus collectifs. Tout en échappant aux effets de la grande reconstitution historique et de la grandiloquence épique exaltant des personnages héroïques et des individus hors du commun, il parvient à recréer la vie, les espérances, les combats d’une communauté de résistance, dans tout leur dynamisme. Malgré la modestie de ses moyens, l’énergie, la complexité, la beauté de ce film nous saisissent aujourd’hui avec la même force qu’il y a 40 ans.