LA GAZETTE
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NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4,50€
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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Mais où donc se garer pour aller à Utopia ?
  PARKING DE L’ORATOIRE Forfait : 4€ de 20h à 1hPARKING LES HALLES Forfait : 2 € de 20h à 1hPARKING PALAIS DES PAPES Forfait : 3€ de 20h à 1h, et des navettes gratuites au départ des parkings relais, gratuits et surveillés.PARKING DES ITALIENS La navette circule du lundi au jeudi de 7h à 22h28 et...

ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

CONTRE TON COEUR

Teresa Villaverde - Portugal 2019 2h16 VOSTF - avec Alice Albergaria Borges, João Pedro Vaz, Beatriz Batarda, Clara Jost, Tomás Gomes...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

CONTRE TON COEURDans une banlieue portugaise, Marta (Alice Albergaria Borges, au visage inoubliable), lycéenne de 17 ans, tente de vivre son adolescence alors que ses parents traversent des difficultés sans précédent. Son père, Mario, au chômage et sans la moindre réponse de potentiels employeurs, tourne en rond entre les murs de leur appartement, se laissant dévorer par la frustration. Sa mère cumule deux emplois dans la journée et rentre à des heures indues, épuisée, sans pour autant parvenir à éponger toutes les factures. Se sentant étouffer, Marta prend la tangente, traîne dehors avec son petit copain, Joao, et sa meilleure amie, Julia. Chaque matin, l’adolescente retrouve un foyer qui ne cesse de se déliter, où tout vient à manquer, y compris l’électricité, coupée sans ménagement. Il n’y a pas jusqu’aux liens affectifs qu’atteignent les restrictions, sapant insidieusement et en profondeur la cohérence du foyer.

Contre ton cœur s’attache à cette famille de la classe moyenne comme à un système rendu instable, faisant de l’appartement l’épicentre d’une secousse qui se relaie ensuite dans le parcours personnel de chaque personnage. Chacun, enfermé dans une douleur incommunicable, se détache peu à peu des autres et prend sa propre ligne de fuite. Le film montre ainsi très clairement que le premier effet de la crise est de faire voler en éclats le temps commun, le temps partagé… Par une grande richesse de notations intimes, Teresa Villaverde cerne en creux une pression économique enfermant chacun dans un temps individuel hermétiquement séparé des autres.
Mettant au jour les douleurs muettes et enfouies, le cinéma de Teresa Villaverde peut sembler au premier abord d’une tristesse insondable. Mais il faut bien voir le mélange singulier de douceur et de douleur qui constitue en vérité l’essentiel de sa poésie. Par l’ouverture de ses cadres, la caresse de ses gros plans, la parcimonie des mouvements de caméra, la sérénité du montage, la cinéaste façonne des présences humaines d’un relief et d’une dignité bouleversants

(Alfonso Crespo, Sofilm)