MON C.E. ROULE POUR UTOPIA

METTEZ VOTRE PUB
DANS LA GAZETTE !


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Groupe ( >30p.) : 3€
TARIF étudiants, lycéens, collégiens, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA : 4€ (sur présentation d'un justificatif)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

FERMETURE ESTIVALE
FERMETURE.jpg, août 2020 ... Lire FERMETURE ESTIVALE...

EN ATTENDANT LA VERSION PAPIER LE PROGRAMME DE RÉOUVERTURE - DU 1ER JUILLET AU 4 AOÛT 2020
UTOPIA-297 ... Lire EN ATTENDANT LA VERSION PAPIER LE PROGRAMME DE RÉOUVERTURE - DU 1ER JUILLET AU 4 AOÛT 2020...

« Seul(e) sur une île déserte, confiné(e) avec un film » : Guillaume Brac
Guillaume Brac, réalisateur : nous avons programmé tous ses films depuis Le naufragé / Un monde sans femme (2012), Tonnerre (2014), Contes de Juillet (2018) et L’île au trésor (2018). Guillaume Brac est venu présenter ce dernier documentaire autour de la Base De Loisirs Cergy et son film Tonnerr...

Message du Théâtre de l'Usine : « En attendant de vous retrouver ! »
Chères spectatrices, chers spectateurs,Suite aux décisions prises par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, le Théâtre de l’Usine reste fermé jusqu’à nouvel ordre afin de protéger la santé de chacun d’entre nous. L’ensemble des représentations programmées sont à ce jour annu...

PORT DU MASQUE :

Le port du masque est OBLIGATOIRE dans les zones de circulation du cinéma et donc quand vous êtes en mouvement (entrées et sorties, toilettes, hall). Dans la salle et donc pendant la projection, le port du masque demeure RECOMMANDÉ pendant la séance. Ce qui est OBLIGATOIRE par contre, c'est la distanciation (un fauteuil libre de part et d'autre pour vous ou votre famille). Merci de votre compréhension.

MADE IN BANGLADESH

Rubaiyat HOSSAIN - Bangladesh 2019 1h35mn VOSTF - avec Rikita Shimu, Novera Rahman, Deepanwita Martin, Parvin Paru, Mayabi Maya... Scénario de Rubaiyat Hossain et Philippe Barrière.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MADE IN BANGLADESHMade in RPC. Made in Turkey. Made in India. Made in Marocco. Made in Bangladesh. Derrière chacune de ces étiquettes qui ornent innocemment nos chemises et nos robes, nos sweats et nos tee-shirts, se cachent des milliers de bras fatigués, de doigts engourdis, de dos endoloris et d'yeux affaiblis. Dans de grandes usines ou, plus souvent, dans des ateliers mal éclairés, des femmes cousent à la chaîne, courbées sur leur machine, des heures et des heures d'affilée, pour un salaire de misère. Si l'industrie textile est l'une des plus polluantes au monde, elle est aussi l'une de celles qui bafouent le plus le droit des travailleurs (essentiellement des travailleuses), parce que les grandes enseignes de prêt à porter tirent toujours plus bas les prix pour satisfaire leur clientèle occidentale, c'est à dire nous qui voulons payer moins pour acheter plus. Parfois les consciences se réveillent, le temps d'un drame, comme celui qui a frappé le Bangladesh en avril 2013, quand l’immeuble du Rana Plaza à Dacca s’est effondré, provoquant la mort de 1138 ouvriers et en blessant plus de 2 000 parmi les 5000 salariés des entreprises textiles qui y travaillaient. 60% des vêtements vendus en Europe viennent du Bangladesh, pays qui est le deuxième plus grand exportateur au monde après la Chine.

C'est pour donner un nom, un visage, un destin à toutes ces ouvrières anonymes que Rubaiyat Hossain a souhaité faire ce film, mais aussi pour sensibiliser le public occidental à leurs conditions de travail afin, peut-être, de l'amener à acheter avec un peu plus de conscience.
Shimu a 25 ans et travaille, comme de nombreuses jeunes femmes, dans une usine textile de la région de Dacca. Enfermée dans un atelier sans fenêtre, sans climatisation, sans aération, elle se résigne à accepter des conditions de travail extrêmes, sous l'œil inquisiteur d'un chef d'atelier qui impose des horaires et des cadences toujours plus délirantes. Alors qu'une journaliste veut l'interroger suite à un incendie meurtrier qui a ravagé son atelier, et dans lequel elle a perdu plusieurs de ses collègues, elle découvre presque par hasard qu'elle vit dans un pays où existent un droit du travail et des femmes prêtes à l'aider pour le faire respecter. D'abord réfractaire à toute idée de lutte syndicale, par peur de perdre son emploi, de se faire mal voir par les autres ouvrières, par crainte aussi des représailles de son époux au chômage qui compte sur son salaire, elle va peu à peu s'engager. C'est la naissance d'une conscience politique au féminin que raconte Made in Bangladesh, dans un pays patriarcal peu enclin à laisser la parole aux femmes, et plus généralement aux plus faibles. Au fil du récit, on assiste à l'émancipation de Shimu : comment elle va dépasser ses peurs, comment elle va peu à peu imposer sa parole, comment elle va s'appuyer sur le travail des ONG pour apprendre le droit, ses droits et ceux de ses semblables.

Tourné au Bangladesh, dans un quartier pauvre de Dacca, avec une équipe technique essentiellement féminine, le film distille aussi les parfums, les couleurs, les odeurs de cette vie de quartier où les femmes se retrouvent et vivent dans la rue. Il dit aussi la pression de la religion et des coutumes qui imposent le mariage comme seule issue aux destinées féminines. Made in Bangladesh rappelle les films optimistes de Ken Loach, avec l'espoir au bout de l'histoire…