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FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme,
Face à l’urgence hivernale, les membres de Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme, ont mené une Réquisition Citoyenne d’un bâtiment à Avignon, au 7 rue Louis Pasteur. Ils hébergent une trentaine de personnes exilées, des familles...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

UBU, ROI DU VERGER
@page { margin: 2cm } p { margin-bottom: 0.25cm; line-height: 120% }- Je peux vous poser une question ?- Oui, qu’est-ce que c’est ?- C’est une phrase interrogative, qu’onutilise pour tester les connaissances. Pour le coup, ce dialogue n’est pas extrait de la pièce Ubu Roi mais du film Y ...

UNDERCOVER, une histoire vraie

(White Boy Rick) Yann DEMANJE - USA 2018 1h51 VOSTF - avec Matthew McConaughey, Richie Merritt, Bel Powley, Jennifer Jason Leigh...

Du 06/02/19 au 25/02/19

UNDERCOVER, une histoire vraieCette manie d'estampiller les films « d'après une histoire vraie »… En l'occurrence, telle que la raconte le film, l'histoire de Rick Wershe, le « petit blanc », le « White Boy Rick » du titre original, se confond avec celle de sa ville, Détroit, à ce moment précis de l'Histoire des États-Unis où la politique ultra-libérale menée par Ronald Reagan, comédien de séries B miraculeusement devenu Président, va plonger pour longtemps des pans entiers de la société américaine dans la pauvreté. Et cette évocation extrêmement précise, documentée, d'un passé pas si lointain est évidemment un éclairage porté sur l'Amérique contemporaine. Quelle est, d'où vient l'Amérique qui a élu Donald Trump ? De la ségrégation et du Ku-Klux-Klan, nous dit à raison Spike Lee dans BlackKklansman. Mais certainement plus encore de ce tournant des années 80 où toute une population prise dans une chute sociale vertigineuse dut suivre l'injonction d'être « de la race des lions ». Des battants. Des « winners ». À tout prix. Sec, nerveux, efficace, Undercover détourne et contourne habilement les codes du polar pour évoquer l'ascension et la chute d'un petit caïd trop vite monté en graine et fabriqué à dessein par une police fédérale bien peu morale, à ce moment d'extrême violence sociale qui a modelé pour longtemps les États Unis d'Amérique.
Et dire qu'on a bien failli passer à côté de ce bijou ! Misère ! Sorti en catimini après les fêtes, cantonné aux séances de 22h en VF dans les multiplexes périphériques – autant dire condamné d'avance… On remercie donc chaleureusement Télérama – et précisément Cécile Mury, dont l'enthousiasme nous a convaincu de remuer ciel et terre pour découvrir Undercover.

« Detroit, années 1980. Rick Wershe n’a que 14 ans lorsque le FBI décide d’en faire un indic : le gamin, surnommé « White Boy Rick » — ou « Rick le petit Blanc » — a grandi à l’est de la ville, dans l’un des quartiers les plus pauvres. Il livre régulièrement les armes que fourgue son père aux dealers noirs du coin, et traîne volontiers avec leur bande. Il a donc ses entrées chez le caïd que la police veut faire tomber. Pour parfaire sa « couverture », on force le collégien à se lancer à son tour dans le trafic de drogue. Très vite, Rick se laisse griser par ce jeu dangereux et grimpe les échelons.
« Ne cherchez pas, dans cette adaptation d’une histoire vraie, un nouvel avatar de Scarface ou des Affranchis. Même s’il respecte en partie le cahier des charges du genre criminel (règlements de comptes, soirées bling-bling et marigot politico-mafieux), ce film trace son propre chemin, du portrait saisissant d’une ville — un Detroit sinistré, ayant troqué le capitalisme industriel contre la misère, la violence et le crack — à celui d’une famille tout aussi mal en point. La grande sœur est hérissée de colère et droguée jusqu’aux yeux. Quant au père, insubmersible magouilleur et éternel perdant, il entretient avec son fils Rick une relation fervente et bancale, à mi-chemin entre l’association de malfaiteurs et l’amitié fusionnelle. Ce lien complexe, poisseux et poignant, se tient au centre du récit, porté par un Matthew McConaughey amaigri, mais toujours aussi intense, face à un nouveau venu, le jeune Richie Merritt. […] Surtout, le cinéaste filme la ville comme personne : de grands ensembles délabrés en pavillons lépreux, c’est un monstre, et une victime. Un personnage à part entière ». (Cécile Mury, Télérama)