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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

SOUND OF METAL

Darius MARDER - USA 2019 2h02mn VOSTF - avec Riz Ahmed, Olivia Cooke, Paul Raci, Lauren Ridloff, Mathieu Amalric... Scénario d’Abraham et Darius Marder.

Du 14/07/21 au 03/08/21 à Toulouse (Borderouge) - Du 16/06/21 au 06/07/21 à Tournefeuille

SOUND OF METALC’est une expérience de cinéma qui captive et surprend, une plongée singulière dans un univers que peu d’entre nous connaissent, un monde où les sons, les bruits, la musicalité d’une note ou d’une parole disparaissent peu à peu pour laisser place au silence…

Il serait dommage de réduire ce très beau film à cette seule composante qui n’est pas anecdotique mais ne construit pas non plus à elle seule le récit, mais il nous a paru important de vous révéler cette particularité. Non pas pour gâcher un effet de surprise qui n’a pas de raison d’être, mais plutôt pour éviter que la découverte des premiers instants du film ne soit gâchée par un questionnement quant à l’éventualité d’une erreur technique de projection. Car il y a dans ce film un peu plus de sous-titres que d’habitude. Ce n’est donc pas une erreur mais bien l’intention du réalisateur de sensibiliser le public bien entendants à l’expérience des spectateurs malentendants qui ont absolument besoin de ces sous-titres complémentaires pour accéder à tout ce qui constitue l’ambiance sonore du film.

Le travail sur le son réalisé dans Sound of metal est d’ailleurs remarquable à plus d’un titre. D’abord il conforte sans appel la suprématie de la salle de cinéma : impossible en effet de vivre la force émotionnelle de ce film sur petit écran. Ensuite, il accompagne d’une manière très intelligente la construction dramatique du film : sans jamais passer devant le jeu des comédiens, l’univers sonore est un élément narratif qui enrichit l’histoire d’une texture particulière, lui donnant une formidable résonance. Dans le genre, on n’avait pas vu cela depuis Whiplash, le premier film de Damien Chazelle. Bref, vous l’aurez compris, nous avons beaucoup aimé Sound of metal.

Ruben et Lou. Lou et Ruben. Saltimbanques des temps modernes, ils ont choisi la route comme mode de vie, sillonnant le pays à bord de leur camping-car au gré des dates de concerts du groupe qu’ils forment à eux deux. Une musique brute et sauvage, du métal énergique, comme une urgence, comme une déclaration de vie, incandescente et absolue. Lou chante et Ruben est à la batterie, il donne la pulsion, le rythme cardiaque de leur duo fusionnel. Ça tape, ça vibre, ça fait du bruit, beaucoup, beaucoup trop… Un soir, Ruben perd le fil du son de l’instrument, puis celui des mots, puis celui de la ville. Brutalement, le monde s’éloigne de lui, il se distend, il se déforme, il se brouille pour laisser place au vide : celui du silence, immense, effrayant. Ruben est devenu sourd.
Convaincu que sa sensibilité acoustique va revenir et que ce grand vide n’est que passager, il accepte, à contre-cœur certes, de rejoindre seul un centre d’accueil pour celles et ceux qui, comme lui, n’entendent plus. Il va ici apprendre à vivre avec cette nouvelle dimension que personne ne nommera jamais « handicap » car faisant partie intégrante de l’identité de chacun. Plein de rage, de colère et de tensions liées aussi à son histoire douloureuse, Ruben va apprivoiser le silence, découvrir le langage des signes et affronter ses peurs. Et s’il n’entend plus le bruit des baguettes sur la caisse claire, il perçoit plus que jamais les battements de son propre cœur.