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APPEL A CHANSONS !   Appel aux groupes professionnels ou amateurs d’Avignon et alentours, pour égayer l’attente de nos spectateurs dans nos salles ! En cette période trouble où les concerts sont dentées rares, et que les programmations de nos amis de l’AJMI, L...

Voici donc la liste des nouveautés au « ciné-déconfiné »
Nous avons travaillé avec cœur et ardeur (vous nous connaissez) pour que la reprise se passe dans les meilleures conditions sanitaires pour le public et l’équipe, sans stress excessif ni désinvolture déplacée. • Il y aura un décalage important entre chaque séance et chacune des salles pour que vo...

Collectif 23h59
Madame la Maire,Tout vient à point à qui sait attendre, car il aura fallu une année : le Collectif 23h59 (en passe de se transformer en association s’assignant pour mission de veiller à la bonne santé du quartier de la Manutention) a pu constater que la Ville a su répondre avec profit aux criti...

Le Café Citoyen
Le Café Citoyen a poursuivi ses activités pendant le confinement et a repris ses soirées, les lundis soirs, à partir de 18h30, tous les 15 jours. Nous nous retrouvons pour échanger, réfléchir ensemble, et faire du concret (envisager des actions communes). Nous débattons de tous sujets...

Que les spectacles recommencent ! Et on ouvre les portes !
Le Théâtre du Chêne Noir a hâte de vous retrouver en septembre pour une nouvelle saison foisonnante, riche en théâtre, musique, conférences et humour, avec Eric-Emmanuel Schmitt, Denis Lavant, Patrick Timsit Alain Manoukian, Pierre Notte, Swann Arlaud, Maxime d’Aboville, Luc Ferry, Naïm, Rémi Charma...

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LE PRINCE DE HOMBOURG

Écrit et réalisé par Marco BELLOCCHIO - Italie 1997 1h25mn VOSTF - avec Andrea Di Stefano, Barbora Bobulova, Toni Bertorelli, Anita Laurenzi, Fabio Camilli... D'après la pièce de Heinrich von Kleist.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE PRINCE DE HOMBOURGRéalisé en 1997, le film splendide de Marco Bellochio, adapté de la pièce d'Heinrich von Kleist, sort enfin en France. Surgi du cœur de la tourmente, au beau milieu d'un champ de bataille, dans une scène furtive glissée entre deux cartons de générique, le jeune prince de Hombourg entre en scène à cheval, sabre à la main, galbé dans son bel uniforme, le port altier, le regard fier. Après ce moment quasi subliminal, on retrouve le personnage hagard, perdu dans le calme bleu d'une nuit américaine, arpentant les allées boisées d'un jardin en terrasses. Le beau guerrier est aussi un rêveur, un somnambule qui erre au clair de lune, le teint pâle comme celui d'un vampire, prêt à défaillir au moindre éclat de voix qui viendrait l'arracher à ses songes. Un jeune homme en proie à un violent tourment.

Adaptation par Marco Bellocchio de la dernière pièce d'Heinrich von Kleist, écrite peu de temps avant que l'écrivain romantique ne se donne la mort, en 1811, à l'âge de 34 ans, Le Prince de Hombourg représentait l'Italie au Festival de Cannes 1997… Qu'il ait fallu dix-huit ans à ce film pour sortir dans les salles françaises est difficile à comprendre tant il est splendide… Marco Bellocchio a reconstitué l'univers de la cour et de l'armée prussienne selon un principe d'économie radicale qui fait écho à la simplicité de l'intrigue. Condensant l'artifice, il fait exploser l'émotion dans chaque plan avec une intensité violente, permettant au film d'échapper aux écueils de la reconstitution historique sans rien céder sur le plan de la beauté.
Ponctué de scènes nocturnes éclairées à la bougie, traversé par de splendides échappées filées de chevaux noirs dans la campagne, accompagné par la partition romantique de Marco Streccioni, ce Prince de Hombourg baigne dans une atmosphère magique qui traduit le trouble de son héros tragique, perdu entre le rêve et la réalité, trop captif de son monde intérieur pour saisir, parfois, ce qui se passe autour de lui. C'est ainsi qu'après avoir conduit son armée à la victoire il se retrouve mis à pied par le Grand Electeur, puis condamné à mort, pour n'avoir pas respecté, parce que pas entendu, les ordres de sa hiérarchie.
Autour de ce prince profondément moderne qui ne sait pas où il est, qui endosse successivement les oripeaux du lâche et du héros, autour de son procureur dont les motivations sont moins pures qu'il veut bien le dire (la condamnation du prince vise à sacraliser la discipline de l'armée, mais elle l'empêche aussi d'épouser Natalia, que l'Electeur souhaite marier à un autre), l'auteur des Poings dans les poches et de Vincere interroge le rapport de l'individu au collectif, du libre arbitre à la loi.

En posant la question de la réalité des rêves, en les considérant comme des expériences constitutives de l'être, il provoque, plus encore, un véritable vertige métaphysique. Au début du film, lorsqu'il se réveille de sa crise de somnambulisme, le prince découvre dans ses mains un gant serti de perles qu'il se souvient avoir arraché en rêve à Natalia, dans un rêve amer où l'Electeur, qui s'apprêtait à le couronner de laurier, s'est ravisé, a tourné les talons et l'a abandonné sur place.
Fil d'Ariane du film, qui conduira à un dénouement théâtral sous la forme d'un « deus ex machina » dont il est difficile de déterminer, au cinéma, s'il s'agit d'un rêve ou d'une blague de l'auteur, cet objet de passage entre le rêve et la réalité l'entraînera vers sa perte. A moins qu'il ne soit le signe de son salut.

(I. Régnier, Le Monde)

L’agenda de la Compagnie Fraction : le 9 novembre, lecture au restaurant de la Manutention de fragments de Penthesilee de Heinrich von Kleist, avec Sophie Mangin, Thomas Rousselot, Sophie Vaude. Direction : J.F. Matignon – 19h30 – Tarif unique : 6 euros – Réservation 06 10 44 02 83. Le 17 novembre, à la Maison Jean Vilar : lecture de la pièce de Magali Mougel Penthy sur la bande, avec Valérie Paüs (distribution en cours). – 18h30 – Entrée Libre. Le 18 novembre, à la Maison Jean Vilar : lecture d’extraits de pièces (choix en cours) évoquant les “migrants” et les déplacements de populations. Avec le soutien de Troisième Bureau de Grenoble, collectif de lecture de théâtre contemporain. – 18h30 – Entrée Libre.