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TOUT VA BIEN, TOUT VA MAL
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LEO (Liaison Est Ouest) : la lutte paie
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UN CINÉMA UTOPIA À TROYES DES NOUVELLES DU PETIT NOUVEAU
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LA MÉNARDIÈRE Un habitat partagé à Bérat, entre Toulouse et l’Ariège
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Séance unique le mardi 11 octobre à 20h, dans le cadre des 33e Semaines d’Information de la Santé Mentale, suivie d’un débat avec des représentant(e)s de la MDPH 84, des associations Isatis, Preuve, l’Unafam, Le Point de Capiton et Serpsy.

FUNAMBULES, précédé de 2 courts métrages

Ilan KLIPPER - France 2020 1h15 VF -

Du 11/10/22 au 11/10/22

FUNAMBULES, précédé de 2 courts métragesL'ENTRETIEN
Yann LOUDET France 3mn

Ce court-métrage réalisé par une personne concernée par la fragilité psychique illustre la discrimination que peut subir une personne en situation de handicap psychique dans la sphère professionnelle.
Yoan, le réalisateur, était alors suivi par le SAVA 84 (Service d'accompagnement à la vie sociale)

AU BORD D'UNE FALAISE
Gabriel PHILIPPE LAUHON, France 3mn

Frédéri, suivi par le SAMSAH d'ISATIS, raconte son quotidien empreint d'angoisse depuis l'enfance et l'impact du regard des gens.

FUNAMBULES

« Jamais la psychologie ne pourra dire sur la folie la vérité, puisque c’est la folie qui détient la vérité de la psychologie », écrivait Michel Foucault dans « Maladie mentale et psychologie ». Si la psychologie, c’est-à-dire la science de la compréhension, est ici impuissante, il reste la transfiguration, soit le cinéma. On pourrait résumer le geste de Funambules ainsi.

Après la police dans Flics (2006) et Commissariat (2009), puis une première incursion dans le monde hospitalier avec Sainte-Anne, hôpital psychiatrique (2010), Ilan Klipper poursuit son étude de l’univers psychiatrique, cette fois-ci du côté de l’intime plutôt que de l’institution. Il filme Aube, Yoan, Marcus et d’autres, des individus qui ne se croisent pas, si ce n’est dans ce film. Et on navigue entre ces personnages, on écoute « leurs petites chansons ».
Au fond, on ne se sent pas si loin et on en profite pour s’échapper un peu avec eux. On reste fasciné de bout en bout par ces personnes et ces paroles d’une intensité folle, recueillies avec délicatesse par le réalisateur qui compose ses images comme des écrins, collectant pensées, troublante spontanéité, souvenirs et éclats.
Il y a un mouvement, que le cinéaste fait vers eux, sans atteindre pourtant le mystère qui reste préservé et, toujours, une étonnante complicité dans la représentation à laquelle les personnages se prêtent.
Avec audace, le film fait cohabiter ces gens qui débordent d’un peu partout. Un peu trop aux yeux de certains et de leur entourage; ceux qui qui partagent leur vie, pour leur propre survie, tentent vainement de les ramener à une forme de normalité, la leur ou celle communément acceptée.
Incompatibles, les mondes se télescopent, se percutent, parfois avec fracas. Alors on se questionne, on pense à des tas de choses, souvent à la tyrannie de la réalité, sans trouver de réponses. On pense à cette « grande volonté intérieure » dont nous parle un personnage et on se demande alors si ce ne serait pas cela le point commun entre toutes ces personnes.

Retrouvez tout le programme des Semaines d'Information sur la Santé Mentale en Vaucluse ICI