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Le blog des profondeurs...
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ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

À nos amis festivaliers, qu’est-ce donc que Rosmerta ?
Afin de palier aux carences des services de l’État en matière d’hébergement des réfugiés, l’association Rosmerta, composée de plusieurs centaines de citoyens bénévoles, occupe depuis fin décembre un bâtiment de 400 m² pour y mettre à l’abri des mineurs isolés et des familles avec enfants en bas...

Samedi 17 septembre à 10h30,
Rencontre avec deux représentants touaregs de la zone d’Arlit et Raphaël Granvaud, auteur d’un ouvrage à paraître prochainement sur AREVA en Afrique.

ARLIT deuxième Paris

Idrissou MORA KPAÏ - documentaire Bénin 2005 1h18mn VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ARLIT deuxième ParisDe tous les mensonges de tous les sales coups, de toute la vulgarité dont nous aura régalé Sarkozy et sa clique de maniaques, il est une saloperie que nous payerons plus cher que toutes les autres réunies, car elle se traduira par la pure et simple dévastation de l'hexagone tout entier. A-t-on en effet idée de ce que pourrait produire un accident nucléaire de première grandeur dans une de nos centrales nucléaires vieillissantes. Et pourtant, qui peut douter un seul instant que ce choix énergétique, présenté par notre président comme le plus « respectueux en matière d'environnement » se révèlera in fine, en cas d'accident ou de simple démantèlement des centrales comme le plus dévastateur ou le plus radicalement polluant qui se puisse concevoir. Il n'aura pas manqué pourtant de films qui, comme autant de signaux d'alerte nous mirent en garde contre l'industrie de l'atome, à commencer par ceux qui dénoncèrent très tôt, dans les années 70, la folie du surgénérateur Phénix, porté par Giscard, un autre cinglé du nucléaire et dont l'échec prévisible ne nous coûta, grâce au ciel, que le gros paquet de milliards que l'on y avait investi. Venant après « l'opération Gerboise bleue » diffusé le mois dernier sur nos calamiteux essais nucléaires au Sahara algérien, voici aujourd'hui cet Arlit, ville du Sahara au nord du Niger, aimablement sous-titré par les autochtones « le deuxième Paris » tant la ville (85 000 habitants) avait pris aux yeux des populations touaregs du coin, des allures de métropole occidentale. Un développement salué comme une chance par le Niger et qui était dû à la découverte en 1969 de riches gisements d'uranium par les autorités nucléaires françaises.

Un développement qui se transforma en cauchemar économique quand l'uranium qui représentait 90% des exportations du Niger et 40% de la production mondiale vit son cours s'effondrer sur le marché international… et en cauchemar humain, car aujourd'hui Arlit se transforme progressivement en ville fantôme et seuls 700 ouvriers travaillent encore dans les mines gérées par Areva sans que rien ne les protège de la radio activité infernale dégagée par l'extraction du minerai. On meurt ainsi massivement à Arlit, des variétés les plus exotiques de cancer, sans que jamais il ne soit question de maladies professionnelles. Pire encore, le matériel irradié laissé à l'abandon par la société est recyclé dans toute la région pour en faire des instruments de cuisine. Quoi d'étonnant dès lors, à ce qu'Arlit développe aujourd'hui une autre industrie : celle du passage stipendié vers l'Europe… Quant à nous, spectateurs d'Utopia, on en vient tout naturellement à s'interroger : Areva ? Est-ce la même société qui gère nos centrales nucléaires et sponsorise nos jolis bateaux ? Un tel mépris des populations, une telle cupidité, une telle indifférence aux malheurs d'autrui pourraient-elles franchir le désert et la mer pour aborder nos riantes contrées?…