LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7,50€
CARNET D'ABONNEMENT : 55€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance avant 13h : 5€
Moins de 18 ans : 5€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

DERNIER NOËL AVANT LA FIN D’UN MONDE
Le croiriez-vous ? La bonne nouvelle – car il y en a une – est arrivée le 9 novembre dernier du Conseil d’État, qui a annulé le décret de dissolution du mouvement des Soulèvements de la terre. Pris en Conseil des ministres fin juin, le décret suivait de peu la tentative de requalification – ou ...

La Paix, éternelle Utopie ?
Pas facile de décrypter le chaos du monde pour les spectateurs, plus ou moins lointains, que nous sommes, face aux faits tragiques qui nous submergent en avalanche via la presse, les réseaux sociaux, vraies ou fausses nouvelles… Et c’est dans ces moments-là que nous avons encore plus envie de croire...

LES SALLES UTOPIA SE METTENT AU VERT
Vous y croyez, vous, au bon sens qui voudrait que partir se bronzer les fesses à l’autre bout du monde  avec des avions Macron volant avec du bio kérozène made in France serait bon pour votre corps et la planète ? Cela ne ressemblerait-il pas étrangement au discours tenu il y a quelqu...

Justine Triet parle d’or
Il aura donc suffi de quelques mots, à peine, pour que la Ministre de la Culture, celui de l’Industrie, quelques maires et députés de la majorité, volent dans les plumes et la palme de Justine Triet, réalisatrice couronnée d’Anatomie d’une chute, sermonnant en substance : « ce n’est pas bi...

Soutenez Utopia Palmer

LA NOUVELLE FEMME

Écrit et réalisé par Léa TODOROV - France / Italie 2023 1h39 VOSTF - avec Jasmine Trinca, Leïla Bekhti, Rafaëlle Sonneville-Caby, Raffaele Esposito, Nancy Huston, Agathe Bonitzer...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA NOUVELLE FEMMESi nous connaissons le nom de Maria Montessori et l’inestimable apport de son travail dans le domaine de l’éducation – bien des pédagogues s’en sont inspirés –, nous en savons finalement assez peu sur les origines de sa « méthode ». Quand on pense à elle, c’est souvent l’image d’une femme d’âge mûr à la chevelure blanche relevée en chignon qui apparaît, pas celle de la femme de trente ans indépendante et éminemment moderne qu’elle était, dans l’Italie du début du 20e siècle, et que nous allons ici découvrir.

Mais le récit commence à Paris, dans le bouillonnement de la Belle Époque. L’exposition universelle se prépare, on se rue au Théâtre des Folies-Dramatiques ou au Trianon pour découvrir les premiers cafés-concerts et, dans les salons mondains, les courtisanes se font un plaisir de défier les bonnes mœurs, une coupe de champagne dans une main, un porte-cigarette dans l’autre. Lili d’Alengy est l’une d’entre elles, belle, riche et célèbre pour ses atouts autant que pour sa désinvolture. Quand, à la mort de ses parents qui l’élevaient, on ramène à sa porte et à son bon souvenir sa fille de 6 ans, c’est un coup de tonnerre dans son petit univers poudré. Pire encore : une entrave à sa vie de luxe et de légèreté. Car l’enfant n’est pas tout à fait comme les autres : une « idiote », une « imbécile », un être « déficient ». C’est pour Lili non seulement une honte sociale, mais la fin de sa liberté, d’autant que cette petite fille n’est pour elle qu’une inconnue dont elle peine à supporter la simple présence.

Elle décide alors de quitter Paris et d’aller chercher en Italie l’anonymat dont elle a besoin pour gérer cette délicate affaire. C’est là qu’elle fait la connaissance du Docteur Maria Montessori, qui accueille dans un institut spécialisé ces enfants différents dont la société ne sait que faire. C’est à la fois un espace chaleureux où la prise en charge, très innovante, est basée sur le lien social, l’expérimentation, la manipulation d’objets, et un terrain d’étude où Maria œuvre bénévolement derrière le directeur. Dans ce monde scientifique dominé par le savoir masculin, et alors que très peu de femmes accèdent – et à quel prix ! – aux études de médecine, le Docteur Montessori est une pionnière. Elle veut d’ailleurs prochainement présenter à ces messieurs de l’Académie le fruit de son travail et leur montrer que ces enfants sont capables d’apprendre, de s’instruire, de travailler.
La rencontre de ces deux femmes autour de la petite Tina va permettre à chacune de cheminer… L’une vers la découverte de ce qui sera bientôt « sa méthode », l’autre plus simplement vers la compréhension de ce qu’est le lien d’attachement entre une mère et son enfant.

Plongée dans cette approche pédagogique révolutionnaire et visionnaire, La Nouvelle femme (le titre fait référence à cette expression communément utilisée par les historiens pour désigner les femmes féministes, éduquées et indépendantes des années 1900 qui ont réussi à accéder à des carrières universitaires) met en fiction tout ce qui fait la singularité de l’approche Montessori : l’observation de l’enfant, les jeux de manipulation, la recherche du contact physique et du lien, la sécurité affective et la quête d’autonomie.
« J’espère que le film pourra interroger le manque d’ambition de notre société à être plus inclusive. C’est un mouvement déjà entamé pour changer les représentations de ces enfants et adultes. Longtemps invisibilisées, souvent ostracisées, il est temps de donner leur place au cœur de la société aux personnes neuro-atypiques ou porteuses de handicap. » Léa Todorov