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Le blog des profondeurs...
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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

DEBOUT LES FEMMES !

Gilles PERRET et François RUFFIN - documentaire France 2021 1h25mn -

Du 13/10/21 au 09/11/21 à Tournefeuille

DEBOUT LES FEMMES !« Notre pays tout entier repose sur ces femmes et ces hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal. Il faudra s’en rappeler. » Ainsi parlait Emmanuel Macron, en avril 2020, alors que les premiers assauts du Covid mettaient toute la France à l’arrêt. Toute ? Non. « Ces femmes et ces hommes », c’est à dire le petit personnel soignant, le petit personnel des épiceries et des centres commerciaux, le petit personnel d’entretien… tout un peuple irréductible de « petit personnel » dont notre Président bien-aimé prenait soudainement conscience de l’importance, non seulement n’allait pas s’arrêter de travailler, mais allait au contraire être mis « en première ligne » (selon la terminologie guerrière en vogue) face au virus pour permettre au pays confiné de survivre en attendant des jours meilleurs.

En avril 2020, justement, le député « France Insoumise » du Nord François Ruffin est sur les routes de France, en mission parlementaire d’information sur « les métiers du lien ». Par « métiers du lien » on entend principalement l’accompagnement d’enfant en situation de handicap (AESH), les assistantes maternelles, les auxiliaires de vie sociale (AVS) et l’animation périscolaire. Des métiers pile-poil concernés par la déclaration si généreuse et si concernée de Monsieur Le Président. Des métiers pourtant dont les rémunérations se situent en dessous du salaire minimum mensuel, qui malgré une forte amplitude horaire les placent sous le seuil de pauvreté – et qui sont (tiens donc !) ultra-majoritairement occupés par des femmes. Pas exactement en odeur de sainteté au Palais Bourbon, le Député Ruffin met toute son énergie dans une mission qui, il l’espère, permettra enfin d’offrir un statut aux « professionnelles du lien » et, partant de là, une batterie de droits et de protections dont ces championnes de la solidarité et de la précarité sont singulièrement dépourvues. Flanqué du député « La République en Marche » du Rhône Bruno Bonnell, il a donc ressorti son kangoo du garage, il embarque l’ami Gilles Perret armé de sa caméra, et roule ma poule ! Le voilà reparti faire ce qu’il sait faire de mieux : rencontrer et faire parler les gens, enregistrer leur parole, témoigner et tenter, inlassablement, de renverser la marche d’un monde inégalitaire, rééquilibrer la balance sociale au profit des oubliées du système.

Avec Debout les femmes !, on assiste à la naissance d’un objet dont on a longtemps rêvé sans trop savoir quelle forme il pourrait prendre : basiquement, le rapport de mission parlementaire à destination du plus grand nombre, quasi en temps réel. Plus largement, un outil de réappropriation du champ politique par tout un chacun, clair, accessible, compréhensible, sans langue de bois. Comme si, par la magie du cinéma, le débat parlementaire pouvait s’inviter, sur des sujets très concrets, dans nos cuisines, dans nos troquets, dans nos cinémas… Vous, moi, la Mère Michel et le Père Lustucru, tout le monde s’y retrouve, tout le monde comprend.
Avec Bruno Bonnell, François « Tintin » Ruffin a trouvé son Captaine Haddock. Après une entrée en matière assez rugueuse (« Mais qui m’a mis cette tête de con ? » s’exclame-t-il lors de leur première rencontre), leur duo à la Laurel & Hardy prend de l’épaisseur et prend une tournure insoupçonnée – rien n’étant plus beau que de voir les yeux d’un libéral bon teint se dessiller au contact de la réalité. Ensemble, avec ces invisibles du soin et du lien, ils vont se bagarrer pour que ces travailleuses soient enfin reconnues, dans leur statut, dans leurs revenus. Et s’il le faut, ils réinventeront avec elles l’Assemblée nationale…