TOULOUSE Borderouge et TOURNEFEUILLE

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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
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Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

LE PEUPLE LOUP

Tomm MOORE et Ross STEWART - film d'animation Irlande 2020 1h40mn VF - Scénario de Will Collins. Pour les enfants à partir de 7 ans.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE PEUPLE LOUPÉtrange coïncidence, heureux présage ou simple bonheur à cueillir sans chercher à l’analyser : c’est sans doute le cinéma d’animation qui nous a offert, en cette fin d’année salement amochée, nos plus belles émotions, nos plus riches évasions. Avec Calamity d’abord, magnifique échappée dans le grand ouest américain qui nous embarquait dans la diligence d’une gamine espiègle et dégourdie, puis avec ce sublime Peuple loup qui arrive à pas feutrés quelques jours avant Noël sur un air entraînant de musique celtique. Dans les deux films, on retrouve le même amour du travail soigné, la même animation artisanale et minutieuse, la même attention apportée à l’écriture, avec un scénario remarquable d’intelligence et de précision, et des personnages charismatiques auxquels on s’attache immédiatement. De la belle ouvrage, assurément ! Après les déjà très beaux Brendan et le secret de Kells et Le Chant de la mer, Tomm Moore et Ross Steward achèvent leur trilogie irlandaise avec cet ultime opus s’inspirant directement des contes et légendes qui ont nourri leur enfance et des paysages qu’ils connaissent par cœur, puisque l’histoire se déroule à Kilkenny, leur ville natale.

Dans cette forteresse médiévale, en l’an 1650, force fait loi. Le Seigneur des lieux n’a de cesse de vouloir étendre son emprise sur la nature avoisinante en cherchant coûte que coûte à combattre les loups qui vivent en meute depuis des siècles dans la forêt toute proche de la citadelle. Affirmer son pouvoir sur la bête, c’est asservir un peu plus le peuple, faire taire toute velléité de résistance et bannir à tout jamais du comté la magie des légendes qui bercent depuis les temps ancestraux l’imaginaire collectif. L’histoire ne le dit pas explicitement (les réalisateurs si), mais c’est aussi la lutte culturelle entre Anglais et Irlandais dont il est ici question.
La jeune Robyn, onze ans, vit avec son père, un homme modeste dont la mission au service du Seigneur est de traquer sans relâche les loups. Virevoltante, curieuse et bien plus attirée par le maniement des armes que par les tâches domestiques auxquelles son sexe et sa condition la réduisent, la gamine voudrait suivre son père au cœur de la forêt, rêvant de liberté, de grands espaces, captivée par ces fables délicieusement inquiétantes… Au cours d’une battue, elle va croiser le chemin de Mebh, étrange enfant à la crinière flamboyante. Mebh est fillette le jour et jeune louve la nuit… Elle ne le sait pas encore, mais Robyn vient de pénétrer dans l’univers magique des Wolfwalkers et elle n’est pas au bout de ses surprises… Dès lors, la menace ne vient plus des loups, mais bel et bien des hommes.

Comme dans Brendan, comme dans Le Chant de la mer, la nature est ici omniprésente et le monde animal, indomptable, mystérieux, fascine les humains autant qu’il les effraie. C’est bien de son côté que sont la sagesse et la bonté et en cela, Le Peuple loup réussit le pari de ses auteurs de vouloir toucher, par cette légende ancienne, le public d’aujourd’hui. Car écouter et respecter le règne animal, entendre ce qu’il révèle de notre arrogance – une expansion sans limite, une domination destructrice – est une nécessité qui s’impose dans cette fable celtique autant que dans notre société contemporaine. C’est un film d’animation majeur, sans doute pas visible par les touts petits car la meute peut être effrayante (même si les loups sont gentils), mais à partager en famille sans modération… avec une fin fleurie et bienheureuse qui laissera une jolie trace colorée dans tous les esprits.