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CHANTER RÉGÉNÈRE !
En raison de nouvelles aventures prévues au Théâtre des Vents, l’atelier chansons, animé depuis plus de vingt ans par Amélie Grand – fondatrice et ex-directrice des Hivernales de danse d’Avignon – rejoint le Théâtre Transversal : 10, rue d’Amphoux à Avignon. Tel : 04 90 86 17...

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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous :Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou car...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?
Et si ce n’était pas le sujet ? Il est donné de-ci de-là, dans la presse, communiqué de la Ville, aux comptoirs des bistrots…, des « informations », pour le moins fantaisistes, surprenantes, voire peut-être avec une petite pointe de taquinerie, mais aussi, allez !, un zeste de ma...

Utopia, mon amour !
Courrier reçu de Bernard et Véronique.Mais que se passe-t-il encore dans ma bonne ville d’Avignon ?Mon vieux pote avec qui j’écumais vos salles à leur ouverture, il y a plus de quarante ans, vient de m’en annoncer une bien bonne : l’épatante promenade qu’il avait l’habitude de faire en fam...

En collaboration avec Contraluz, la projection du vendredi 16 novembre à 20h20 sera suivie d’une rencontre avec Meritxell de la Huerta enseignante à l'Université de Montpellier, réalisatrice, auteure d'un documentaire sur la condition de la femme gitane et le chanteur Tchoune, créateur du groupe flamenco Tchanelas.

CARMEN ET LOLA

Ecrit et réalisé par Arantxa ECHEVARRIA - Espagne 2018 1h48 VOSTF - avec Rosy Rodriguez, Zaira Romero, Moreno Borja, Caroline Yuste...

Du 14/11/18 au 18/12/18

CARMEN ET LOLAC’est un grand classique du cinéma, de la littérature et de la vie tout simplement : les histoires d’amour contrariées par les soi disant bonnes mœurs, montrées du doigts par l’ordre établi, vilipendées par la majorité dominante. Qu’ils soient issus de communautés différentes qui ne se mélangent pas, qu’ils soient du même sexe ou que la différence d’âge qui les séparent soit abyssale au yeux des autres, les amoureux, pourtant, n’auront de cesse d’écouter les élans de leurs cœurs parce que renoncer à l’amour vrai est bien pire que toutes les punitions, bien plus douloureux que tous les bannissements.
C’est donc l’une de ces histoires qui nous est ici racontée mais si l’intrigue peut sembler familière, l’univers dans lequel elle se déroule lui donne une dimension extraordinaire.



Carmen et Lola sont toutes deux issues de la communauté gitane madrilène, un microcosme portant ses règles, ses codes et ses traditions comme un étendard, sans qu’aucune remise en question ne puisse être imaginable. Ici, chez les gitans, les femmes sont faites pour servir, pour enfanter et pour aimer leur homme et leur famille. Dès leur plus jeune âge, elles sont dressées pour cela : être belles, être mères, la casserole dans une main, les robes à paillettes dans l’autre. On prépare les filles, à grand renfort de diadèmes et de talons aiguilles, à se marier à 16, 17 ans avec un lointain cousin.
Carmen est destinée à reproduire ce schéma qui se répète depuis des générations et elle a déjà son fiancé, à peine plus âgé qu’elle. Carmen travaille sur les marchés avec son père et n’a rien à redire à cette vie toute tracée que les hommes, avec la complicité silencieuse des femmes, ont choisie pour elle.
Mais pour Lola qui vit à quelques rues de là, c’est une tout autre histoire. Si elle se plie docilement aux règles de la communauté – les réunions à l’église, les préparations festives, le marché avec son père, la vaisselle –, elle cultive secrètement son jardin intime, peuplé de tout un tas de choses inavouables. Il y a des oiseaux par milliers, ceux qu’elle dessine sur ses cahiers d’écolière, ceux multicolores qu’elle graffe à la bombe sur les murs de son quartier, il y aussi l'envie d’étudier, de devenir enseignante, il y a enfin cette attirance pour les filles qu’elle a depuis longtemps acceptée mais qu’elle ne peut avouer à personne.
Quand les deux filles se croisent, c’est un lien doux et complice qui se crée. Elles se retrouvent au marché pour aller fumer loin des parents, elles rient, elles parlent et se racontent. Mais Lola déjà a le cœur en flammes et ne rêve que d’une chose : déployer ses ailes et entraîner Carmen dans son envolée.

Le premier mariage lesbien a été célébré en Espagne, à Grenade, en 2009. Les épouses, gitanes, avaient raconté dans la presse le rejet dont elles ont fait l'objet dans leur communauté dès leur liaison connue. Ce film est un hymne à l’amour autant qu’une critique sans concession de l’intolérance des esprits qui sévit encore, malgré toutes les avancées juridiques. Si le récit est parfois cruel, ne taisant rien de la violence de cette société patriarcale, il sait aussi dire la beauté charnelle, la joie vive, les chants, les danses et la fraternité qui rythme la vie de cette communauté.
Les deux comédiennes, toutes deux gitanes et non professionnelles, impressionnent par la justesse de leur interprétation et irradient le film de leur beauté, leur naturel et la grâce qu’elles parviennent à distiller dans chacun de leurs gestes. Leur histoire d’amour est belle et universelle et touche au cœur…