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Le blog des profondeurs...
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DES NOUVELLES DU FRONT OU COMMENT LES PAUVRES CONTINUERONT A PAYER POUR LES RICHES !
Puisque nous sommes aux premières loges, que se passe t’il dans la mairie Front National du Pontet ? Pour être franc pour l’instant pas de grandes révolutions, juste des indices qui permettraient d’imaginer une politique nationale… « On essaye de chercher les économies partout où on peut en fai...

CINQ ANS APRÈS LE « PARI » DE LA FERMETURE D’UN COLLÈGE ZEP À AVIGNON ! (suite)
Situé dans un quartier considéré comme extrêmement défavorisé, le collège Giera a fermé ses portes en 2009 et les élèves ont été «  intégrés  » pour la grande majorité dans deux établissements de bonne réputation de l’intra-muros d’Avignon : les collèges Mistral et Vernet.Il y a quelques semaine...

2003 : CHIRAC ETAIT AUX COMMANDES... ET LA GAUCHE SOUTENAIT LES INTERMITTENTS !
À l’heure où nous bouclons notre programme du mois de juillet, que communément nous appelons la Gazette-du-Festival, il n’est pas certain que ce Festival ait lieu… Le spectre de 2003 rôde de nouveau sur la ville. 2003 : Chirac était aux commandes… et la gauche soutenait les intermittents  !  201...

La gazette à lire sur votre écran
Bonjour à vous Plus bas, vous pouvez consulter la gazette actuelle et les gazettes précédentes (depuis 2008). ——- Petite astuce : pour afficher la gazette en plein écran, il vous faut cliquer sur l’icône en bas à droite représentant un petit rectangle dans un plus grand recta...

Cinq ans après le « Pari » de le fermeture d’un Collège ZEP à Avignon !
En 2009, nous avions accueilli le Collectif contre la fermeture du collège Giera, pour une rencontre, plutôt vive, après la projection du film La Journée de la jupe. Ce collège, au service d’une population très défavorisée, avait finalement fermé, mais qu’en est-il cinq ans plus tard ? Un mouvem...

LES COMBATTANTS

Thomas CAILLEY - France 2014 1h38mn - avec Adèle Haenel, Kevin Azaïs, Antoine Laurent, Brigitte Rouan... Scénario de Thomas Cailley et Claude Le Pape. Quinzaine des Réalisateurs, Cannes 2014 : Prix SACD – Prix des Cinémas d'Art et Essai – Prix de la Critique internationale.

Du 20/08/14 au 02/09/14

LES COMBATTANTSBonne nouvelle, très bonne nouvelle même : la comédie française est dans une forme olympique ! Et je ne parle pas ici des produits manufacturés qui font se pâmer les observateurs compulsifs du box-office, les obsédés des records d’entrées, les sociologues de comptoir qui transforment en phénomène de société toute production hexagonale qui aligne les millions de spectateurs. Non, je vous parle de cet épatant Les Combattants, premier long métrage de Thomas Cailley, une comédie qui sort des sentiers battus, aussi drôle qu’originale, aussi énergique qu’excellemment écrite, filmée et interprétée. Les deux jeunes comédiens qui forment le couple de choc du film sont en effet formidables : Adèle Haenel, on commence à la connaître bien, elle a illuminé de sa présence singulièrement forte plusieurs films qu’on a défendus dans nos salles : Naissance des pieuvres, L’Apollonide, Suzanne… Kevin Azaïs, on le découvre, et il est particulièrement juste et attachant.

Dans Les Combattants, Adèle est Madeleine, une jeune femme de son temps tout juste diplômée en macro économie, qui ne redoute ni la crise ni le chômage, elle veut juste être prête quand la fin arrivera… La fin, quelle fin ? Rien de moins que celle du monde, l’apocalypse, le grand déluge… Alors elle se prépare, elle s’entraîne et quoi de mieux se dit-elle que l’armée pour apprendre les règles fondamentales de survie en temps de chaos ? Pour Madeleine, cet été, ce sera stage commando ou rien. Mais il faudra aussi compter avec Arnaud…
Arnaud, on fait sa connaissance dès la première scène, magnifique, du film. Il est avec son frère aux pompes funèbres où un vendeur leur fait l’article sur tel ou tel cercueil et les qualités remarquables de telle essence de bois. Pas de chance pour le baratineur, les deux frères sont fils de menuisier. De retour chez eux furibards – « c’est même pas du massif ! » –, ils fabriquent en une nuit le cercueil de leur père. Aussi drôle que bouleversant.
Voilà donc Arnaud, pas très emballé pour reprendre avec son grand frère l’entreprise familiale, pas contre non plus, on verra après l’été… Indécis, comme un jeune homme de son âge, pas encore tout à fait adulte, plus vraiment un gamin. Sa rencontre, pour le moins physique, avec Madeleine va pourtant lui fournir un écheveau de pistes à suivre, une raison de faire des choix, même si dans un premier temps, ce seront plutôt ceux de Madeleine…

Les Combattants nous touche parce qu’il dresse un portrait sensible et juste d’une génération (ou pour le moins de deux jeunes gens d’aujourd’hui) qui, sans être paumée, ce qui aurait été la facilité et surtout une resucée pas très intéressante, n’en est pas moins à la recherche de combats à mener, de sens à donner à une existence dont on n’a de cesse de leur rabâcher qu’elle ne sera faite que de souffrance et de désillusion. Une génération qui n’a connu que la crise, réelle ou suggérée, et qui l’a intégrée à son mode de pensée et de vie, sans plus s’en soucier vraiment. Avec un humour volontiers burlesque et iconoclaste, à travers des situations écrites et mises en scène avec une précision imparable, Thomas Cailley réussi un film intelligent et drôle, lumineux et sensible, combattif et plein d’espoir.