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Chose promise chose due : Séance unique en présence du comédien FRANÇOIS MOREL le lundi 4 Mars à 20h30 au Royal Utopia de Pontoise
en partenariat avec la librairie Lettre et Merveille dans le cadre de "La toile des lecteurs"

FRANÇOIS MOREL à Utopia pour le film
"BIENVENUE MISTER CHANCE"

(BEING THERE) Hal ASHBY - USA 1979 2h10mn VOSTF - avec Peter Sellers, Shirley Mc Laine, Melvin Douglas, Jack Warden... Scénario de Jerzy Kosinski d'après son roman, « Mr Chance ».

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

FRANÇOIS MOREL à Utopia pour le film
Où il est, celui qui a eu la chouette idée de faire tirer une copie neuve de Mister Chance ?… Qu'on l'embrasse ! La bonne, l'excellente, la réjouissante initiative ! Cela faisait un bout de temps qu'on avait le désir de revoir Peter sellers en jardinier lunaire dans cette merveilleuse comédie drôle et décapante, savoureuse et pourtant féroce : jolie fable sur le pouvoir, la politique, la vie en société.

Chance Gardiner n'a jamais quitté le jardin qu'il cultive. C'est un naïf heureux qui ne sait rien de la lecture, de l'écriture et de la méchanceté des hommes. Tout ce qu'il connaît du monde, ce sont les images que lui renvoient les multiples téléviseurs qui peuplent la maison de son maître. Ami intime des fleurs, des oiseaux et des arbres, son quotidien se résume depuis toujours à une forme de bonheur immédiat qui le remplit d'une bienveillance benoîte autant qu'universelle. Lorsque la Camarde fauche son protecteur, il se retrouve sur le pavé d'un Washington dont il ignore tout, sans l'ombre d'un dollar, sans un sou de malice, livré à lui-même pour la première fois…
Heureux les simples, heureux les pauvres en esprit : la voiture qui le renverse transporte la très jolie femme d'un vieux milliardaire, conseiller du Président des Etats-Unis. La femme se désole, s'inquiète, ne veut pas le laisser sans s'assurer qu'il va bien… Et c'est ainsi qu'elle le fait conduire dans sa demeure immense et luxueuse : voilà Chance et sa radieuse simplicité, nimbé du mystère de ses origines, qui charme le vieux conseiller, subjugué par les réparties poétiques du jardinier, qu'il prend pour des métaphores savantes, qu'il interprète comme des traits d'une fulgurante sagesse. Chacun s'évertue à méditer ses philosophiques paroles tandis que Chance continue à flotter sur son petit nuage. Le Président des Etats-Unis en resta baba… Charmé par ses interventions déroutantes, il le cite dans ses discours, ses conférences de presse… et Chance devient le point de mire des médias emballés par ce doux planant capable d'influer sur la politique du pays.

Peter Sellers est génial. On le savait, on l'a toujours su… mais là, il est sublime. Il est Chance : décalé et classieux, malicieux et poignant, familier et lointain. Il est le candide dont on croit aisément qu'il soit difficile de distinguer s'il est d'une fabuleuse sagesse ou d'une crétinerie absolue.
C'est une réflexion d'une bouffonnerie féroce sur la façon dont les grands mènent le monde… une succulente comédie de moeurs, qui dénonce les excès du pouvoir, celui détenu notamment par les média, la télévision en particulier, actrice sans états d'âme du décervelage collectif…
A savourer, à méditer. Ah, j'oubliais… Shirley Mc Laine est éblouissante. Et Melvyn Douglas, en papy séduit. Et Jack Warden, inénarrable Mister Président…