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LES SALLES UTOPIA SE METTENT AU VERT
Vous y croyez, vous, au bon sens qui voudrait que partir se bronzer les fesses à l’autre bout du monde  avec des avions Macron volant avec du bio kérozène made in France serait bon pour votre corps et la planète ? Cela ne ressemblerait-il pas étrangement au discours tenu il y a quelqu...

Justine Triet parle d’or
Il aura donc suffi de quelques mots, à peine, pour que la Ministre de la Culture, celui de l’Industrie, quelques maires et députés de la majorité, volent dans les plumes et la palme de Justine Triet, réalisatrice couronnée d’Anatomie d’une chute, sermonnant en substance : « ce n’est pas bi...

Rosmerta continue ! Vous connaissez l’histoire ? 
Depuis les débuts, et même avant, Utopia Avignon suit l’histoire de près ! Ça fait presque cinq ans qu’on vous en parle dans nos gazettes, à chaque rebondissement. Ce qu’il s’est passé depuis 2018 : réquisition citoyenne d’une école vétuste appartenant au diocèse, procès et appel...

La LDH, attaquée, appelle au combat pour les libertés et la démocratie
Le ministre de l’intérieur menace de lui supprimer ses subventions, la première ministre lui reproche ses « ambiguïtés », d’autres polémistes de droites extrêmes leur faisant écho.Si on peut reprocher quelque chose à la LDH, c’est la constance de ses positions et de ses combats. Créée en 1...

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THE WASTELAND

Écrit et réalisé par Ahmad BAHRAMI - Iran 2021 1h42 VOSTF - avec Ali Bagheri, Farrokh Nemati, Mahdieh Nassaj, Touraj Alvand...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

THE WASTELANDLa traduction littérale du titre est « la terre en friche » mais le réalisateur préfère « la plaine silencieuse ». Une formulation plus poétique qui selon lui condense plus justement ses intentions. À la vision du film, on ne peut que lui donner raison. The Wasteland décrit un système où la parole reste enfouie, cachée, totalement conditionnée par la servitude des hommes, des femmes (et des enfants) qui vivent et travaillent dans cette usine de briques, quelque part dans le désert iranien. Ils sont Iraniens, Kurdes, Turcs et la vie ne leur offre pas d’autre alternative que ce décor sépulcral. Un mois, un an, et pour certains une vie entière…

À la tête de cette briqueterie, un directeur taiseux organise méthodiquement l’exploitation de ses ouvriers, aidé par Lotfollah, son loyal contremaître, son homme à tout faire, qui lui sert d’intermédiaire avec les travailleurs. Lui est né et a grandi sur place, il n’a jamais quitté ces lieux. Secrètement, il aime une femme, la belle Sarvar. Tous les jours, il lui exprime son affection par de petites attentions. Mais Sarvar cache un secret qui lui interdit de se rapprocher de Lotfollah.
Pour les ouvriers de l’usine, les jours se suivent et se ressemblent. Sous un soleil de plomb, ils entretiennent ces fours à briques d’un autre temps. Et puis un matin, le patron les réunit. L’usine n’est plus rentable, elle va devoir fermer. Pour Lotfollah, cette terre (cuite) est son monde. Il n’en a jamais connu d’autre…

« Dès le début, en pensant à mon scénario, à la mise en scène, un mot me revenait tout le temps en tête : le cercle. Il fallait que chaque dialogue, chaque mouvement revienne à son point de départ… La vie des personnages est une vie répétitive. Alors la forme devait suivre ce contenu. » Dans un noir et blanc magnifique, Ahmad Bahrami signe avec The Wasteland une métaphore poignante de la condition ouvrière iranienne d’aujourd’hui.