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La Paix, éternelle Utopie ?
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LES SALLES UTOPIA SE METTENT AU VERT
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Justine Triet parle d’or
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Rosmerta continue ! Vous connaissez l’histoire ? 
Depuis les débuts, et même avant, Utopia Avignon suit l’histoire de près ! Ça fait presque cinq ans qu’on vous en parle dans nos gazettes, à chaque rebondissement. Ce qu’il s’est passé depuis 2018 : réquisition citoyenne d’une école vétuste appartenant au diocèse, procès et appel...

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ÉTAT LIMITE

Nicolas Peduzzi - France 2023 1h42 -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ÉTAT LIMITELe formidable documentaire de Nicolas Peduzzi est parfaitement complémentaire de Madame Hofmann, tous deux ancrés dans notre système de santé, tous deux centrées sur une personnalité hors du commun…

« Mobile », c’est le terme qui est accolé à sa fonction de psychiatre à l’hôpital Beaujon, à Clichy, aux portes de Paris. Et Jamal Abdel-Kader l’est, mobile : inlassablement, il arpente les couloirs labyrinthiques, monte et descend des escaliers, passe d’un service à l’autre, d’une détresse à l’autre. La prise en charge psychiatrique, ici, se résume à lui et à une poignée d’internes.
La caméra de Nicolas Peduzzi ne lâche pas d’une semelle ce grand trentenaire en perpétuelle cogitation sur l’état de ses malades et sur la meilleure façon de les aider. Extirpé de sa solitude, le médecin n’en finit pas de parler en marchant. De ses affinités naturelles avec ceux qu’il appelle les fous, de la place peu enviable que leur réserve la société, de sa pratique fâchée avec les conventions. Et de ce système détraqué, qui déshumanise la relation entre patients et soignants et transforme son travail en course de fond…
Jamal Abdel-Kader sait pourtant arrêter le temps, lorsqu’il écoute un être en souffrance. Il cherche à comprendre son histoire avant de penser à remplir une ordonnance, choisit les mots qui apaisent. Rencontres suspendues que Nicolas Peduzzi (réalisateur du très beau Ghost Song), dont on connaît le goût pour les marges et le sens narratif proche de la fiction, capte comme des îlots d’humanité, au milieu de la tempête.

État limite est un film qui happe, tout en ruptures de rythme, riche de l’énergie et de la mélancolie de son personnage. L’état de délabrement de l’hôpital public suffirait à nourrir nombre de documentaires à thèse accablants, il s’incarne ici dans un esprit et un corps qui lâchent, un engagement qui vacille. Le jeune médecin finit par marcher « comme un vieillard », son dos le fait souffrir. Le découragement s’installe. Tout est dit. » (I. Poitte, Télérama)