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Gazette post-covid no3
Donc on récapitule : à Avignon, à ce jour en zone rouge, on maintient toujours un fauteuil de libre de chaque côté d’une personne ou d’un groupe et le port du masque est obligatoire au cinéma même pendant les séances. À ce propos nous voudrions rassurer le monsieur de l’autre jour, récalcitrant...

« ciné-déconfiné » Ce qui a changé et ce qu’il faut respecter
• Il y a un décalage entre chaque séance pour que vous vous croisiez le moins possible.•.• Le port du masque est obligatoire dans tout le cinéma et également pendant la séance..• L’équipe est masquée (mais tout à fait reconnaissable).• L’heure c’est l’heure et VRAIMENT l’heure : aucun retard ne...

Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par Ulule et Lilo !
Après tant de rencontres animées dans nos salles sur l’écologie, on s’est dit qu’il était temps de passer à l’action et d’impulser une véri-table nouvelle génération de ciné-mas respectueux de l’environnement ! ... Lire Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par...

L’association 100 pour 1
L’association 100 pour 1 choisit de faire vivre la soli-darité en privilégiant l’action concrète depuis 2016. Grâce à ses adhérents qui s’engagent à verser au minimum 5€ par mois pendant 2 ans, elle procure gratuitement un logement à des familles migrantes sans papiers et les accompagne dans la rech...

Le Collectif 23h59 communique :
Comme annoncé en des temps très anciens datant d’avant le fameux Monde d’après, dans une précédente gazette, le Collectif 23h59 avait décidé de se muter en association pour poursuivre son action dans la continuité de sa propre histoire qui avait jadis duré plusieurs mois. Ces temps de guerre travers...

LA SAINTE FAMILLE

Réalisé par Louis-Do de LENCQUESAING - France 2019 1h30 - avec Marthe Keller, Léa Drucker, Laura Smet, Louis-Do de Lencquesaing, Thierry Godard, Brigitte Auber, Henri Garcin... Scénario de Louis-Do de Lencquesaing et Jérôme Beaujour.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA SAINTE FAMILLENe vous y trompez pas : il sera ici beaucoup plus question du comportement des anguilles (vous le comprendrez après avoir vu le film) et de celui, pas toujours très catholique, des membres d'une même tribu que de considérations sur Jésus, Marie, Joseph et la Trinité. Il faut comprendre ce titre comme une marque d'ironie, évidemment, un malicieux pied de nez quant à la façon dont il convient, in fine, d'aborder cette micro-société que notre époque a peut-être tendance, temps incertains obligent, à auréoler de toutes les qualités : la famille. Avec une manière bien particulière d'être très léger et drôle tout en abordant des sujets profonds, Louis-Do de Lencquesaing poursuit, dans la veine des derniers films français sur le sujet (Fête de famille, La Vérité présenté quelques pages plus loin), une joyeuse autopsie de la cellule (!) familiale. La sienne (puisqu'il interprète aussi Jean, le rôle principal) n'est pas piquée des hannetons !



Il y bien sûr la mère : charismatique et hautaine, cette grande bourgeoise classieuse mais aussi très agaçante a un avis sur tout et sur tout le monde et trouverait de bon ton d'imposer une cure de prozac à toute la smala en vue d'alléger les névroses ambiantes. Elle s'est mise en tête de faire estimer les multiples biens du clan, histoire de clarifier les choses et d'anticiper le futur héritage parce que c'est bien connu, dans les grandes familles à la tête de quelques biens mobiliers et immobiliers, les successions peuvent rapidement virer au psychodrame. Pourtant Bonne, la grand-mère, pète le feu et n'a rien d'une moribonde, mais qu'importe, on n'est pas non plus obligé de respecter les codes et de faire tout dans le bon ordre : la preuve, la mère a décidé, au bout de 50 ans, d'arrêter de vouvoyer ses enfants. Une petite révolution !
C'est alors que débarque Marie-Laure, cousine germaine qui avait pris la tangente et qui travaille justement dans un cabinet d'expertise. Marie-Laure qui n'est plus, comme le dit la femme de Jean, « grosse et moche » (bah non, c'est Laura Smet !) et cherche, elle aussi, quelques repères à accrocher aux branches de cet arbre généalogique. En parlant de descendance, il est d'ailleurs tout à fait possible que Marie (la femme de Jean, donc, vous suivez ?), soit à nouveau enceinte… et ce alors même qu'elle envisageait justement de quitter Jean. Un autre qui va être papa, c'est Hervé, le frère de Jean, qui n'a pas peur de revendre la soupière en porcelaine dans son stand des Puces et qui cache sous son blouson de cuir un ou deux autres secrets. Bref, la famille n'est plus tout à fait ce qu'elle était et les aiguilles de la boussole s'agitent, cherchant désespérément un nord un peu fiable pour continuer à avancer.
Sur ces considérations, Jean, anthropologue émérite et universitaire respecté, est nommé au sein d'un gouvernement que l'on imagine macronien… ministre de la Famille. La bonne blague ! Alors que les fondements de la sienne vacillent, il est appelé au chevet de la France pour incarner la modernité d'une pensée qui ne renierait ni les progrès de la science, ni le cadre rassurant de la tradition, tout en accompagnant avec lucidité et pragmatisme les mutations en marche. Tout un programme qu'il va devoir mener à bien entre sa mère, sa grand-mère, sa femme, sa cousine, les anciens domestiques, les secrets de famille, la GPA, le mariage pour tous et les vieilles histoires du passé.

Plus c'est sérieux et plus il faut en rire. Alors oui, La Sainte famille est une comédie. Qui par moment se contorsionne pour raconter ce qu'elle entend raconter, comme pour échapper au piège du sérieux. C'est un film qui parfois se roule sur lui-même pour mieux filer entre les doigts, pour ne jamais se trouver là où on l'attend. À la manière d'une anguille, encore, décidément ! Réjouissant !