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Quiz des trente dernière secondes
Vous trouverez ici les archives du quiz des “trente dernières secondes”  Quiz cinéma : les 30 dernières secondesPour célébrer la fin de l’année écoulée et vous présenter nos meilleurs vœux pour 2021, l’équipe d’Utopia Bordeaux (sur un colossal travail d’archiviste d’Aurore) vous propo...

Le monde du silence
LE MONDE DU SILENCE Mardi 15, Mercredi 16, Samedi 19 et Dimanche 20 décembre, le cinéma Utopia de Bordeaux assurera symboliquement les séances initialement prévues dans son programme de réouverture. Les projecteurs seront allumés, les salles seront dans le noir et les images défileront sur nos écran...

Journal du 2ème confinement
Ici sont archivés les publications mises en ligne lors du 2ème confinement, du 30 octobre au 14 décembre 2020     En attendant de nous retrouver, on signe et on relaie cet appel de David Dufresne, réalisateur du film UN PAYS QUI SE TIENT SAGE. Chers ami(e)s, Samedi prochain, à 14h, se tiendront d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 6 mai de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de chèv...

LE VEUF

(IL VEDOVO) Dino RISI - Italie 1959 1h32mn VOSTF - avec Alberto Sordi, Franca Valeri, Livio Lorenzon, Nando Bruno... Scénario de Fabio Carpi, Sandro Continenza, Dino Risi, Rodolfo Sonego et Dino Verde.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE VEUFComme Il Mattatore, Le Veuf appartient à la première salve des comédies réalisées par Dino Risi, qui connaîtra une première apogée (en tout cas critique et publique) en 1962 avec Le Fanfaron. Des films peu connus, très peu voire jamais montrés – en tout cas en salle – et qui méritent d'être redécouverts tant ils sont emblématiques d'un cinéma italien d'une extraordinaire vitalité en même temps que révélateurs lucides et caustiques d'une société italienne en plein boom économique mais en plein marasme moral.

Porté par un Alberto Sordi génial, le film brosse le portrait d'Alberto Nardi, hommes d'affaires raté, constructeur d'ascenseurs qui ont la fâcheuse manie de se décrocher et qui trouvent donc de moins en moins preneur, baratineur inlassable qui finit tout de même par lasser les plus patients de ses interlocuteurs à qui il essaie en permanence de soutirer de l'argent… Et le plus rageant pour Alberto c'est que, s'il est lui-même fauché comme les blés, il a sous la main une épouse pleine aux as, Elvira, rejetonne d'une famille de la très grande bourgeoisie. Le malheur, c'est qu'Elvira est loin d'être une imbécile et qu'elle sait depuis longtemps à quoi s'en tenir quant aux capacités entrepreneuriales de son lamentable époux, qu'elle méprise ouvertement et qu'elle rabroue en société dès qu'elle en l'occasion. Résultat pratique : il ne faut pas compter sur elle pour mettre une lire dans les ascenseurs Nardi en chute libre…
Alors Alberto essaie de donner le change, plastronne, baratine, s'invente de futurs contrats mirobolants, s'entoure de collaborateurs qu'il rudoie comme il se doit, fait le vieux beau en entretenant une plate liaison avec une jeunette ravissante… Et quand il s'oublie, Alberto se laisse à espérer devenir veuf, donc riche héritier… Et c'est là que les circonstances vont lui jouer un sacré tour de cochon…

La charge est féroce, l'humour noir, et le personnage de Nardi/Sordi tellement misérable qu'il en devient touchant.