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GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
En catimini, à 2h00 du matin mardi 29 mai, une poignée de députés a rejeté l’interdiction du glyphosate, herbicide pourtant reconnu comme toxique pour l’environnement et classé comme « cancérigène probable » par l’Organisation Mondiale de la Santé. Emmanuel Macron s’était engagé à interdure d’ic...

PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

Savez-vous quel est le point commun entre le Linky et le RGPD ? L’exploitation des données personnelles.
Le règlement général pour la protection des données (RGPD) applicable en Europe depuis le 25 mai 2018 concerne le traitement et la circulation des données à caractère personnel, sur lesquelles les entreprises s’appuient pour proposer des services et des produits. Les données personnelles sont mainte...

MOBILE HOMES

Écrit et réalisé par Vladimir de FONTENAY - Canada 2017 1h48mn VOSTF - avec Imogen Poots, Callum Turner, Callum Keith Rennie, Cindy Day, Shane Daly...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MOBILE HOMESQuand on découvre Mobile homes, on pense forcément au formidable The Florida project, récemment programmé – et ardemment défendu – sur nos écrans : l'histoire de cette jeune mère échouée aux portes de Disneyworld en Floride, dans un motel autrefois destiné aux touristes et désormais foyer d'une poignée de déshérités, qui tente tant bien que mal d'élever sa fille malgré les mauvais choix et les petites combines a priori incompatibles avec la fonction de parent… Dans Mobile homes, bien loin du soleil de Miami, nous sommes à la frontières glaciale qui sépare le Canada des États Unis. La jeune Ali, son copain Evan et son fils Bone, âgé d'à peine 8 ans, sillonnent la région dans leur van brinquebalant, allant de motel en motel et de petits trafics en minables arnaques. A l'arrière du camion, le couple transporte entre autres des coqs de combats dont le soin est confié au pourtant tout jeune Bone, coqs qu'Evan tente de monnayer au prix fort, promettant toujours à Ali des jours meilleurs qui tardent à venir… Pour Ali qui aspire encore en priorité à l'amour et à la liberté, Bone est plus souvent un boulet que l'objet de son affection et il sert aussi à détourner l'attention des serveuses et du patron quand les amants fauchés comme les blés sont obligés de filouter dans un restaurant : c'est plus facile quand un blondinet à qui on donnerait le bon dieu sans confession fait semblant de garder la table…

Le film du français Vladimir de Fontenay est nourri par sa fascination pour le mythe de la route américaine, celui qui a tant inspiré les écrivains depuis Kerouac & co, et tant de cinéastes après eux. Mobile homes est ainsi transcendé par la beauté des grands espaces, fussent-ils glacés et désolés, et par le mouvement du voyage, fut-il voué à des destinations bien peu exaltantes. Mais si le film est beau, c'est aussi par le regard que le réalisateur porte sur ses personnages, ballottés au gré d'improbables pérégrinations. Un regard jamais hautain, jamais culpabilisant, jamais fataliste. Ainsi, dans la deuxième partie du film, Ali va se poser quelques temps dans un parc de mobile homes – ces maisons toujours prêtes à être déplacées sur une remorque tractée par un camion, titre du film et symbole s'il en est de la vie d'Ali – et y trouver la bienveillance d'un homme bon, loin du manipulateur Evan. Elle y trouve aussi une tranquillité, un confort presque oubliés, peut être même l'espoir d'une nouvelle vie, d'un nouveau foyer. Pour combien de temps ?

Mobile homes impressionne par la maîtrise de sa mise en scène – remarquable pour un premier film –, qui sait être contemplative quand il s'agit d'inscrire ses personnages dans un cadre presque trop grand pour eux et se faire haletante quand la situation l'exige, quand le rythme de l'action s'accélère, notamment dans la scène de poursuite finale. Et d'une distribution impeccable émerge la merveilleuse Imogen Poots – déjà vue dans Knight of cups de Terrence Malick et Green room de Jeremy Saulnier, bouleversante en trop jeune mère irresponsable, égoïste, intrépide, aimante… Rien que pour elle il faut voir le film.