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Le blog des profondeurs...
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Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Mais où donc se garer pour aller à Utopia ?
  PARKING DE L’ORATOIRE Forfait : 4€ de 20h à 1hPARKING LES HALLES Forfait : 2 € de 20h à 1hPARKING PALAIS DES PAPES Forfait : 3€ de 20h à 1h, et des navettes gratuites au départ des parkings relais, gratuits et surveillés.PARKING DES ITALIENS La navette circule du lundi au jeudi de 7h à 22h28 et...

ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

ASTRID

Pernille FISCHER CHRISTENSEN - Suède / Danemark 2018 2h03 VOSTF - avec Alba August, Maria Bonnevie, Trine Dyrholm, Magnus Krepper, Henrik Rafaelsen... Scénario de Pernille Fischer Christensen et Kim Fupz Aakeson.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ASTRIDSi les psychologues de 2019 avaient croisé le chemin de la jeune Astrid, ils auraient sans doute conseillé à ses parents, alors débordés par sa fougue et sa vivacité d'esprit, de lui faire passer un test pour mesurer le degré de sa précocité. Car cette Mademoiselle Ericsson, blonde comme les blés, pétillante et lumineuse comme un ciel étoilé, a bien des traits communs avec ce que l'on appelle aujourd'hui les HPI (Haut Potentiel Intellectuel) : une grande maturité d'esprit, un cerveau qui va vite, milles et une idées tambourinant à la porte de son imagination.



Mais nous sommes en Suède, à la fin des années 1920, et dans le village où Astrid (Alba August, lumineuse) vit avec ses parents, ses deux sœurs et son frère aîné, elle passe plutôt pour une jeune fille excentrique, impulsive et très (trop) singulière. Malgré un environnement plutôt austère, fortement imprégné par la religion et des traditions paternalistes – mais c'est bien sa mère qui incarne l'autorité et la rigueur –, elle a pourtant réussit à trouver sa place au sein d'une famille unie et aimante. Et quand le rédacteur en chef du journal local est en quête d'une nouvelle stagiaire, son père a l'intelligence d'accepter qu'elle tente sa chance. Sans doute a-t-il déjà compris que sa fille est promise à un destin plus grand que les champs de patates qui jouxtent la ferme familiale et qu'il faut de la matière pour nourrir cette âme insatiable afin qu'elle puisse librement déployer ses ailes.
Et c'est ce que va faire Astrid, avec fougue et détermination, avec l'audace de sa jeunesse. Lorsqu'elle se sépare de ses tresses de fillette pour une coupe plus courte et plus libre, c'est autant pour répondre à l'appel de la modernité qui se joue en Europe au rythme des années folles que pour affirmer fièrement sa féminité naissante. Mais la société n'avance pas aussi rapidement qu'elle. Devenue mère sans être mariée, elle devra s'exiler à Stockholm pour accoucher, puis connaîtra le déchirement de la séparation quand elle sera contrainte de confier son nouveau-né à une nourrice. Traumatisme initiatique qui infusera et nourrira son œuvre à venir.

Elle s'affranchira finalement de tous les carcans dans lesquels on voudra l'enfermer et refusera le mariage d'usage auquel elle aurait dû docilement se plier. Comme l'enfant précoce qu'elle était, Astrid se rêvera libre et indépendante, fuyant tout ce ce qui pourrait l'asphyxier ou réduire son champs des possibles.
Ce sera finalement grâce à l'écriture, un pied enraciné à tout jamais dans le monde de l'enfance, qu'Astrid Lindgren connaîtra le bonheur et la célébrité puisqu'elle est considérée comme l'une des plus talentueuses auteures de littérature jeunesse en Suède et dans les pays nordiques. Le film est d'ailleurs parcouru par les mots et les dessins des enfants qui lui envoient des lettres d'admiration et de remerciements à chacun de ses anniversaires. Mais le film s'arrête là où la littérature va commencer et pour connaître le monde imaginaire d'Astrid, il faudra lire les aventures de Fifi Brindacier