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LA GAZETTE SUR VOS ECRANS
Bonjour à vousPlus bas, vous pouvez consulter la gazette actuelle——-Petite astuce : pour afficher la gazette en plein écran, il vous faut cliquer sur l’icône en bas à droite représentant un petit rectangle dans un plus grand rectangle.Plus commode : vous pouvez également ...

Le quartier autour de La Manutention va se retrouver dans les années à venir en grand chantier.
L’ancienne prison, alors que le projet définitif n’est pas encore dévoilé, devrait être réaménagée et le Verger d’Urbain V devrait quant à lui arborer plus rapidement un nouveau visage.À cette fin des fouilles y ont été accomplies et ont révélées que le sol était empoisonné, le lieu ayant servi ...

Promouvoir les valeurs judéo-chrétiennes…
« Vous le savez, c’est grâce à l’un des nôtres, notre ami André Bonnet, que le film  “Baise-moi” a pu être classé X et interdit de diffusion ! Et que l’on ne se trompe pas sur le sens de cette victoire ! […] Le film en question était un film d’une pornographie et d’une violence totales […] Et to...

Toulouse, c'est pas rose, Toulouse, c'est morose…
Il s’en passe de belles du côté de nos cousins d’Utopia Toulouse : le 26 janvier, à 8 heures du matin, les projectionnistes se sont retrouvés devant les portes bloquées, des affiches placardées un peu partout sur les vitres avec des slogans dont la violence a cassé les effets bénéfiques de leur ...

On passe à Enercoop
 Tous les consommateurs disposant d’un tarif réglementé avec une certaine puissance souscrite ont l’obligation de renégocier auprès du fournisseur d’énergie de leur choix une offre de marché avec une prise d’effet au plus tard au 1er janvier 2016.L’État vient de nous rappeler à la réali...

En collaboration avec les Amis du monde Diplomatique, dans le cadre des Rencontres critiques et créatives : « Fraternité ou barbarie ou la fraternité remède à l’insécurité ». Séance unique le mardi 24 mai à 18h30, en présence de Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, enseignant à l’Université d’ Aix-Marseille, sociologue spécialiste de la délinquance et des politiques de sécurité.

NOUS PRINCESSES DE CLÈVES

Régis SAUDER - France 2010 1h10 - avec Abou, Albert, Aurore, Mona, Morgane et d'autres lycéens du Lycée Diderot à Marseille... D'après une idée originale d'Anne Tesson.

Du 24/05/16 au 24/05/16

NOUS PRINCESSES DE CLÈVESVous vous souvenez peut-être de l’intervention de ce président à propos de La Princesse de Clèves, le roman de Madame de La Fayette : « j’ai beaucoup souffert sur elle » disait-il… Une façon de signifier que l’enseignement d’une telle œuvre et ceux qui l’enseignent sont à côté de la plaque et qu’on ferait mieux d’apprendre aux jeunots des choses plus utiles. Il n’est pas question de Nicolas Sarkozy dans le film, mais on ne peut s’empêcher de voir dans ce merveilleux moment de grâce et de délicatesse une forme de réponse éclatante et classieuse à cette démagogie vulgaire et méprisante.

Nous, Princesses de Clèves est en effet un film tout en grâce, où une classe de lycéens de la banlieue nord de Marseille, un quartier « difficile » comme on dit, ne se contente pas de jouer les phrases délicieuses du premier roman de la langue française avec une élégance et une saveur épatantes, mais prolongent le texte de confidences faisant apparaître ainsi les concordances évidentes entre les mots de Madame de Lafayette et leur vie.

Ils ont pour prénom Morgane, Boubacar, Armelle et Virginie, Cadiatou, Gwenaelle, Laura… leurs familles viennent de tous les pays du monde et, du lycée à leur intimité familiale, rien des frémissements de l’amour, des hésitations du désir, du doute, de la solitude, du mal être… évoqués dans le roman ne leur est étranger. Et les conseils que Madame de Chartres donne à sa fille en 1558 ressemblent comme deux gouttes d’eau aux conseils que leur donnent leurs parents aujourd’hui.
« L’amour était toujours mêlé aux affaires et les affaires à l’amour »… Qu’ils soient seuls, face à la caméra, ou avec leurs parents, leurs amis, ils sont la démonstration que la plus grande réussite de leurs enseignants est d’avoir su leur donner, dans ce monde de brutes, le goût de la subtilité, le sens de l’écoute, le plaisir de la musique des mots… les aidant ainsi à affiner leur conscience du monde dans lequel ils évoluent.
« Jamais cour n’eut autant de belles personnes et d’hommes admirablement bien faits, et il semblait que la nature ait pris plaisir à placer ce qu’elle donne de plus beau… » Le lycée semble tout à coup palais immense et les immeubles, sur fond de ciel d’orage, prennent une allure qu’on ne leur connaissait pas, eux-mêmes semblent valorisés par le texte… Est-ce parce que la caméra sait si bien les suivre et les aimer qu’on les trouve si touchants et si beaux ?
Ce film-là, non seulement parle remarquablement des jeunes, donne le goût de la littérature française, donne à voir la richesse culturelle de la banlieue de Marseille comme aucun autre, mais il dit toute la noblesse d’un boulot de prof fait avec passion…