UTOPIA SAINTE BERNADETTE
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Coopérative QUI VIVRA BÉRAT habitat partagé en évolution la Ménardière
Une autre façon de vivre ? Une autre façon de vieillir ? Voilà 4 ans, qu’un groupe de retraités a investi le Domaine de la Ménardière en créant une coopérative. Objectif : Vivre et vieillir ensemble solidaires et actifs jusqu’au bout du chemin. Chambres d’hôtes, Conc...

SÉANCES BÉBÉS
  Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pou...

30237
Et voilà, Vidéo en Poche c’est fini, le compteur s’arrête à 30237 copies vendues sans DRM sur clés USB ! À bientôt dans le cyberespace indépendant et surtout IRL dans les salles de cinéma Le 30 novembre à minuit, Vidéo en Poche a tiré sa révérence et retourne dans sa bouteille de la...

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FEMMES FEMMES

Paul VECCHIALI - France 1974 2h02mn - avec Hélène Surgère, Sonia Saviange, Michel Duchaussoy, Michel Delahaye...

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FEMMES FEMMESFemmes femmes est un film étrangement vivant, d’une ténacité dangereuse, toujours sur le point de s’effondrer, et qu’on prolonge par le jeu, le saut vers un passé glorieux qui n’est plus. Deux actrices déchues partagent un appartement et transforment leur vie en une pièce de théâtre à la fois drôle et pathétique, tragique et comique, musicale et bavarde. Le film s’ouvre en chanson, sur des images d’inserts de grandes actrices de l’époque : Darrieux, Dietrich, Crawford… À lui seul, ce générique donne le ton et l’enjeu du film. Il y sera question, de comédiennes, de femmes, d’instants figés, de nostalgie d’une jeunesse passée, de mort. L’appartement est un ailleurs spatial et temporel, un monde fictif et détaché qui n’appartient qu’à ces deux femmes. La théâtralisation de la vie, est soulignée par la mise en scène de Vecchiali, presque exclusivement en plan séquences, et souvent fixes.
Derrière le jeu il y a un vide qui court et qui grandit, quelque chose dysfonctionne, quelque chose se meurt. Le jeu a cette double fonction : pouvoir cacher et révéler. Cacher les deux actrices du réel, comme refuge ; et en même temps, révéler une douleur infinie qu’on laisse s’échapper sans faire exprès. C’est un film absolument bouleversant, qui est aussi connu pour être adoré par Pasolini, le cinéaste allant même jusqu’à inviter les deux comédiennes (Hélène Surgère et Sonia Saviange) dans Salo ou les 120 journées de Sodome afin d’y rejouer une scène du film.