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Le blog des profondeurs...
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La Paix, éternelle Utopie ?
Pas facile de décrypter le chaos du monde pour les spectateurs, plus ou moins lointains, que nous sommes, face aux faits tragiques qui nous submergent en avalanche via la presse, les réseaux sociaux, vraies ou fausses nouvelles… Et c’est dans ces moments-là que nous avons encore plus envie de croire...

LES SALLES UTOPIA SE METTENT AU VERT
Vous y croyez, vous, au bon sens qui voudrait que partir se bronzer les fesses à l’autre bout du monde  avec des avions Macron volant avec du bio kérozène made in France serait bon pour votre corps et la planète ? Cela ne ressemblerait-il pas étrangement au discours tenu il y a quelqu...

Justine Triet parle d’or
Il aura donc suffi de quelques mots, à peine, pour que la Ministre de la Culture, celui de l’Industrie, quelques maires et députés de la majorité, volent dans les plumes et la palme de Justine Triet, réalisatrice couronnée d’Anatomie d’une chute, sermonnant en substance : « ce n’est pas bi...

Rosmerta continue ! Vous connaissez l’histoire ? 
Depuis les débuts, et même avant, Utopia Avignon suit l’histoire de près ! Ça fait presque cinq ans qu’on vous en parle dans nos gazettes, à chaque rebondissement. Ce qu’il s’est passé depuis 2018 : réquisition citoyenne d’une école vétuste appartenant au diocèse, procès et appel...

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COLLATERAL

Michael MANN - USA 2004 2h VOSTF - avec Tom Cruise, Jamie Foxx, Jada Pinkett Smith, Mark Ruffalo, Javier Bardem... Scénario de Stuart Beattie.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

COLLATERALC’est d’emblée la vision inquiétante et fascinante d’une ville qu’on survole, qu’on pénètre, qu’on sillonne, lumineuse, palpitante, vibrante, anonyme : Los Angeles, la ville où personne ne connaît personne. C’est beau à vous couper la chique, filmé à l’époque avec les premières caméras numériques HD, qui donnent une impression de profondeur, ampleur et précision conjuguées comme jamais.

Taxi de nuit, Max (excellent Jamie Foxx) sillonne la ville en rêvant d’un ailleurs, d’une île, tache de lumière et de rêve sur un tableau de bord nickel chrome : contraste entre l’immensité inhumaine de L.A et l’univers personnel et chaleureux d’un bonhomme qui s’accroche à un rêve qu’il ne réalisera jamais.
Dans cette immensité anonyme et grouillante, l’improbable est toujours sûr. Et l’improbable a la tronche glacée d’un Tom Cruise qui déambule dans un décor d’une modernité livide, avec l’assurance de celui qui doit tenir un objectif coûte que coûte. Il y a quelque chose du diable et du robot dans ce type-là, le contraire de Max qu’il interpelle et à qui il propose une course qui va durer toute une nuit.
Commence alors une balade étrange et folle, où Max va se demander mille fois s’il hallucine ou s’il est éveillé. L’homme qui dit s’appeler Vincent a une série de contrats à honorer, selon un timing implacable. Et très vite Max va comprendre la nature de ces « contrats » : le supposé Vincent est un tueur à gages et il a cinq cibles à éliminer dans la nuit… C’est le choc de deux univers qui n’auraient jamais dû se rencontrer : celui d’un homme ordinaire et celui d’un héros de polar sans foi qui s’est exclu de toute loi humaine.

Le film navigue entre la confrontation d’un réalisme par moments extraordinairement concret et une irréalité de cinéma qui opère des coups d’accélérateur à vous laisser le souffle court.