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Le blog des profondeurs...
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LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !
LAISSEZ-PASSER LE PÈRE-NOËL !Vous êtes attendus nombreux le jeudi 20 décembre à 19h30 dans le jardin Urbain V. Nous décorerons notre sapin de Noël avec nos cartes de vœux pour le PASSAGE ! Une hotte accueillera les modestes cadeaux que chacun voudra y déposer et que nous nous offrirons… Pr...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

NOËL POUR LES ÉCOLES
Le mois de décembre approche à grand pas. Les cinémas Utopia vous proposent des films pour les petits et les plus grands pour des séances en matinée. Pensez à réserver auprès du cinéma en nous contactant au 0490826536.Vous trouverez ci-dessous une sélection de films.Si toutefois vous aviez d...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

  • A BREAD FACTORY, Part 2 : UN PETIT COIN DE PARADIS

    Après une première partie où Patrick Wang étonnait par son sens de la comédie, jusque-là inédit dans son cinéma, Un petit coin de paradis ne cesse de nous surprendre. Le réalisateur y joue avec les genres, réinvente la narration et prend le parti de la fantaisie. La ville entière devient une scène où chaque personnage cherche à jouer son rôle – sous l’œil inquisiteur des téléphones portables, solidement attachés à leurs indispensables « perches à selfies ». Le film ainsi se dérobe et s’échappe, ... (lire la suite)

  • AN ELEPHANT SITTING STILL

    An elephant sitting still est un film exceptionnel à tous les égards. Exceptionnel par sa durée déjà : près de 4 heures, entièrement justifiées, comme une plongée en chute libre dans une ville post-industrielle du nord de la Chine. Exceptionnel aussi par sa façon d’agencer le récit autour de quatre personnages absolument bouleversants, quatre destins pris dans les mailles des injustices sociales, propulsés dans l’engrenage d’une société déshumanisée. Exceptionnel car rarement un premier film par... (lire la suite)

  • ASAKO 1 & 2

    Parce qu’un jour Baku apparaît. Parce qu’Asako est une grande amoureuse. Parce que Ryûsuke Hamaguchi n’a probablement rien à apprendre des Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes, indétrônable, éternel. Et parce que chaque mot d’Asako à Baku résonne avec une acoustique rare : celle d’un cri d’amour murmuré. Tout cela annonçait la couleur d’une sidération lorsque le fantasque Baku, sans crier gare, disparaît du jour au lendemain… Sans cette absence, Asako aurait été indemne, hermétique... (lire la suite)

  • AYKA

    Parfois, quand on a aimé ou quand on aime certains cinéastes, il faut savoir prendre son mal en patience. Au Festival de Cannes 2008, il y a donc déjà dix ans, on découvrait, émerveillés, Tulpan, splendide chronique kazakh désabusée autour d'un jeune marin revenu dans sa steppe pour tenter d'épouser une belle qui ne voulait pas de lui pour cause d'oreilles décollées. Une pépite de sensibilité et d'humour qui révélait entre autres une merveilleuse comédienne de 19 ans : Samal Yeslyamova. Le film ... (lire la suite)

  • BASQUIAT, UN ADOLESCENT À NEW YORK

    On ne présente plus Jean-Michel Basquiat, artiste génial et véritable étoile filante qui a marqué de son empreinte le monde de l'Art du xxe siècle de manière indélébile. Ce documentaire revient sur ses débuts à New York. Il mêle remarquablement la vie culturelle et artistique du New York underground entre 78 et 81, avec celle du jeune artiste qui fait ses premières armes. Utilisant des images d'archives inédites, des photos et des entrevues avec les proches de Basquiat à cette époque, le film re... (lire la suite)

  • BORDER

    C'est un film hors normes, qui déroute et dérange autant qu'il émerveille. Au fil d'un récit sans cesse surprenant qui part d'une réalité présentant toutes les caractéristiques de l'ordinaire pour basculer dans le fantastique, Border est une formidable fable politique sur l'altérité, l'acceptation de la différence, de l'autre, même quand celui-ci semble inquiétant et monstrueux, une invitation permanente à gratter derrière les apparences, qui fait cheminer le spectateur par tous les sentiments e... (lire la suite)

  • CAMARADE LUNE

    Camarade lune, une autobiographie de Barbara Balzerani, membre stratégique des Brigades Rouges, incarcérée pendant plus de 20 ans, revient sur toute une vie de lutte ouvrière et insurrectionnelle. Cette présentation sera précédée par un film de 30 minutes dans lequel Barbara Balzerani parcourt à nouveau, dans une interview alors qu’elle est encore en prison, les motivations qui l’ont conduite à effectuer ce choix. Elle a occupé un poste stratégique au sein des Brigades Rouges. Dans l’e... (lire la suite)

  • COLETTE

    Ce film raconte avec un classicisme fort sage l’histoire d’une jeune femme qui heureusement le fut beaucoup moins. Tout débute dans les années 1890, celles de la Belle Époque. La jeune Gabrielle Sidonie Colette a tout d’une péquenaude inoffensive, avec ses robes simples, ses longues tresses, quand Henry Gauthier-Villars, surnommé « Willy », la séduit. Elle a tout juste vingt ans et lui quatorze de plus quand ils se marient. Elle porte sur son visage l’inexpérience de son jeune âge, lui dissimule... (lire la suite)

  • DOUBLES VIES

    On vit une époque redoutable. Hier encore, le cinéma se fabriquait pour la salle, la critique s'exprimait dans la presse et le temps, c’est certain, s’écoulait avec beaucoup moins de frénésie. Aujourd’hui, ce sont des géants du numérique qui font le cinéma (voir Scorsese et les frères Coen faire la promo de Netflix, ça nous fend bien le cœur), tout le monde et n’importe qui peut donner son expertise à grand coup de blogs, de tweets ou de publications sur un mur virtuel. Pourtant, faut-il dire qu... (lire la suite)

  • DOVLATOV

    Présenté lors de l’hiver 2017 à la Berlinale, ­Dov­latov est comme le pendant enneigé et angoissé du très solaire Leto (l’été), de Kirill Serebrennikov. Là où Serebrennikov célébrait l’éclosion d’une génération, celle qui allait vivre la fin du système soviétique, le film d’Alexeï Guerman Jr accompagne les aînés des jeunes rockeurs de Leto à ­l’entrée de la dernière glaciation ­politique, en 1971, sous la houlette de l’un des héros de ce temps, l’écrivain Sergueï ­Dovlatov. Plutôt que d’embra... (lire la suite)

  • GUANTANAMERA

    C’est un film à multiples facettes : road-movie, comédie funéraire et romantique, farce politique, Guantanamera mêle habilement le grave et le léger, le désarroi et la cocasserie – comme avant lui Avanti ! de Billy Wilder et Adieu Berthe de Bruno Podalydès, autres comédies construites autour d’un enterrement rocambolesque. Ici, une tante amoureuse, ancienne cantatrice à succès, rend l’âme et embarque ses proches (et moins proches) dans un voyage chaotique pour accompagner sa dépouille dans un ci... (lire la suite)

  • KIRIKOU et la sorcière

    C'est le grand retour, pour son vingtième anniversaire, d'un dessin animé beau comme un tableau du douanier Rousseau, un conte africain qui se dirait au son des tam-tams. Il faudrait avoir un cœur de pierre pour ne pas craquer devant Kirikou, minuscule héros qui n'a pas fini de nous surprendre par sa sagesse et sa curiosité… Il était une fois en Afrique, en plein cœur d'un tout petit village, dans une hutte… Une petite voix se fait entendre dans le ventre d'une femme enceinte… Impatient de renc... (lire la suite)

  • L'ANGE

    Lucifer était beau, on l’oublie trop souvent. Dans un monde qui s’entête à ne jurer que par les apparences, c'est souvent la laideur qui paraît suspecte. Pourtant… Buenos Aires, 1971. Carlitos est un fils de bonne famille, bien éduqué, presque timide. Le soir il rentre vite à la maison, impatient de manger les bons petits plats de maman. C'est l'enfant unique idéal, sur lequel repose la confiance absolue de ses parents. Il n’a aucune patte blanche à montrer pour qu’on lui accorde spontanément ... (lire la suite)

  • L’ENFER DANS LA VILLE

    Ici les femmes ont le verbe haut, le geste preste, d’autant quand elles se cherchent, se provoquent. Leurs accents ensoleillés nous renvoient des images de ribambelles de mioches, de guirlandes de nippes bariolées qui virevoltent sur d’immenses cordes à linge suspendues dans les ruelles étroites. Nul doute, nous sommes en Italie, celle du dessous des cartes, celle des geôles cachées. Ici les femmes ont la parole tendre quand elles fondent comme des midinettes oubliant un vague instant leurs mani... (lire la suite)

  • L’HOMME FIDÈLE

    La première scène, donne le « la », impossible à dévoiler sans déflorer la surprise, cependant le ton est affiché : léger, drôle et cruel. Un détonnant mélange dans lequel Laetitia Casta excelle, resplendissante. Elle est Marianne, l’inconstante par laquelle arrivent les jeux de dupes, de l'amour et du hasard… Abel aimait Marianne, Marianne aimait Paul, Ève encore gamine aimait Abel secrètement, comme on aime un fantasme, un idéal masculin inaccessible… Un Abel (Louis Garrel, séducteur arrosé, ... (lire la suite)

  • LA CHUTE DE L’EMPIRE AMÉRICAIN

    Nous faire pouffer de rire sur ce monde désespérant ! C’est une fois de plus le pari réussi de Denys Arcand ! Le constat est tout aussi sévère que dans les précédents film de cette presque trilogie, Le Déclin de l’empire américain et Les Invasions barbares. L’empire américain décidément s’effondre et bien mal avisés sont ceux qui continuent de penser « Jusqu’ici tout va bien ! » alors qu’il les entraîne avec lui dans sa course folle et que le sol se rapproche inexorablement ! Ce n’est pas en fai... (lire la suite)

  • LE MYSTÈRE PICASSO

    Henri-Georges Clouzot décide de filmer le peintre Pablo Picasso au travail. Dans les studios de la Victorine à Nice, le peintre, âgé de 72 ans, se met devant son chevalet. Grâce à des encres spéciales venues des États-Unis, les dessins du maître espagnol apparaissent directement à l’écran, mais changent, évoluent et les coqs se métamorphosent parfois en poissons ou en fleurs. Picasso peint des corridas, des toréadors et accepte de réaliser une œuvre en moins de cinq minutes pour Clouzot. C’est... (lire la suite)

  • LES CONTES MERVEILLEUX PAR RAY HARRYHAUSEN

    Visibles pour la première fois en salles de cinéma, voici cinq contes célèbres adaptés – très librement ! – par Ray Harryhausen, magicien de l'animation, créateur unique et visionnaire qui réalisera les effets spéciaux de nombreux films d'aventure de l'âge d'or d'Hollywood, dont notre préféré reste Jason et les Argonautes. Les cinq contes du programme sont réalisés en « stop motion », animation en volume de marionnettes articulées. C'est magnifique d'invention et de poésie. Le Petit chape... (lire la suite)

  • LES INVISIBLES

    Tout comme Discount, le premier film de Louis-Julien Petit qu'on avait déjà beaucoup aimé (celui-ci est encore mieux !), Les Invisibles est un film jubilatoire, drôle et résolument politique, au sens le plus noble du terme. Décidément la filmographie de ce jeune réalisateur est bien partie pour remonter les bretelles aux injustices sociales sans avoir l’air d’y toucher, en usant d’armes universelles telles le rire, l’humanité… On sort de son film heureux et grandis, remplis de courage, pleins d’... (lire la suite)

  • MONSIEUR

    ensoleillé tout droit venu du pays des saris pour réchauffer nos sens engourdis. Monsieur est une gourmandise, aussi tendrement colorée et épicée qu’un subtil tandoori. Ne reniant nullement les codes du cinéma populaire bollywoodien, il en élargit le champ, s’attaque aux carcans de la société indienne contemporaine dans un remarquable équilibre entre compréhension et dénonciation des traditions. Pour sa première fiction, la réalisatrice Rohena Gera s’attaque aux plafonds de verre et aux cages do... (lire la suite)

  • QUI A TUÉ LADY WINSLEY ?

    Parmi les films de Hiner Saleem, on retiendra tout particulièrement le dernier en date, le savoureux My sweet pepper land (disponible en Vidéo en Poche !), qui était une sorte de western revisité. Cette fois le réalisateur vient taquiner le polar façon Agatha Christie. Avec la même verve, la même fougue, le même sens de la dérision. Autant de qualités indispensables quand on est né comme lui dans le Kurdistan irakien et qu’on a dû le fuir à l’âge de 17 ans. Les gags à répétition, les situations... (lire la suite)

  • RETOUR À HOWARDS END

    ames Ivory, avec ce splendide Retour à Howards End, parvient à une sorte d'apothéose de son style. Revenant pour la troisième fois au romancier E.M Forster (après Chambre avec vue et Maurice), portant toujours sur l'Angleterre, lui le cinéaste natif des États-Unis, un regard d'entomologiste amoureux, il offre un récit d'une somptueuse perversité, servi par une troupe d'acteurs magnifiques. Dans la valse des apparences, dans les mensonges édifiés en système, dans l'élégance qui n'est plus que de ... (lire la suite)

  • SHOCK CORRIDOR

    « Un film est un champ de bataille : amour, haine, violence, action, mort, en un mot émotion », déclame Samuel Fuller dans Pierrot le fou de Jean-Luc Godard. Avec son casque de cheveux blancs et ses gros cigares, nous l’avons aperçu dans de nombreux films d’auteurs européens (de Godard à Kaurismaki), mais peut-être avons-nous oublié ses films... C’est sûr, Samuel Fuller est sans doute le plus compliqué, le plus énigmatique des cinéastes de l’après guerre. Fortement inspirée de son expérience p... (lire la suite)

  • TRADUIRE

    Première femme à être reconnue comme directrice de la photographie par le Centre National de la Cinématographie, Nurith Aviv a fait l’image d’une centaine de films de fiction et de documentaires (pour Agnès Varda, Amos Gitaï ou encore Jacques Doillon). Passé à la réalisation en 1989, elle a réalisée quatorze films documentaires qui mettent en scène une langue, l’hébreu, et l’interroge sous divers angles poétique et politique, religieux et profane Dernier volet d’une trilogie, Traduire est une ... (lire la suite)

  • UN BEAU VOYOU

    « C'est le plus grand des voleurs, oui mais c'est un gentleman », susurrait Dutronc… Ici, notre monte-en-l'air, qui s'introduit nuitamment dans les appartements en passant par les toits, est un esthète, un malin, qui se faufile comme un chat, glisse dans l'ombre pour accomplir ses larcins avec un talent virtuose… Ni vu, ni connu, il ne laisse jamais ni traces ni empreintes, juste un petit parfum de mystère. Dans la vie, on ne se méfie pas de lui, il a une allure fine et souple, un visage qu'o... (lire la suite)

  • UNE FEMME D'EXCEPTION

    La femme d'exception du titre, c'est Ruth Bader Ginsburg, désormais élue juge à la Cour suprême des États-Unis, au grand dam de Donald Trump qui aimerait tant l’en dégager. Il faut le comprendre : existe-t-il pour lui adversaire plus redoutable qu’un esprit brillant qui, sans être millionnaire, sans acheter personne, est plus populaire que lui et le restera certainement plus longtemps après sa disparition que bien des présidents des États Unis de l’impitoyable Amérique. À 85 ans, elle est devenu... (lire la suite)