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NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4,50€
Moins de 14 ans : 4,50€

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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Mais où donc se garer pour aller à Utopia ?
  PARKING DE L’ORATOIRE Forfait : 4€ de 20h à 1hPARKING LES HALLES Forfait : 2 € de 20h à 1hPARKING PALAIS DES PAPES Forfait : 3€ de 20h à 1h, et des navettes gratuites au départ des parkings relais, gratuits et surveillés.PARKING DES ITALIENS La navette circule du lundi au jeudi de 7h à 22h28 et...

ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

RAGTIME

Milos FORMAN - USA 1981 2h35 VOSTF - avec Howard E. Rollins, Elizabeth McGovern, Mary Steenburgen, James Olson, Brad Dourif, James Cagney, Norman Mailer... Scénario de Michael Weller, d'après le roman de E.L. Doctorow.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

RAGTIMERagtime est l'un des tous meilleurs films de Milos Forman, bien qu'injustement méconnu, voire oublié. Somptueuse fresque, inventive, bourrée d'énergie, d'une richesse visuelle enthousiasmante, c'est aussi le portrait lucide et sans complaisance d'une Amérique engluée dans ses contradictions, minée par ses conflits entre richesse insolente et pauvreté extrême, entre innocence et corruption, entre démocratie idéaliste et racisme crasse. Ragtime est adapté d'un roman iconoclaste d'Edgar Lawrence Doctorow, qui bouscule le rêve américain à travers un kaléidoscope de personnages et dans un enchevêtrement d'histoires tragi-comiques des Etats-Unis du début du vingtième siècle.

De tous les récits entrecroisés de Doctorow, Forman s’attache à celui de Coalhouse Walker Jr, un pianiste noir humilié par un acte raciste et déterminé à faire respecter ses droits. Ce pianiste de ragtime évolue au milieu d’autres personnages merveilleusement campés : une famille bourgeoise blanche qui accueille la mère de son enfant ou un émigrant juif qui va devenir cinéaste ; mais il côtoie aussi des personnages emblématiques des bouleversements sociaux que connaît l’Amérique. Apparaissent en filigrane : le président Roosevelt, le magicien Houdini ou Henry Ford ; et plus en évidence : Booker T. Washington (le premier noir invité à la Maison-Blanche), la starlette Evelyn Nesbit, courtisée par l’architecte Stanford White et mariée au milliardaire Harry Thaw (un scandale qui inspira aussi La Fille sur la balançoire de Richard Fleischer).

« Tout l’art de Forman est là et c’est du grand art. Forman a toujours été un portraitiste, un portraitiste de cinéma, c’est-à-dire de mouvement, mais de mouvement moléculaire, imperceptible. Réussir à glisser de l’imperceptible dans une superproduction, réussir à faire glisser tout l’appareil de la superproduction vers des figures qui tremblent légèrement, qui échappent au typage, aux grands ensembles contradictoires et détruisent imperceptiblement ceux-ci, c’est le plus grand art. » Pascal Bonitzer