UTOPIA SAINTE BERNADETTE
5 avenue du Docteur Pezet, 34090 Montpellier (Tram 1 Saint Eloi)


INFOS PRATIQUES et TARIFS

LA GAZETTE UTOPIA (à télécharger au format PDF)
Où trouver la gazette (carte des dépôts)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

À LA VIE À LA MORT
Quelle joie de se retrouver sous les étoiles hier à Berat, en Haute-Garonne!Expo, rencontre et ciné avec Nevada. Quel bonheur.Déjà 200 personnes pour les prémisses d’un nouveau lieu vivant et pluridisciplinaire co animé par les habitants. Ce sont les premières festivités de l’été d’Utopia et du ...

Loi « sécurité globale » : « un outil pour permettre aux forces de l’ordre de cacher leurs dérapages »
Lu dans le journal Le Monde https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/11/05/loi-securite-globale-un-outil-pour-permettre-aux-forces-de-l-ordre-de-cacher-leurs-derapages_6058574_1653578.htmlJournalistes indépendants, collectifs, associations et syndicats se mobilisent contre un texte qu’...

LES TOILES DE GRABELS
En plein air à Grabels le samedi 16 juillet, ouverture de la billetterie à partir de 19h30


Restauration : TOUNSIA
Concert avant le film : THE PIC EXPERIENCE - Pop Soul & Reggae

SUMMER OF SOUL

(or When the revolution could not be televised) Ahmir THOMPSON alias QUESTLOVE - documentaire USA 2021 1h57mn VOSTF - avec Stevie Wonder, Sly and the Family Stone, Mahalia Jackson, Nina Simone, Ray Barretto, The Staple Singers, Gladys Knight & the Pips, BB King, Max Roach... Oscar 2022 du Meilleur film documentaire.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SUMMER OF SOULDe l’été 1969, l’histoire de la musique n’avait jusque-là retenu qu’un événement : le festival de Woodstock, momentum de la contre-culture, de la rébellion d’une génération en rupture avec la société de consommation, la guerre du Viêt-Nam… Stockées dans des archives depuis un demi-siècle, des dizaines d’heures de tournage viennent de ressusciter un autre épisode tout aussi marquant de cette année charnière, qui se tint à moins de trois cent kilomètres de là, au cœur de Harlem, où la communauté noire (300 000 personnes !) se rassembla pendant plusieurs week-ends pour écouter ses héros.
L’Amérique noire vient de perdre Martin Luther King, Malcolm X et de nombreux activistes, connus ou anonymes, du mouvement des droits civiques. La répression policière est impitoyable et les émeutes grondent dans de nombreux centres urbains en ces mois de juillet et août 1969.
Lorsque Tony Lawrence, chanteur de charme peu connu mais personnage à l’entregent confirmé, obtient de John Lindsay, maire de New York, le feu vert pour organiser avec davantage de moyens la troisième édition du Harlem Cultural Festival, dans le Mount Morris Park (aujourd’hui rebaptisé Marcus Garvey Park), il parvient à « monter » un plateau unique pour l’époque.
Le peuple de ce quartier emblématique de New York s’offre alors une parenthèse inespérée dans un quotidien de violences, de misère et de désespoir. Il sont des milliers, gagnés par un puissant sentiment de cohésion et de fierté, à accourir pour assister aux spectacles.
Chaque jeune venu voir et entendre ses idoles repart gonflé par la force du sentiment d’appartenance à un mouvement profond, marqué notamment par un retour aux sources africaines. Ainsi la présence des grandes figures du blues (B.B. King, Mahalia Jackson), du gospel (les Staple Singers, le Hawkins Choir), de la soul (Stevie Wonder), de la pop (The 5th Dimension), du jazz (Abbey Lincoln et Max Roach), du funk (Sly and the Family Stone dynamitant la foule sur Higher), tend au public un miroir idéal pour prendre la mesure de la richesse de sa culture, avec en point d’orgue la performance extraordinairement emblématique et pleine d’aplomb d’une Nina Simone sublime en reine afro-américaine.
C’est toute la justesse du film de Questlove que de ne pas s’être contenté de monter bout à bout les concerts, mais de donner à ce document sa vraie dimension, à la fois sociale, politique et, on peut le dire, historique. (R. Grosman, sondumonde.fr)