UTOPIA SAINTE BERNADETTE
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30237
Et voilà, Vidéo en Poche c’est fini, le compteur s’arrête à 30237 copies vendues sans DRM sur clés USB ! À bientôt dans le cyberespace indépendant et surtout IRL dans les salles de cinéma Le 30 novembre à minuit, Vidéo en Poche a tiré sa révérence et retourne dans sa bouteille de la...

SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

À LA VIE À LA MORT
Quelle joie de se retrouver sous les étoiles hier à Berat, en Haute-Garonne!Expo, rencontre et ciné avec Nevada. Quel bonheur.Déjà 200 personnes pour les prémisses d’un nouveau lieu vivant et pluridisciplinaire co animé par les habitants. Ce sont les premières festivités de l’été d’Utopia et du ...

DELLAMORTE DELLAMORE

Michele SOAVI
Italie-France-Allemagne 1993 1h49mn VF
avec Rupert Everett, François Hadji-Lazaro, Anna Falchi, Mickey Knox... D’après Dylan Dog, personnage créé par Tiziano Sclavi sur le modèle de Rupert Everett (!).

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

DELLAMORTE DELLAMOREFrancesco Dellamorte, mélancolique gardien de cimetière, a du pain sur la planche : depuis quelques temps, les morts enterrés dans son cimetière reviennent à la vie, et cette mystérieuse épidémie se propage de tombe en tombe. Aussi, chaque nuit, flanqué de son fidèle assistant Gnaghi, le gardien entreprend d’éliminer les morts-vivants en les tuant une seconde fois d’une balle dans la tête. Cette routine rassurante est bouleversée par l’arrivée d’une jeune veuve éplorée qui vient de mettre en terre son mari. Dellamorte en tombe passionnément amoureux… Prenez un réalisateur italien tentant d’émerger de l’ombre de patrons aussi écrasants que Dario Argento ou Terry Gilliam (Michele Soavi), un auteur latino-gothique recyclant les arguments de ses romans dans des bédés (fumetti) à succès (Tiziano Sclavi), un acteur so-british autrefois populaire mais qui enchaîne bide sur bide (Rupert Everett), un leader français de punk-guinguette en quête de cinéma (François Hadji-Lazaro), une sculpturale top-modèle finno-italienne dont on tente de lancer la carrière cinématographique (Anna Falchi). Ajoutez à cela un moment où, pour le dire pudiquement, à la croisée des années 90, le cinéma de genre italien commence à perdre pied (le dernier film visible de Dario Argento date de 1996) - vous aurez une idée assez précise des auspices improbables sous lesquels a pris corps cette peu banale ressucée new-wave des Chants de Maldoror post-Romero, à la rescousse desquels sont convoquées les mannes de Bunuel, Hitchcock, Bava, Fulci, Magritte, Lautréamont, Baudelaire et Edgar Poe…

Mitonné en sept semaines d’un tournage durant lequel, de son propre aveu, le réalisateur « ne savait pas trop quelle direction le film prenait » (il n’en avait semble-t-il toujours aucune idée au moment de faire le montage définitif), la réussite finale tient du miracle. Malgré des handicaps qui auraient dû le condamner à la plus pathétique zèderie – et même s’il tient son rang dans la catégorie des mythiques « raretés, nanars et autres Ovnis cinématographiques » en avance, en retard ou en décalage sur leur temps, Dellamorte Dellamore est une véritable œuvre d’art de tous les instants. Des éclairages aux mises en scènes particulièrement travaillées (Anna Falchi ou Rupert Everett affublés d’ailes d’ange…), le film de Michele Soavi sort du contexte du cinéma horrifique pour entrer dans celui d’un merveilleux spectacle macabro-poétique, non dénué d’un grosse dose d’humour. A Gerardmer, personne ne s’y est trompé, d’ailleurs, puisque le film y fut couronné du prix du Jury en 1995. » (Devildead.com)