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ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme,
Face à l’urgence hivernale, les membres de Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme, ont mené une Réquisition Citoyenne d’un bâtiment à Avignon, au 7 rue Louis Pasteur. Ils hébergent une trentaine de personnes exilées, des familles...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

SÉANCE UNIQUE DIMANCHE 20 MARS À 10H EN COMPAGNIE DU RÉALISATEUR NICOLAS DÉFOSSÉ
En collaboration avec Contraluz et Manger sans paysans : la fin de la culture paysanne ?

VIVA MEXICO !

Nicolas DÉFOSSÉ - documentaire France / Mexique 2009 2h VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

VIVA MEXICO !Chaque année en France, un pays s’offre de la pub et parfois du blanchiment d’image sous couvert de grandes manifestations culturelles. Cela aurait pu être l’année de la Tunisie, celle de l’Egypte… finalement 2011 sera « l’Année du Mexique en France ». Sponsor français : SAFRAN, groupe militaro-industriel qui fournit en haute technologie militaire une bonne partie des pays de la planète sans se préoccuper de leur degré de démocratie (à deux pas de chez nous, à Eragny, il s’apprête à concevoir les drones israéliens dans le cadre d’un étrange échange commercial). Rien d’étonnant dans le Mexique d’aujourd’hui où, sous prétexte de lutte contre les narco-trafiquants, se mène une guerre sans merci dont les milliers de victimes sont avant tout de simples paysans. Ce que tente de faire oublier le Mexique, c’est le bilan terrible d’une «  guerre contre le crime organisé » mêlant étrangement armée régulière et groupes paramilitaires : 15 000 morts, des fosses communes aux quatre coins du pays, des corps décapités ou calcinés exposés au bord des routes, des villages entiers attaqués par les paramilitaires dans la région d’Oaxaca, sans parler de l’interminable vague migratoire venue d’Etats encore plus pauvres d’Amérique centrale ou du Sud, exploitée, parfois massacrée par les trafiquants ou l’armée. Ce que tente de faire oublier aussi le Mexique qui veut redynamiser son tourisme, c’est l’expropriation forcenée des populations paysannes pour développer l’agroalimentaire intensif et satisfaire la surconsommation des villes, des projets pharaoniques pour l’énergie (barrages, champs d’éoliennes, mines, etc.) ou pour des projets de tourisme soit disant durable.

Sauf que, par ci par là et dans l’Etat du Chiapas plus qu’ailleurs, les peuples, notamment indigènes, ont créé des pratiques d’autonomie et de solidarité peu sensibles au sirènes de la marchandisation et ont résisté. En 2006, les trois partis qui se partagent depuis des décennies la comédie électorale se lancent en campagne. Depuis le Chiapas, le sous-commandant Marcos – qu’on ne présente plus mais dont on connait trop la cagoule et la pipe et pas assez ses réalisations politiques – et ses compagnons zapatistes décident de ne pas entrer dans ce jeu de dupes, mais d’aller à la rencontre des luttes à travers ce qu’on appellera l’Autre Campagne : périple à cheval, en pick up ou à pied, où les zapatistes partiront à l’écoute du peuple et de ses luttes sur plusieurs milliers de kilomètres. Nicolas Défossé, réalisateur français de naissance et mexicain d’adoption, membre de Promedios qui a formé de nombreux paysans zapatistes à la vidéo pour leur permettre de se réapproprier leur image, a accompagné l’aventure.
Et à chaque étape de la caravane, ce sont des paysages magnifiques qui défilent mais surtout de nouvelles histoires : pêcheurs chassés par le tourisme de luxe, paysans expulsés par des projets hôteliers, prostitué(e)s traqués, enseignants en grève, enfin simples citoyens qui ne veulent pas sacrifier leur ville pour l’extension d’un aéroport. Et à chaque fois le sous-commandant et ses camarades écoutent, parfois des heures durant, plus qu’ils ne donnent des solutions car c’est collectivement qu’on trouve les ressorts.

Image exaltante d’une démocratie participative qui rendrait verte de jalousie la présidente de la région Poitou Charentes, Viva Mexico ! est presque homonyme du film inachevé de Eisenstein, Que Viva Mexico ! (commencé en 1931, il fut finalement monté et diffusé en 1979), qui parlait également d’une révolution suspendue : celle de 1910 d’Emiliano Zapata. Celle des nouveaux zapatistes, même si l’effervescence médiatique de la fin des années 90 s’est essoufflée, continue en construisant des espaces de paroles. Et ce film en est la preuve éclatante.