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La gazette à lire sur votre écran
Bonjour à vous Plus bas, vous pouvez consulter la gazette actuelle et les gazettes précédentes (depuis 2008). ——- Petite astuce : pour afficher la gazette en plein écran, il vous faut cliquer sur l’icône en bas à droite représentant un petit rectangle dans un plus grand recta...

BAL-CONCERT SOUS LE MICOCOULIER Deuxième!
SAMEDI 8 JUIN À PARTIR DE 21H DANS LA COUR DE LA MANUTENTION C’était en 2008, en septembre, l’après-midi était pluvieuse et la soirée bien fraîche, on avait failli annuler… et finalement ce fut superbe ! Le premier bal Inouï devant Utopia avait marqué les esprits et certains nous en repar...

AUGMENTATION DES TARIFS À PARTIR DU 15 MAI 2013
(la dernière fois c’était le 17 septembre 2008)Le tarif normal passe à 6,50 euros : + 8,3 %, l’équivalent de l’inflation sur les cinq dernières années. Le carnet d’abonnement passe à 48 euros : + 6,7 %. Il devient encore plus intéressant de s’abonner ! On ne touche pas au tarif de « la séance du...

VOUS EN ÊTES OÙ UTOPIA ? POUR TOUT SAVOIR... OU PRESQUE
Pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents : après avoir reçu de nombreuses plaintes concernant l’accès au cinéma et les difficultés de transport, nous vous avions demandé de répondre à une enquête, la question finale étant : si nous déménagions et nous recentrions dans le bassin de pop...

Le restaurant La Manutention a ouvert ses portes.
On y trouve des plats à base de légumes et fruits de saison et des vins de production locale et bio, le tout à des tarifs accessibles. Un petit brunch le dimanche où les enfants sont bienvenus, ils trouveront des jeux pour passer le temps pendant que les parents se régalent des préparations de ...

Samedi 17 septembre à 10h30,
Rencontre avec deux représentants touaregs de la zone d’Arlit et Raphaël Granvaud, auteur d’un ouvrage à paraître prochainement sur AREVA en Afrique.

ARLIT deuxième Paris

Idrissou MORA KPAÏ - documentaire Bénin 2005 1h18mn VOSTF -

ARLIT deuxième ParisDe tous les mensonges de tous les sales coups, de toute la vulgarité dont nous aura régalé Sarkozy et sa clique de maniaques, il est une saloperie que nous payerons plus cher que toutes les autres réunies, car elle se traduira par la pure et simple dévastation de l'hexagone tout entier. A-t-on en effet idée de ce que pourrait produire un accident nucléaire de première grandeur dans une de nos centrales nucléaires vieillissantes. Et pourtant, qui peut douter un seul instant que ce choix énergétique, présenté par notre président comme le plus « respectueux en matière d'environnement » se révèlera in fine, en cas d'accident ou de simple démantèlement des centrales comme le plus dévastateur ou le plus radicalement polluant qui se puisse concevoir. Il n'aura pas manqué pourtant de films qui, comme autant de signaux d'alerte nous mirent en garde contre l'industrie de l'atome, à commencer par ceux qui dénoncèrent très tôt, dans les années 70, la folie du surgénérateur Phénix, porté par Giscard, un autre cinglé du nucléaire et dont l'échec prévisible ne nous coûta, grâce au ciel, que le gros paquet de milliards que l'on y avait investi. Venant après « l'opération Gerboise bleue » diffusé le mois dernier sur nos calamiteux essais nucléaires au Sahara algérien, voici aujourd'hui cet Arlit, ville du Sahara au nord du Niger, aimablement sous-titré par les autochtones « le deuxième Paris » tant la ville (85 000 habitants) avait pris aux yeux des populations touaregs du coin, des allures de métropole occidentale. Un développement salué comme une chance par le Niger et qui était dû à la découverte en 1969 de riches gisements d'uranium par les autorités nucléaires françaises.

Un développement qui se transforma en cauchemar économique quand l'uranium qui représentait 90% des exportations du Niger et 40% de la production mondiale vit son cours s'effondrer sur le marché international… et en cauchemar humain, car aujourd'hui Arlit se transforme progressivement en ville fantôme et seuls 700 ouvriers travaillent encore dans les mines gérées par Areva sans que rien ne les protège de la radio activité infernale dégagée par l'extraction du minerai. On meurt ainsi massivement à Arlit, des variétés les plus exotiques de cancer, sans que jamais il ne soit question de maladies professionnelles. Pire encore, le matériel irradié laissé à l'abandon par la société est recyclé dans toute la région pour en faire des instruments de cuisine. Quoi d'étonnant dès lors, à ce qu'Arlit développe aujourd'hui une autre industrie : celle du passage stipendié vers l'Europe… Quant à nous, spectateurs d'Utopia, on en vient tout naturellement à s'interroger : Areva ? Est-ce la même société qui gère nos centrales nucléaires et sponsorise nos jolis bateaux ? Un tel mépris des populations, une telle cupidité, une telle indifférence aux malheurs d'autrui pourraient-elles franchir le désert et la mer pour aborder nos riantes contrées?…