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UN CINÉMA UTOPIA À TROYES DES NOUVELLES DU PETIT NOUVEAU
Citoyens inconnus ou reconnus, journalistes indépendants, petites mains de l’ombre… que serait-on sans vous ?Pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes entre deux festivals, deux confinements ou une déclaration de Poutine, rembobinons l’histoire…L’action débute en l’an 2019 après JC, toute l...

LA MÉNARDIÈRE Un habitat partagé à Bérat, entre Toulouse et l’Ariège
C’est un rêve, modeste et fou… Parvenus à l’âge où les clairons sonnent la retraite, une poignée de filles et de garçons se sont mis en tête d’inventer une alternative à ce que la société propose à ses vieux : ne pas vivre seuls, ne pas finir dans une de ces horribles institutions où il ne rest...

Cannes, c’est plus ce que c’était !
C’est tous les ans ou presque la même rengaine. Cannes, ma bonne dame, c’est plus ce que c’était : la sélection n’est vraiment pas terrible, le palmarès est complètement naze, tout ça c’est copinage et compagnie, bref le festival part à vau-l’eau… Sauf ces deux dernières années, pour des raison...

ROSMERTA, une belle aventure humaine à Avignon, qui continue contre vents et marées.
Suite à une réquisition citoyenne en 2018, le lieu Rosmerta est né et depuis, il donne un toit à près d’une quarantaine de jeunes mineurs isolés et des familles avec enfants en bas âge. L’association qui le gère, composée exclusivement de bénévoles, aide près de 50 personnes sans aucun soutien des p...

INCROYABLE MAIS VRAI

Écrit et réalisé par Quentin DUPIEUX - France 2022 1h14 - avec Alain Chabat, Léa Drucker, Benoît Magimel, Anaïs Demoustier, Roxane Arnal...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

INCROYABLE MAIS VRAIJ’aimerais bien vous y voir, vous. Parvenir à tenir la plume sur une page de la gazette pour parler d’un film dont une grande partie du charme – et partant du vif plaisir qu’on prend à sa vision – repose précisément sur l’effet de surprise. Oui, j’aimerais bien savoir comment vous vous y prendriez pour donner envie à votre éventuel lecteur de venir voir le nouvel opus de ce frappadingue de Quentin Dupieux, qui sévit sur nos écrans depuis maintenant 15 ans.
On peut déjà annoncer, sans risquer de gâcher quelque suspense que ce soit, qu’une fois encore le film est complètement barré, déjanté, absurde, hilarant, déconnant, surréaliste, kafkaïen, ubuesque, bref que c’est du vrai, du bon, du très bon Dupieux.
Et on se lancera dans le périlleux exercice de vous donner une petite idée non intrusive d’un scénario imprévisible qui cultive la folie douce et le contrepied permanent…



Or donc un couple, pas un couple de vieux mais un vieux couple. Un peu fatigué, un peu englué dans sa routine pépère, du petit bisou de bonjour le matin à celui de bonne nuit le soir. Lui (Chabat) est employé sans grande envergure dans une agence d’assurances, elle (Drucker)… à vrai dire on ne sait pas trop ce qu’elle fait, sinon qu’elle se regarde beaucoup dans la glace et ça l’attriste de se voir vieillir. Sur le tard donc de leur histoire commune, ils font l’achat d’une maison. Elle est charmante, un peu désuète (enfin, tout dépend si, à ce moment de l’histoire, on a décidé que le film se passait en 2022 ou en 1989, c’est au choix) avec un balcon, une terrasse, de beaux volumes, un petit jardin bien vert, une cave. C’est donc une histoire de maison, mais pas que. Car Gérard a un patron (Magimel), le genre avec qui on veut faire copain-copain et qu’on invite à dîner avec sa jeune et jolie copine (Demoustier). Un patron paternaliste et beauf qui aime les armes à feu et les belles bagnoles, un mec qui en a, quoi.
Comment, pourquoi ces 4 personnages : l’employé de bureau, la femme de l’employé de bureau, le patron, la copine du patron… vont se retrouver embarqués dans cette histoire incroyable mais vraie ? À quel moment et de quelle manière interviendra une technologie robotique asiatique des plus pointues ? Et surtout, ne peut-on pas dire que, sous ses allures de farce, de comédie loufoque, Incroyable mais vrai cache une réflexion bien plus profonde qu’elle n’en a l’air sur le culte du jeunisme, de la performance, des apparences ? Vous avez 1h14, on récupère les copies à la fin de la séance.
Passant avec une aisance insolente de la fantaisie burlesque au film noir grinçant, le funambule Quentin Dupieux a décidément plus d’un tour sous son chapeau et démontre une fois encore l’étendue de son talent protéiforme.