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SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

Ciné Trico'thé d'Octobre & Novembre
On se retrouve le samedi 5 octobre dans le hall du cinéma après la séance - vers 15h45 - de Roubaix, une lumière, à 13h50 pour papoter, siroter un thé et tricoter !Le Ciné trico’thé de novembre est déjà annoncé ! Ce sera le samedi 2 novembre à 13h30 pour la séance de Alice et le maire.... Lire C...

Dernier Ciné trico'thé de la saison !
On se retrouve le samedi 1er juin dans le hall du cinéma après la séance - vers 16h - de L’ADIEU À LA NUIT, pour papoter, siroter un thé (sûrement glacé !) et tricoter !... Lire Dernier Ciné trico'thé de la saison !...

Séance unique lundi 14 novembre, suivie d'une rencontre avec David Yon, réalisateur, animée par Vincent Deville, Maître de conférences en cinéma à l’Université Paul-Valéry.

LA NUIT ET L’ENFANT

David Yon - documentaire France 2015 1h - avec Lamine Bachar, Aness Baitich...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA NUIT ET L’ENFANTUne silhouette marche, le pas lourd, sur une terre brune et désolée. Devant lui un enfant, au loin une dune et un ciel poussiéreux. En voix off l’homme nous confie sa peine au creux de l’oreille : « Chaque fois que je songe, mes passions me submergent. Je fuis avec mes rimes pour panser mes blessures d’hier. » Dès l’ouverture de son film, David Yon entraîne le spectateur sur le chemin du conte et de la poésie. L’obscurité, le paysage désertique, tout nous invite à perdre nos repères, à nous laisser guider dans une rêverie inquiète. Lamine et le jeune Aness traversent ensemble une nuit qui n’en finit jamais, fuyant une menace imprécise. Ils errent dans une zone inconnue, sans cesse redessinée par de faibles lueurs – étoiles, lune, feux ou éclairs faisant naître à l’écran des visions fantastiques. Bientôt nous comprenons que le soleil a disparu, qu’il ne se lèvera plus ici, abandonnant chacun à ses propres ténèbres. La fable se charge d’une lecture politique : Lamine explique que la région a été vidée de ses habitants par les terroristes, plongeant le pays dans la peur. Et depuis cette « décennie noire » les fantômes du passé semblent partout omniprésents.

La Nuit et l’enfant fascine par son atmosphère, son travail sur les couleurs et les ombres, créant un univers à la frontière du visible. Dans une nature majestueuse se débat une humanité fragile, et l’infiniment grand (la steppe, l’orage) côtoie l’infiniment petit (une abeille qui meurt, une bougie qui tremble). Mais David Yon ne se limite pas à cette veine contemplative, et le film bifurque ensuite vers des rivages plus surprenants, s’ouvre à d’autres voix. D’une courte durée (une heure), La Nuit et l’enfant révèle ainsi par touches son projet ambitieux : permettre à ses acteurs de se réapproprier un territoire blessé, avec l’espoir de le voir un jour refleurir.

(Gildas Mathieu, Critikat.com)