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TARIF NORMAL : 7,50€
CARNET D'ABONNEMENT : 55€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance avant 13h : 5€
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Le blog des profondeurs...
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DERNIER NOËL AVANT LA FIN D’UN MONDE
Le croiriez-vous ? La bonne nouvelle – car il y en a une – est arrivée le 9 novembre dernier du Conseil d’État, qui a annulé le décret de dissolution du mouvement des Soulèvements de la terre. Pris en Conseil des ministres fin juin, le décret suivait de peu la tentative de requalification – ou ...

La Paix, éternelle Utopie ?
Pas facile de décrypter le chaos du monde pour les spectateurs, plus ou moins lointains, que nous sommes, face aux faits tragiques qui nous submergent en avalanche via la presse, les réseaux sociaux, vraies ou fausses nouvelles… Et c’est dans ces moments-là que nous avons encore plus envie de croire...

LES SALLES UTOPIA SE METTENT AU VERT
Vous y croyez, vous, au bon sens qui voudrait que partir se bronzer les fesses à l’autre bout du monde  avec des avions Macron volant avec du bio kérozène made in France serait bon pour votre corps et la planète ? Cela ne ressemblerait-il pas étrangement au discours tenu il y a quelqu...

Justine Triet parle d’or
Il aura donc suffi de quelques mots, à peine, pour que la Ministre de la Culture, celui de l’Industrie, quelques maires et députés de la majorité, volent dans les plumes et la palme de Justine Triet, réalisatrice couronnée d’Anatomie d’une chute, sermonnant en substance : « ce n’est pas bi...

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La séance du mercredi 22 mars à 19h30 sera suivie d’une rencontre avec Gaëlle Bourges, chorégraphe et danseuse, qui donne corps aux figures oubliées de l’Histoire des Arts. En collaboration avec la Garance-Scène nationale de Cavaillon et l’école supérieure d’art d’Avignon. Vente des places à partir du 10 mars. Le film sera programmé jusqu’au 3 avril.

SOIS BELLE ET TAIS-TOI

Delphine SEYRIG - France 1976 1h51 -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SOIS BELLE ET TAIS-TOI« Sois belle et tais-toi ! » Utilisée pour dénoncer la soumission à laquelle on assigne souvent les femmes, cette injonction ouvre le film de Delphine Seyrig. Célèbre comédienne, Delphine Seyrig est également une féministe emblématique des années 1970. Elle mène les entretiens avec l’aide de Carole Roussopoulos et Johanna Wieder et interroge vingt-trois actrices d’âges et de nationalités différents.
Les questions portent sur leur métier, leur expérience, leur position : auriez-vous choisi ce métier si vous aviez été un homme ? Quels sont les rôles dévolus aux femmes ? Quelles images ces rôles renvoient-ils des femmes ? Quels rôles des actrices de cinquante ans peuvent-elles espérer jouer ? Avez-vous des amies actrices ?
À travers la mosaïque de leurs réponses se dessine l’impitoyable sexisme dominant l’industrie cinématographique. Dans ce monde du “cinéma fait par des hommes et pour des hommes”, ces derniers occupent tous les maillons de la chaîne : scénario, réalisation, production, distribution, critique. Une surreprésentation qui influe sur les images véhiculées, l’amplitude des personnages, la perpétuation des stéréotypes. Outre la médiocrité des rôles envisagés (ingénues, prostituées, femmes dépressives, voire domestique lorsque la comédienne est noire), ces femmes soulignent l’absence totale de sororité. Jugées en permanence sur leur physique, confrontées à des partenaires hommes nettement plus âgés qu’elles, maintenues dans des rôles indigents, ces femmes dessinent un panorama glaçant de leur métier.
Au fil de ces témoignages, l’injonction du titre – celle qu’adresse le cinéma à toutes les actrices – est brisée, mise à sac. Ce n’est plus une comédienne qui se tait, ce sont plusieurs qui parlent, et les expériences personnelles ainsi collectées, confrontées, révèlent que les oppressions subies excèdent le cadre individuel. Nous assistons en direct à une politisation du domaine privé, à la désignation d’un système sexiste et patriarcal à partir de souvenirs intimes, soit à une mise en œuvre du fameux « le personnel est politique » défendu par les féministes.
Si le propos de départ est très ciblé, le documentaire dépasse son sujet et raconte quelles places, non seulement dans le cinéma mais plus largement dans le monde, les femmes occupent dans ces années-là. Au-delà du constat sexiste, il ouvre des pistes d’une saisissante actualité, en se terminant sur cette parole d’Ellen Burstyn : « En cet instant même, c’est la planète Terre qu’il faut sauver. Ce film annonce le début du changement de ce qui doit se produire sur cette planète sans quoi il n’y aura plus de planète. » D’après Caroline Châtelet pour(D’après Caroline Châtelet pour Images de la culture)