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Le blog des profondeurs...
(de champ)

23H59, et après ?
23H59, et après ? Qui n’a pas ressenti cette angoisse profonde face à l’horloge affichant cette heure terrible chaque jour renouvelée ? Qui n’a pas été saisi à la fois par la peur de ce qui risque de se passer après et par la nostalgie d’un temps qui s’achève à ce moment précis et ne reviendra j...

Le cinéma du peuple
“La plus grande qualité accessible pour tous, sans clivage social et culturel… Ce sera notre combat”. (Jean Vilar)   Ainsi donc le cinéma indépendant, le cinéma d’auteur serait « élitiste »… c’est en tout cas ce que déclarait, semble-t-il, une sociologue devant un amphi de 300 élèves ...

COLLECTIF 23H59… Un an plus tard !
Les travaux de séparation du Verger Urbain V et du passage seraient terminés. Il manque encore un panneau annonçant clairement les heures d’ouverture du jardin et du fameux passage… Ainsi nous pouvons de nouveau transiter, le soir, jusqu’à minuit et souvent plus, vers le quartier de la Man...

CAFÉ ROMA (ancien restaurant La Manutention) va enfin ouvrir ses portes !
Les « menus » travaux, comme nous vous l’avions annoncé dans notre dernière gazette vont être terminés ! Menus ? Pas tant que ça finalement :la peinture refaite, le mobilier changé, la cuisine réagencée, les nouvelles machines installées, les nouveaux menus édités… et puis é...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : C’EST LE BON SENS !
Belle soirée festive organisée par le Collectif 23h59, le 12 septembre dernier, dans le jardin du Verger Urbain V. Une réussite au-delà de nos espérances, qui attestait du plaisir des participants de pouvoir à nouveau emprunter le passage le soir, librement. Le dialogue avait repris, le bon sens l’a...

CONTRE TON COEUR

Teresa Villaverde - Portugal 2019 2h16 VOSTF - avec Alice Albergaria Borges, João Pedro Vaz, Beatriz Batarda, Clara Jost, Tomás Gomes...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

CONTRE TON COEURDans une banlieue portugaise, Marta (Alice Albergaria Borges, au visage inoubliable), lycéenne de 17 ans, tente de vivre son adolescence alors que ses parents traversent des difficultés sans précédent. Son père, Mario, au chômage et sans la moindre réponse de potentiels employeurs, tourne en rond entre les murs de leur appartement, se laissant dévorer par la frustration. Sa mère cumule deux emplois dans la journée et rentre à des heures indues, épuisée, sans pour autant parvenir à éponger toutes les factures. Se sentant étouffer, Marta prend la tangente, traîne dehors avec son petit copain, Joao, et sa meilleure amie, Julia. Chaque matin, l’adolescente retrouve un foyer qui ne cesse de se déliter, où tout vient à manquer, y compris l’électricité, coupée sans ménagement. Il n’y a pas jusqu’aux liens affectifs qu’atteignent les restrictions, sapant insidieusement et en profondeur la cohérence du foyer.

Contre ton cœur s’attache à cette famille de la classe moyenne comme à un système rendu instable, faisant de l’appartement l’épicentre d’une secousse qui se relaie ensuite dans le parcours personnel de chaque personnage. Chacun, enfermé dans une douleur incommunicable, se détache peu à peu des autres et prend sa propre ligne de fuite. Le film montre ainsi très clairement que le premier effet de la crise est de faire voler en éclats le temps commun, le temps partagé… Par une grande richesse de notations intimes, Teresa Villaverde cerne en creux une pression économique enfermant chacun dans un temps individuel hermétiquement séparé des autres.
Mettant au jour les douleurs muettes et enfouies, le cinéma de Teresa Villaverde peut sembler au premier abord d’une tristesse insondable. Mais il faut bien voir le mélange singulier de douceur et de douleur qui constitue en vérité l’essentiel de sa poésie. Par l’ouverture de ses cadres, la caresse de ses gros plans, la parcimonie des mouvements de caméra, la sérénité du montage, la cinéaste façonne des présences humaines d’un relief et d’une dignité bouleversants

(Alfonso Crespo, Sofilm)