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DES NOUVELLES DU FRONT ...suite...
Au cours du conseil municipal du 26 juin, Joris Hebrard, maire frontiste du Pontet, avait fait valider la fin de la gratuité totale de la cantine scolaire pour les enfants des familles les plus démunies et générer ainsi une économie conséquente (« On essaye de chercher les économies partout où o...

ARRETER LE CONTRAT D’EAU VEOLIA/AVIGNON EN 2015, C’EST POSSIBLE !
Le contrat d’Avignon avec VEOLIA, initialement prévu pour une durée de 35 ans (de 1986 à 2020), a été stoppé dans son élan par le Conseil d’État. En vertu de la loi « Barnier » de 1995 – qui a décidé de limiter ce genre de contrats de Délégation de Service Public, et qui ne doit pas dépasser 20 ...

SOUTENEZ UN PROJET DE CRÉATION CINÉMATOGRAPHIQUE PARTAGÉE A AVIGNON
Depuis cinq années les étudiants de cinéma de la classe préparatoire du Lycée Mistral participent à un atelier de création cinématographique encadré par des réalisateurs professionnels. En septembre démarre un nouveau projet intitulé La maison et le monde destiné à se développer sur 5 ans. Les ...

« La douleur des Israéliens et des Palestiniens ne peut pas être distinguée, et l’une ne cessera pas tant que l’autre durera »…
…dit dans un interview Nadav Lapid, réalisateur du formidable film L’Institutrice, programmé à partir du 1er octobre. Il est signataire de l’appel de cinéastes israéliens qui ont osé prendre la parole en plein Festival du Film de Jérusalem. Une intervention bien peu relayée dans les médias franç...

DES NOUVELLES DU FRONT OU COMMENT LES PAUVRES CONTINUERONT A PAYER POUR LES RICHES !
Puisque nous sommes aux premières loges, que se passe t’il dans la mairie Front National du Pontet ? Pour être franc pour l’instant pas de grandes révolutions, juste des indices qui permettraient d’imaginer une politique nationale… « On essaye de chercher les économies partout où on peut en fai...

PARTY GIRL

Écrit et réalisé par Marie AMACHOUKELI, Claire BURGER et Samuel THEIS - France 2014 1h35mn - avec Angélique Litzenburger, Joseph Bour, Mario Theis, Samuel Theis, Séverine Litzenburger, Cynthia Litsenburger... FESTIVAL DE CANNES 2014 : CAMÉRA D'OR (Meilleur premier film, toutes sélections confondues).

Du 22/07/14 au 07/10/14

PARTY GIRLC'est une partition à six mains, un premier film écrit et réalisé par un gars, deux filles, soudés depuis l'adolescence : Marie Amachoukeli, Claire Burger, Samuel Theis. Un petit bijou atypique né d'une idée de Samuel, le fils d'Angélique, personnage central et actrice principale du film.
Que deviennent les reines de la nuit quand elles se fanent ? Quand les hommes les délaissent, préférant la compagnie de jeunettes à seins fermes et ventre plat. Gourmandises d'un soir pour mâles un peu perdus qui cherchent du réconfort dans les bras de créatures accommodantes, moyennant quelques billets investis dans des bulles de champagne. Royaume underground truffé de boules à facettes, de strass et de paillettes, de tenues en cuir, d'idées et de mœurs légères, permettant d'oublier, quelques instants, la rudesse d'une réalité économique d'où suinte la misère. Cela se passe en Lorraine, dans la petite ville de Forbach. Tous ont un accent qui chante mais bute un peu, comme s'il hésitait entre deux cultures : l'allemande et la française. Les houillères fermées ont laissé les mineurs désœuvrés et toute une classe sociale ouvrière en suspens…

Angélique a la soixantaine. Une soixantaine pulpeuse qui se pose là ! La tête haute, elle trône fière sur les vestiges de sa jeunesse, parmi les nouvelles souveraines d'un cabaret qui fut sa vie et qu'elle n'arrive pas à quitter, même si ses clients se font rares. Un mélange détonnant d'élégance et de kitsch. Comme elle est belle encore, malgré sa peau flétrie et les rides qui fendillent ses traits ! Ses longs cheveux aux boucles éternellement teintées de noir, ses bijoux qui en font trop, ses tenues aussi exubérantes qu'elle-même. Ses yeux d'un bleu changeant comme l'humeur de la mer toujours renouvelée, qui donnent envie de plonger dedans. Et ce sourire, un peu triste mais généreux, qui déchire tout, même la morosité… Jeune, elle devait être d'une beauté à peine croyable ! Fragile et sauvage. Esprit libre et libertin, difficile à apprivoiser, impossible à emprisonner, même dans un rôle de mère pour ses quatre gosses. Qui est-elle dans le fond ? Une égoïste généreuse ? Une responsable irresponsable ? Une raisonnable inconséquente ? Angélique est tout et son contraire à la fois, un paradoxe ambulant qui assume sa personnalité et ses actes, sans complexe, avec une lucidité décapante. Elle aborde les autres avec une franchise qui fait mal, mais ils ne parviennent jamais complètement à lui en vouloir.
Quand Michel, son plus fidèle client, énamouré depuis toujours, lui propose le mariage, elle fond telle une fleur bleue née de la dernière pluie. Ils sont touchants. Lui, prêt à tout accepter pour sa vieille call-girl, même l'opprobre social. Elle, ravie, enfantine, prête à se refaire une virginité, à renouer avec la famille… Mais que c'est dur pour cette incorrigible fêtarde de laisser derrière elle ses copines solidaires, rigolotes, son travail, ses nuits magnétiques…

Vous l'aurez compris, le film tout entier s'articule autour de ce personnage central, fascinant : Angélique. Il est comme elle, un électron libre anti-conventionnel, impertinent et il donne franchement envie de la rencontrer. Tous les membres de sa famille interprètent leur propre rôle. Cela aurait pu faire un magnifique documentaire ou une habile fiction, les réalisateurs en ont fait un objet inclassable, subtil, pêchu, dont découle toute une analyse sociale, de mœurs. C'est le portrait non seulement d'une femme, d'un milieu, mais aussi de toute une région.