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THE SESSIONS

Écrit et Réalisé par Ben LEWIN - USA 2012 1h35mn VOSTF - avec John Hawkes, Helen Hunt, William H. Macy, Moon Bloodgood, Annika Marks, W. Earl Brown, Blake Lindsley...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

THE SESSIONSPlusieurs mots s'imposent à l'esprit à la vision de ce petit film américain en tous points réussi dont nous parions qu'il peut devenir le succès surprise de ce printemps, porté par un bouche-à-oreille enthousiaste (encore faut-il qu'il y ait des spectateurs pour le lancer : nous comptons sur les « éclaireurs »…). Ces mots, ce sont « intelligence », « délicatesse », « humour »… bientôt supplantés par un autre, plus rarement utilisé et pourtant radieux : « bienveillance ».
Oui, The Sessions traite avec une bienveillance formidablement communicative un sujet que certains pourraient craindre plombant. Bienveillance de tous les personnages du film, quasiment sans exception. Ici pas de tordus, ni d’esprits fourbes ou retors : femmes et hommes sont bons, généreux, attentifs à l'autre, emplis d’humanité. Bienveillance du réalisateur pour les spectateurs : pas d’entourloupe affective qui vous prend par surprise, pas de coup en douce, pas de surenchère de dernière minute. Nourri de ce lait de la tendresse humaine, The Sessions nous emporte, nous émeut, nous fait sourire, nous fait regarder en face, tranquillement, des êtres et des situations face auxquels il est souvent tentant de détourner les yeux…

Mark O'Brien (remarquable John Hawkes) est coincé dans son corps. Pas de pot : la polio. Paralysé depuis son enfance, souffrant d'insuffisance respiratoire, sa vie se déroule tout entière dans une inconfortable et inéluctable horizontalité. Allongé 24 heures sur 24 – dont plusieurs dans un poumon d'acier –, il vit sa vie de grand handicapé avec la philosophie sage et lucide de celui qui sait que la lutte finale est perdue d’avance et qu’il est prudent, en attendant pire, de profiter du mieux qu’il le peut de l’existence. A son chevet se succèdent des auxiliaires, tous dévoués et pleins d'attentions pour cet homme très spécial qui certes est sévèrement atteint, c’est le moins qu’on puisse dire, mais qui reste d’une drôlerie et d’une gentillesse déconcertantes, ajoutant à l’intelligence de l’esprit un cœur pur de poète. Un gars qu’on ne peut qu’aimer, pas par pitié, condescendance ou charité chrétienne, simplement parce que c’est un chouette type, quelqu’un qu’il est bon et agréable de côtoyer…
Mais son grands corps meurtri, abandonné depuis si longtemps par des muscles qui se sont fait la belle, n’en demeure pas moins fait de chair, de sang, de peau, de nerfs qui ne demandent qu'à vibrer. Mark est un homme, un vrai, qui a des envies, des désirs, mais son expérience de la chose sexuelle est une grande page blanche. Soutenu par ses auxiliaires de vie et encouragé par un prêtre tellement peu orthodoxe qu'il vous donnerait pour un peu envie de vous convertir (William H. Macy, irrésistible), il va faire appel aux services d’une spécialiste en matière d'éveil à la sexualité. C'est Cheryl, incarnée par une incroyable Ellen Hunt qui assume le rôle avec une audace tranquille, une classe définitive. Cheryl Cohen-Greene n’est ni psy, ni prostituée, elle est sexe-thérapeute. Au cours de six sessions, elle va accompagner, avec son expérience de femme mûre et libérée, avec ses mots doux et rassurants, avec ses gestes plein de tendresse, mais aussi avec ses seins, ses fesses et son corps tout entier, les premiers pas de Brian dans le monde sauvage, tendre et parfois turbulent de la sexualité.
Ce sera frontal, sans faux-semblant, sans précautions inutiles, mais aussi très drôle et surtout d’une bouleversante humanité. Sans une once de sensiblerie, sans une trace de vulgarité, baigné d'une lumière chaude qui semble être comme un appel à la vie dans tout ce qu’elle a de plus généreux, The Sessions est un vrai bonheur.

PS : comme dirait l'autre, this is a true story. Mark O'Brien (1949-1999) était journaliste, poète, grand défenseur de la cause des handicapés. Cheryl Cohen-Greene est restée son amie jusqu'à la fin, et elle a été « conseillère technique » du film.