UTOPIA SAINTE BERNADETTE
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Le blog des profondeurs...
(de champ)

SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

À LA VIE À LA MORT
Quelle joie de se retrouver sous les étoiles hier à Berat, en Haute-Garonne!Expo, rencontre et ciné avec Nevada. Quel bonheur.Déjà 200 personnes pour les prémisses d’un nouveau lieu vivant et pluridisciplinaire co animé par les habitants. Ce sont les premières festivités de l’été d’Utopia et du ...

Loi « sécurité globale » : « un outil pour permettre aux forces de l’ordre de cacher leurs dérapages »
Lu dans le journal Le Monde https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2020/11/05/loi-securite-globale-un-outil-pour-permettre-aux-forces-de-l-ordre-de-cacher-leurs-derapages_6058574_1653578.htmlJournalistes indépendants, collectifs, associations et syndicats se mobilisent contre un texte qu’...

LA CASE DE L'ONCLE SPOCK, S01E01

Séance unique le jeudi 7 novembre à 20h30

C'est donc reparti pour une nouvelle saison de Séances aussi Absurdes que croquignolesques, aussi joyeusement foutraques que très sérieusement décalées (mais toujours amoureusement décollées du fond de la poubelle où-ce que la cinéphilie traditionnelle les avait rejetées!), concoctées et présentées avec passion par une toute nouvelle et fraîche équipe d'infréquentables adorateurs des à-côtés sulfureux du 7ème art.
On commence en (relative) douceur, mais scrutez attentivement nos programmes, le pire est sans doute à venir !

PANIC SUR FLORIDA BEACH

(MATINEE) Joe Dante - USA 1993 1h39mn VOSTF - avec John Goodman, Cathy Moriarty, Simon Fenton, Naomi Watts...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PANIC SUR FLORIDA BEACHL'histoire se déroule en octobre 1962. Souvenez-vous… Nous sommes en pleine crise de la guerre froide, un an après le débarquement raté de la baie des cochons. Dans une petite ville de Floride, Key West, à quelques encablures de l'île cubaine où la présence de missiles soviétiques est peut-être sur le point de déclencher une nouvelle guerre mondiale. C'est dans ce contexte que débarque Lawrence Woosley (épatant John Goodman), venu présenter son nouveau film de monstres dans le cinéma de la ville : Mant, l'histoire d'une victime de radiation qui voit son ADN se croiser à celui d'une fourmi. Du cinéma 5D sans la 3D, grâce à sa nouvelle invention technique, l'Atomo Vision : les fauteuils vibrent, les odeurs, les fumigènes, les acteurs grimés qui débarquent dans la salle, tout porte à croire que l'apocalypse a frappé cette petite salle. Il n'en faudra pas plus pour déclencher une panique générale chez les spectateurs, déjà à cran. Panic sur Florida Beach propose des séquences jubilatoires, à l'image de son délirant Mant (véritable film dans le film, œuvre de série B des années 60 réalisée quelques décennies plus tard avec le recul humoristique de son époque) ou des artifices imaginés par le réalisateur et qui déclenchent des réactions totalement disproportionnées chez le public. C'est d'ailleurs l'identification à ce public en la personne du jeune ado passionné de fantastique, Gene, qui donne ce ton si attachant au film. Gorgé de hits rock'n'roll du début des années 60 et grâce à son esthétique rétro, Jœ Dante nous plonge dans cette pure tradition de forains, avec ses trains fantômes, un grand numéro de montagnes russes dans lequel le spectateur s'abandonne avec délectation. Entre marivaudage adolescent (on ne peut s'empêcher de penser à American Graffiti de Georges Lucas) et une célébration de l'entertainment à l'américaine, l'objet de divertissement pop corn s'avère être un OVNI catapulté dans la jungle hollywoodienne.





Le réalisateur des Gremlins, issu de l'écurie Roger Corman, offre un hommage vibrant (sans mauvais jeu de mots) aux séries B de son enfance, qui malgré son succès peu lucratif, échec monumental au box-office mondial, n'en est pas moins une petite pépite nostalgique et jubilatoire. Bourré de références et de clins d'œil au cinéma dont il s'est délecté, Joe Dante signe ici un feel good movie revendiquant une manière festive et vivante de vivre le cinéma et une projection en salle. On en redemande…