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A la demande générale de fans de l'agglomération,
séance unique le dimanche 22 septembre à 11h15 à Utopia St-Ouen
pour fêter les 1 an d'un film phénomène en présence du réalisateur, Nadir Dendoune et de sa mère et héroïne Messaouda Dendoune.

• Précédée dès 10h45 d'un thé ou café offert par Utopia. •

DES FIGUES EN AVRIL

Nadir DENDOUNE - documentaire France 2017 59mn - avec l'incroyable Messaouda Dendoune, les autres membres de la famille Dendoune, et la participation involontaire de l'émission « Les Douze coups de midi » de Jean Luc Reichmann...

Du 22/09/19 au 22/09/19

DES FIGUES EN AVRILÇa aurait pu être juste un mec un petit peu célèbre qui aurait eu envie de faire un film sur sa maman – et ça n’aurait jamais eu vocation à sortir de son smartphone. Mais c’est en fait beaucoup, beaucoup plus que cela. Sans doute parce que Nadir Dendoune est un drôle de zèbre : inattendu, inclassable, ingérable, son parcours parle pour lui. Grandi comme bien d’autres au sein d'une famille kabyle dans une cité de l’Ile Saint Denis, il esquive de justesse, grâce aux bonnes rencontres aux bons moments (notamment un génial animateur de quartier, Salah), le parcours classique des jeunes immigrés de deuxième génération frappés par le déterminisme social. Sportif mais novice en alpinisme, Nadir Dendoune doit sa notoriété à son ascension en mode « tête brûlée » de l’Everest. Aventure qu’il raconte dans Un tocard sur le toit du monde, gros succès de librairie adapté au cinéma sous le titre L’Ascension, plus d'un million d’entrées à la clé. Connu également pour son soutien sans faille à la Palestine, il se bat pour la reconnaissance de la génération de ses parents, ces Maghrébins qui ont tant donné à la France, laquelle leur a tellement peu rendu.

Son livre Nos rêves de pauvres parlait de son enfance dans cette France des laissés pour compte pendant les années 80. Des figues en avril, continuation du livre, dessine le portrait drôle et bouleversant de sa mère Messaouda, que l’on découvre dans le quotidien de son deux pièces cuisine de l’Ile Saint Denis, essentiellement rythmé par la présence invisible de son mari, Mohand, placé en établissement et à qui elle rend visite chaque jour.
Au-delà de la personnalité attachante, malicieuse, déterminée et passionnée de la vieille dame de 82 ans, le film déroule des thèmes fondamentaux. Il y a l’exil intérieur des Chibanis. Ni la France, ni leur pays d’origine n’ayant su être à la hauteur de leurs efforts, ils ne se sont jamais sentis totalement là et ne sont plus vraiment bienvenus dans l’Algérie d’aujourd’hui. Il y a cette double culture, Messaouda restant bercée par ses chanteurs kabyles emblématiques, tout en étant fière du devenir en France – ou ailleurs – de ses enfants. Nadir Dendoune raconte le déclassement des classes populaires, ghettoïsées, toutes origines ethniques confondues. Et tout en réalisant un portrait drôle et tendre de sa mère, il fait œuvre politique essentielle, on sort de son film galvanisé et bouleversé.