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LA GAZETTE UTOPIA 313 DU 26 OCTOBRE AU 6 DÉCEMBRE 2022 (À TÉLÉCHARGER)
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LA GAZETTE UTOPIA 312 DU 21 SEPTEMBRE AU 25 OCTOBRE 2022 (À TÉLÉCHARGER)
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LA GAZETTE UTOPIA 311 DU 17AOÛT AU 20 SEPTEMBRE 2022 ( À TÉLÉCHARGER)
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LA GAZETTE UTOPIA 310 DU 22 JUIN AU 26 JUILLET 2022 ( À TÉLÉCHARGER)
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Soirée australienne exceptionnelle ciné + concert country’roll ou rock and folk le vendredi 24 avril à 20h30 à Utopia Saint-Ouen
avec le digne héritier australien de Bob Dylan, Monsieur Dan Brodie.

Précédée d’un petit apéro australien ( surprise ! Surprise ) à partir de 20h
Une soirée incroyable proposée et organisée par notre voisin Christophe Goffette , fondateur de la revue Brazil.
Prévente vivement conseillée. Prix unique pour cette soirée 12 euros.

WAKE IN FRIGHT

Ted KOTCHEFF - Australie 1971 1h49mn VOSTF - avec Donald Pleasence, Gary Bond, Chips Rafferty, Sylvia Kay, Jack Thompson... Scénario d'Evan Jones, d'après le roman de Kenneth Cook, 5 matins de trop.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

WAKE IN FRIGHTVoilà un film qui ne saurait s'oublier, vous colle définitivement à la mémoire comme aux sens, dont la puissance tient au climat culturel dans lequel il nous emporte, au souffle chaud et à la sensualité qui l’imprègnent… Un film dont le négatif avait été perdu, puis retrouvé tout récemment complètement par hasard, ce qui nous vaut cette résurrection inespérée.
C'est Noël, mais Noël dans l'Outback, l'arrière pays australien, c'est du torride, une ombre impossible à trouver, la sueur qui vous coule par tous les pores de la peau, semble vous assécher la cervelle, vous donne des envies de bière fraîche et des rêves d'oasis… L'Outback, c'est au-delà du Bush, un territoire grand comme les deux tiers de l'Europe, tellement aride que seules quelques races d'animaux ont pu s'adapter au climat sec, constamment sec. Quant aux humains, guère plus d'un petit million d'habitants, ils sont éparpillés par petites villes et villages concentrés autour des gisements miniers de toute sortes dont le sous-sol est gavé.

Terre ocre à perte de vue, tannée par le soleil, rien qui laisse entrevoir des rapports de voisinage un temps soit peu rafraichissants : l'enfer pour ce jeune et bel instit blond, affecté à Tiboonda, un bled paumé de l'Outback, aux fins d'instruire une poignée de gamins butés et peu sensibles à la poésie. John Grant ne rêve que de rejoindre Sydney, la fraîcheur de ses plages et de sa douce fiancée pour les vacances de Noël et à peine dit le dernier mot du dernier cours, il bondit dans l'unique train pour rejoindre le plus proche aéroport à Bundanyabba, Yabba pour les intimes, car c'est le genre de ville qui induit de curieuses relations, entre passion et répulsion, charnelles et excessives, violentes et intimes… Quelques heures vont suffire pour que John découvre qu'on ne ressort pas indemne de Yabba, pire : Yabba va se refermer sur lui comme un piège dont il n'est pas sûr qu'il arrive à s'échapper, non par contrainte car, au fond, rien ne l'oblige à rester, non par envie, aucun humain normal n'aimerait vivre dans cette ambiance bestiale où tout tangue entre alcool, sexe, jeu et chasse au kangourou… mais alors qu'est-ce qui peu bien faire que ce type fin et cultivé se laisse embarquer dans une cascade de relations et d'événements qui l'emmènent vers son contraire ?
Quelques heures à perdre, une soif qui brûle la gorge, et le hasard qui le pousse à rentrer dans une arrière salle de bar, bourrée à craquée, où une foule de mecs excités se livre à un jeu de pile ou face fascinant en éclusant force bières… Emporté par l'ambiance, John jouera lui aussi jusqu'à son dernier sou, jusqu'au billet d'avion précieux qu'il avait dans sa poche.
Fascinant : pour John d'abord, et pour nous spectateurs qui sommes subjugués par ce qui se passe là. La rencontre avec Donald Pleasence, toubib déclassé, personnage attachant qui l'embarque dans une relation ambiguë de domination/soumission, image du père gaveur à qui il n'arrive pas à dire non… va l'introduire dans la société locale, abrutie de confort, où les hommes sont majoritaires, primaires, sans réflexion et s'adonnent à des jeux cruels et violents, tandis que les femmes, frustrées et réduites à leur solitude, semblent rêver d'amour autant que de sexe, un sexe omniprésent de façon latente dans la vision des peaux transpirantes, des bagarres, des rapprochements fulgurants et sommaires… Tout ce monde là est pourtant fichtrement humain : ces braves types pourraient être tout autre chose que ces bourrins au comportement agité, aux relents de fascisme.

Ce qui devait être une simple halte va devenir une terrible descente aux enfers, dont John ne perçoit plus la sortie… C'est plus qu'un film, c'est une véritable plongée dans un univers aux antipodes du nôtre, possible grâce à la prestation époustouflante de la totalité des acteurs : impossible d'oublier la relation de Donald Pleasance et de Gary Bond, impossible ne pas partager cette soif terrible de bière qui n'arrive pas à vous laver la gorge du goût brûlant de ce désert.

Dan Brodie

Tournée solo et acoustique 2015


Décidément, l’Australie a pour habitude de nous réserver de bien belles surprises musicales. De fait, quand Dan Brodie débarque avec son premier album, le bien-nommé « Big Black Guitar » (1999), il étonne autant qu’il détonne. Belle gueule, textes âpres et joli son de slide guitar pour une mutation inédite country & roll du plus bel effet.
Le succès est immédiat, le disque sort parallèlement des deux côtés de l’Atlantique ; et les parisiens se souviennent encore de sa présence à la Crossroads Night en juin 2004 à l’Olympia de Paris.
Notre homme a un petit quelque chose de Johnny Cash dans l’apparence et le songwriting racé et direct. Il faut dire qu’il est tombé dans la marmite étant petit, connaissant notamment son Dylan sur le bout du médiator dès l’âge de 20 ans. C’est aussi un rocker dans l’âme et son répertoire d’osciller ainsi entre coups de boutoir pugnaces et rocailleux et ambiances plus calmes et roots.
Remis d’une forme de cancer rare qui l’a éloigné quelque temps, il enregistre « Deep Deep Love », un disque plus mélancolique et élégant, aux mélodies cristallines et aux ambiances douces-amères.
Aujourd’hui parfaitement rétabli, il décide de reprendre l’histoire là où il l’avait brutalement stoppée, en Europe ce printemps, où il tournera pour la toute première fois seul en mode acoustique. Il en a même profité pour enregistrer de cette façon seize titres parmi ses préférés de son répertoire, pour un album rétrospective de 15 années de bons et loyaux services à la musique, qui sera vendu en exclusivité pendant ladite tournée.

Discographie :
I’m floatin’ Mama (EP, 1998)
Big Black Guitar (1999)
Make me wanna kill (EP, 2001)
Empty arms, broken hearst (2002)
Beautiful Crimes (2005)
My friend the murderer (2011)
Deep, deep love (2013)
Run yourself ragged (EP, 2014)
Big hearted lovin’ man : a retrospective 1999-2014 (nouveauté)