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LE FEU QUI NE S’ÉTEINT JAMAIS
 Il y a sept ans nous apprenions avec effroi l’explosion de 3 réacteurs nucléaires dans la centrale de Fukushima au Japon. Au pays du shintoïsme – un culte dédié à la nature -, le choc fut terrifiant. Il venait implacablement raisonner avec la mémoire traumatique d’Hiroshima et Nagasaki. Grand pe...

Procès de la faucheuse de chaises de Carpentras.
 Le 6 février, Nicole Briend, membre d’ATTAC, était convoquée au tribunal correctionnel de Carpentras pour avoir participé à une action collective de désobéissance civile : emprunter 3 chaises à l’agence locale de la BNP, qui devaient être rendues quand la banque aurait fermé toutes ses filiale...

A PART OF US
 Ou une odyssée photographique et toponymique à travers les USA, qui permet de se plonger dans les origines internationales de ce pays. Elle débutera à Amsterdam dans l’État de New York le 5 juin et s’achèvera à Avignon en Californie. Entre temps elle passera par Naples, Paris, China…Réalisée par le...

Séances bébé
   Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son po...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
   Projections de films français avec sous-titres spéciaux pour les malentendants Les séances estampillées du symbole (oreille barrée) dans les grilles horaires indiquent des projections de films français accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spéciaux appara...

La projection du mercredi 25 avril à 18h00 sera suivie d’une rencontre avec des membres de SOS Homophobie

COBY

Christian SONDEREGGER - documentaire France 2017 1h17mn VOSTF -

Du 25/04/18 au 08/05/18

COBYDans une petite ville du Midwest, au cœur de l'Amérique profonde, Suzanna Hunt est devenue Jacob, alias Coby. C'est Coby qui est au centre du film documentaire réalisé par Christian Sonderegger, qui se trouve être son demi-frère. Coby et son histoire, Coby et les gens qui l'aiment et qu'il aime, Coby et son bonheur d'être celui qu'il a toujours voulu être.

« Transformation et normalité. A priori opposées, ces deux notions alimentent de part en part le premier film de Christian Sonderegger. S'engager sur la voie de l'acceptation de soi, vaincre l'isolement, les doutes qui assaillent. Tous ces obstacles sont subtilement déployés sur le chemin du jeune Coby pour devenir homme, dans un émouvant récit qui évite l'écueil de la sur-dramatisation. Tout le long d'un film où les chairs s'exposent, où les meurtrissures des uns et des autres viennent enrichir les liens qui les unissent, le réalisateur ouvre grand la possible transformation d'un corps social trop souvent enclin au rejet de l'Autre. Ainsi, la question identitaire (sexuelle, familiale, culturelle) est ramenée à sa plus simple expression, à savoir qu'elle n'est qu'une question de norme. Et c'est l'amour au sens large du terme qui vient résoudre l'équation. Un amour qui transparaît chez chacun des protagonistes et jusqu'à travers le regard d'un réalisateur soucieux d'apaiser, d'accompagner par les moyens du cinéma un processus qui ébranle les corps et nos idées reçues. Entre une mise en scène maitrisée et la modernité du propos, l'histoire de ce film est celle d'un monde où l'altérité est chaleureusement accueillie, peut-être même désirée. C'est celle d'une utopie devenue réalité. » (Idir Serghine, cinéaste)

« Le cinéaste doit avoir un regard. Je ne voulais surtout pas tomber dans le piège du “spectacle” de la condition humaine. Mettre en scène la souffrance. J’avais le sentiment que ce parcours intime avait transcendé toute cette famille. Depuis que Coby a fait sa transition, il y a quelque chose qui circule mieux dans cette famille. Il a libéré une énergie… Je ne voulais pas faire un film pour les “convaincus”. Je voulais sortir du registre LGBT. Je souhaitais atteindre des gens qui ne se seraient pas spontanément intéressés à ce type de thématiques. Donc pour cela il fallait avant toute chose faire de Coby un être humain. Pas un sujet de société. Il fallait emmener lentement le spectateur dans l’univers de Coby. Construire celui-ci. Ou plutôt le déconstruire par rapport aux idées que l’on peut se faire. J’ai eu envie de le filmer dans son quotidien. Que l’on découvre un garçon sympathique, créer un peu d’empathie, prendre du temps avec lui pour filmer son univers. Mais ce que je ne voulais surtout pas c’était susciter de l’apitoiement. en revanche que l’on puisse se dire que oui, ce pourrait être un proche… » Christian Sonderegger