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Le blog des profondeurs...
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Gazette post-covid no3
Donc on récapitule : à Avignon, à ce jour en zone rouge, on maintient toujours un fauteuil de libre de chaque côté d’une personne ou d’un groupe et le port du masque est obligatoire au cinéma même pendant les séances. À ce propos nous voudrions rassurer le monsieur de l’autre jour, récalcitrant...

« ciné-déconfiné » Ce qui a changé et ce qu’il faut respecter
• Il y a un décalage entre chaque séance pour que vous vous croisiez le moins possible.•.• Le port du masque est obligatoire dans tout le cinéma et également pendant la séance..• L’équipe est masquée (mais tout à fait reconnaissable).• L’heure c’est l’heure et VRAIMENT l’heure : aucun retard ne...

Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par Ulule et Lilo !
Après tant de rencontres animées dans nos salles sur l’écologie, on s’est dit qu’il était temps de passer à l’action et d’impulser une véri-table nouvelle génération de ciné-mas respectueux de l’environnement ! ... Lire Utopia est dans le Canard Enchaîné ! Notre futur Utopia écolo retenu par...

L’association 100 pour 1
L’association 100 pour 1 choisit de faire vivre la soli-darité en privilégiant l’action concrète depuis 2016. Grâce à ses adhérents qui s’engagent à verser au minimum 5€ par mois pendant 2 ans, elle procure gratuitement un logement à des familles migrantes sans papiers et les accompagne dans la rech...

Le Collectif 23h59 communique :
Comme annoncé en des temps très anciens datant d’avant le fameux Monde d’après, dans une précédente gazette, le Collectif 23h59 avait décidé de se muter en association pour poursuivre son action dans la continuité de sa propre histoire qui avait jadis duré plusieurs mois. Ces temps de guerre travers...

ADORATION

Fabrice du WELZ - France/Belgique 2019 1h40 - avec Thomas Gioria, Fantine Harduin, Benoît Poelvoorde, Laurent Lucas, Gwendoline Gourvenec... Scénario de Fabrice du Welz, Vincent Tavier et Romain Protat.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ADORATIONPaul, un jeune adolescent solitaire, vit avec sa mère à côté de l’hôpital psychiatrique où elle travaille. Un jour, il fait la connaissance de Gloria, une jeune fille de son âge, trouble et solaire, qui vient d’être hospitalisée. Il en tombe amoureux fou et décide de fuir avec elle, loin du monde des adultes…
« L’Amour. Ou rien » proclame l’affiche du film. Et c’est donc bien d’amour dont il est question dans Adoration. Il y en a tellement qu’il en devient presque une matière palpitante et invisible, qui entoure les deux protagonistes principaux (les jeunes Thomas Gioria et Fantine Harduin, tous deux excellents). Un amour débordant, maladroit, passionné. Un amour qui élève, tout en plongeant au plus profond dans l’abîme du chaos et de la déraison. Là où, dans les ténèbres, on pense pour l’autre et on respire pour deux. Ne craignez surtout pas une dissertation pompeuse pendant une heure et quarante minutes. Dans le cinéma de Fabrice du Welz, les thèmes abordés font corps avec la matière même, dans une mise en scène sensorielle, charnelle.



Pour ceux qui ont vu quelques-uns des films précédents de Fabrice du Welz (Calvaire, Alleluia…), on précisera qu’Adoration est son film le plus tendre et le plus sensible. Le plus lumineux aussi. Une lumière noire dans tout ce qu’elle révèle de contradictoire. Selon votre humeur au moment de la vision du film, selon votre propre vécu, vous devriez réagir fort différemment devant Adoration. Et il vaut mieux le regarder avec les yeux d’un enfant qui croit potentiellement à tout plutôt qu’avec ceux d’un adulte cynique se pensant (à tort) trop vieux pour ces conneries. Bien entendu, c’est plus complexe, le film étant un savant mélange d’échappées oniriques et de visions dérangeantes. Soit un vrai conte.
Le voyage physique et psychique qu’entament les deux jeunes fugitifs est bien trop grand pour leurs épaules encore frêles, mais la foi du garçon en sa bien-aimée et l’« adoration » qu’il lui porte les font avancer ou du moins progresser. De forêts en tunnels, au fil des rencontres (dont une mystique avec le génial Benoît Poelvoorde : un de ses rôles les plus courts mais un des plus beaux), toute l’histoire nous sera racontée à travers les yeux de l’amour fou et par une mise en scène épousant complètement ce sentiment qui vous bouleverse tant quand il vous tombe dessus sans prévenir…

Nous voilà réellement devant un des films les plus singuliers de ce début d’année 2020 et il serait vraiment dommage de ne pas vous laisser emporter avec les deux jeunes tourtereaux dans cette cavale sentimentale. Qu’importe si on adhère moins à quelques moments du film, c’est la trajectoire qui compte, c’est le récit dans sa totalité qui emporte le morceau et Adoration laisse dans nos esprits – et dans nos cœurs, ou notre âme, appelez-ça comme vous voulez – une impression très particulière, insaisissable, très difficile à exprimer. Alors oui, l’expérience est particulière et risque de piquer un peu mais allez-y, foncez !

(d'après G. Cammarata, chaosreign.fr)