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Le blog des profondeurs...
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ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

À nos amis festivaliers, qu’est-ce donc que Rosmerta ?
Afin de palier aux carences des services de l’État en matière d’hébergement des réfugiés, l’association Rosmerta, composée de plusieurs centaines de citoyens bénévoles, occupe depuis fin décembre un bâtiment de 400 m² pour y mettre à l’abri des mineurs isolés et des familles avec enfants en bas...

Jeudi 13 octobre à 20h30, rencontre avec le réalisateur Jean Druon, en collaboration avec Sciences Citoyennes.

ALERTE À BABYLONE

Jean DRUON documentaire France 2005 1h35mn

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ALERTE À BABYLONEPas de doute, il nous reste peu de temps encore pour tenter de sauver la face vis-à-vis des générations futures. Alerte à Babylone, dans le procès à charge qui pourra nous être intenté par les chères têtes blondes, risque fort de peser aussi lourd dans le plateau de la balance que le glaive de ce chef gaulois qui accompagna son geste de défi d’un « vae victis » peu chrétien. « Malheur aux vaincus ». C’est le frisson que l’on ne peut s’empêcher d’éprouver en découvrant avec des yeux, grands comme des soucoupes, le dernier opus de Jean Druon qui nous régala, il y a quelque temps de « quelque chose de notre histoire ». Alerte à Babylone croise le fer, cette fois-ci, en Biélorussie, le pays le plus touché par la catastrophe de Tchernobyl, frappe d’estoc et de taille dans le maquis de la politique de l’environnement, cloue au pilori des choix énergétiques calamiteux et nous révèle le sort terrifiant fait à notre agriculture. Il est question au passage de choses bizarres comme les nano sciences et les nano technologies, de ville nouvelle titanesque dans le sillon rhodanien, quelque part entre Genève, Grenoble et Lyon. Tout cela au travers d’une étonnante galerie de portraits de citoyens scientifiques dont on boit littéralement les témoignages et qui, tous, avec la courtoisie et l’élégance de parfaits gentlemen, énoncent de bien inquiétantes perspectives. Il y a cet Arpad Pusztaï, scientifique de haut niveau, courtisé et adulé, véritable ambassadeur scientifique de son pays et merveilleux naïf, qui s’étonne que les boutiques à Kuala Lumpur sont les mêmes aujourd’hui qu’à Aberdeen, sa ville de naissance et s’amuse de sa mise définitive au ban de la société scientifique, suite à des déclarations d’une franchise trop extrême sur les OGM.

Il y a cet Igor Badajevski de Minsk en Biélorussie, que des travaux trop brillants sur les faibles doses conduisirent en prison après qu’il eut révélé que 20% seulement des enfants de son pays avaient le cœur qui fonctionnait normalement. Un « prisonnier » qui se considère aujourd’hui bien plus l’otage du lobby nucléaire européen que prisonnier de son propre gouvernement. Il y a ce Claude Bourguignon, agronome indépendant de son état et déserteur de l’Inra qui, hilare, les deux pieds dans la gadoue, se livre à un ahurissant état des lieux de notre agriculture et de notre environnement, qui fait plus que froid dans le dos. On y apprend ainsi, ô merveille, qu’avant 1950, le blé poussait « comme ça » sans un poil d’engrais chimique et que 50 ans plus tard, il y a même une hormone pour raccourcir la tige pour éviter qu’il ne se couche. Le même nous révèle, dans un grand éclat de rire, que la Hollande, championne d’Europe, a perdu en 50 ans, 75% de sa flore et que notre agriculture industrielle avec le compactage des sols a réussi l’impossible : multiplier les inondations en période sèche…
Il y a cette bande de copains chômeurs, unis par la devise des trois mousquetaires, un pour tous, tous pour un et qui décide un beau jour, de voler au secours de Gérard. Gérard qui a le malheur d’habiter à côté d’un incinérateur et que, ce 15 mars de l’an de grâce 1999, on décide de venir soutenir. Gérard qui, le dimanche, fait les honneurs du site et explique. Cette saloperie empoisonne tout le monde à la dioxine, un produit plus cancérigène encore que l’amiante. Pire encore, l’usine explose toutes les normes admises. Les règles de sécurité devraient imposer la fermeture immédiate du site. Le lundi, les mousquetaires (un pour tous, tous pour un) décident d’appliquer la loi, cadenas, chaînes : Verdun, on ne passe plus. Entrevue avec la direction. Bien sûr, il est prévu d’arrêter, mais pas comme ça, pas aussi vite, quelques années seront nécessaires… Une plainte contre X pour empoisonnement, ne sera jamais instruite. Aux dernières nouvelles, Gérard essaie de vendre sa maison et le site continue à cracher sa dioxine…