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NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6,50€
CARNET D'ABONNEMENT : 47€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance sur fond gris : 4€
Moins de 14 ans : 4€
(paiements uniquement en chèques et en espèces)

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Le blog des profondeurs...
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OPÉRATION : UNE AFFICHE POUR TOTORO
Ça nous est venu comme une fulgurance ! Et si nous organisions un concours d’affiches pour MON VOISIN TOTORO ?!  Il faut dire la saison s’y prête, les examens sont presque finis pour tout le monde, les vacances approchent …Vous avez jusqu’au jour de la re-sortie en salle...

SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

CINÉ TRICO'THÉ
    Le prochain CINÉ TRICO’THÉ sera le samedi 7 avril pour la séance de LADY BIRD à 13h20.Retrouvons-nous dans le hall après la projection du film, pour en discuter autour d’un thé et … tricoter ! Disons vers 14h35 !https://www.facebook.com/events/219803155259351/Le projet “des petits carrés” es...

NUIT FANTASTIQUE #2 le samedi 21 mars à 21h.
Tarif unique de 20€ pour toute la soirée (prévente à partir du 11 mars).

Interdit aux moins de 16 ans

NUIT FANTASTIQUE #2

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)


Oyez, oyez !!! Villageois armés de fourches et de torches, hordes d'infectés et de zombies zaffamés, goules et lycanthropes de tout poil… Pour la seconde édition de la «NUIT FANTASTIQUE», l'infernal Dr Tovolli vient poser ses cercueils à Utopia. De 21h jusqu'au petit matin, à une heure à laquelle le doux parfum des croissants et du café viendra titiller vos narines, vous aurez l'occasion de jeter vos yeux ébahis (au propre, si le cœur vous en dit, comme au figuré) sur une sélection de 5 films, heureux dévoreurs de pellicules que vous êtes!!! Tout au long de cette nuit de frissons, notre bon docteur et ses assistants animeront les festivités. Les copains de Tout à fond seront aussi de la partie. Les déguisements les plus terrifiants seront récompensés par de chouettes cadeaux, gracieusement offerts par nos amis d'Artus Films et du Chat qui fume. Donc, creusez vous les méninges et aiguisez vos incisives !!!

Toute la nuit également, buffet participatif : NOUS COMPTONS SUR VOUS POUR LE SOLIDE, sucré, salé, aigre-doux, dur ou mou, faites vous et faites nous plaisir : rien que du beau, du bon, du froid, du chaud, fait main (et, si possible, pré-découpé) et à partager au clair de lune entre les séances. Le cinéma offre thé, café et diverses boissons fraîches (et saines) ainsi que, pour les plus courageux, les croissants au petit matin (blême).



MR BABADOOK de Jennifer Kent
Australie - 2014 - 1h34
avec Essie Davis, Noah Wiseman, Daniel Henshall |

Depuis la mort brutale de son mari, Amélia vit seule avec son fils, Samuel, un petit garçon de 6 ans perturbé. Elle lutte chaque jour pour le ramener à la raison mais il est souvent incontrôlable, victime de crises violentes.
Un jour, Samuel tombe sur un livre de conte, «Mister Babadook» et devient convaincu que le Babadook est la créature des ténèbres qui hante ses nuits. Au début ,sa mère ne le croit pas mais une présence malveillant se fait sentir autour…
Auréolé du grand prix à Gérardmer, Mister Babadook est un remarquable film d’angoisse qui renouvelle subtilement le thème du croquemitaine grâce à une mise en scène cafardeuse qui plonge le spectateur dans une ambiance de plus en plus anxiogène. Jennifer Kent, dont c’est le premier film, dresse un portrait juste d’une mère aux abois qui tente, au péril de sa vie, de sauver son fils. Elle capte aussi de manière insidieuse les peurs enfantines enfouies en chacun de nous. Les comédiens sont épatants et le contexte social parfaitement géré à l’intérieur d’un film de genre brillant et flippant.







BATTLE ROYALE de Kinji Fukasaku
Japon - 2000 - 1h53
avec Tatsuya Fujiwara, Aki Maeda, Takeshi Kitano

Le principe de ce «jeu» est très simple : une classe de terminale, tirée au sort, est envoyée chaque année lors du traditionnel voyage scolaire sur une île, lieu où les élèves doivent s’entre-tuer jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un.
A 70 ans Kinji Fukasaku, le maître de la série B nippone, réalisateur enragé de quelques polars hard boiled géniaux comme Kamikaze Club et Le cimetière de la morale, marche sur les terre d’un Verhoeven et livre, avec Battle Royale, un pamphlet politique drôle, jouissif, ultra violent et anar. Cette adaptation d’un roman éponyme de Koshun Takami anticipe avec quelques années d’avance la dérive de la télé réalité à travers le canevas d’un film d’anticipation d’une virulence encore intacte 15 ans après sa réalisation. Le spectacle de jeunes collégiens/collégiennes en uniforme en train de se massacrer les un les autres possède un effet jubilatoire et subversif que les années ne démentent pas.







L’INVASION DES PROFANATEURS de Philip Kaufman
USA - 1978 - 1h55
avec Donald Sutherland, Brooke Adams, Jeff Goldblum

Cette relecture du classique de Don Siegel, adapté d’un roman de Jack Finney, n’a pas pris une ride en 37 ans. S’inscrivant dans le sillon du cinéma américain des années 70, le film de Philip Kaufman est un pur film de terreur allié à une réflexion très sombre sur l’aliénation, la perte d’identité. Le message politique est plus ouvertement pertinent que son modèle. A travers cette histoire d’extra-terrestres qui s’emparent du corps des humains pendant leur sommeil, Philip Kaufman traite du conformisme dans lequel baigne notre civilisation au point de détruire tout ce qui est hors norme. Contestataire et nihiliste, L’invasion des profanateurs est un joyau de la SF, une œuvre sombre et terrifiante que les visions successives n’altèrent en aucun cas la puissance du récit. Et Donald Sutherland est immense.
Le meilleur film d’un réalisateur qui s’est perdu depuis chez Milan Kundera, Sade et Henry Miller.







THE CHILDREN de Tom Shankland
Grande-Bretagne - 2008 - 1h25
avec Eva Birthistle, Stephen Campbell Moore, Jeremy Sheffield

Deux familles se réunissent dans leur maison de campagne afin de fêter Noël dans la joie et la bonne humeur. Le début évoquerait presque la publicité de «l’ami Ricorée», version hivernale. La suite surprend. Les enfants turbulents dans un premier temps se mettent à se comporter de façon de plus en plus étrange.
Tom Shankland, en adoptant un ton presque chaleureux de la chronique familiale classique, frappe un grand coup dans l’estomac.
Le réalisme de la mise en scène, qui pourrait agacer, prend une dimension incroyablement ciné-génique, rendant crédible ce récit tortueux et agressif d’enfants qui se retournent contre leur parents. En refusant d’expliciter la provenance du mal, le réalisateur fait le bon choix et se concentre sur l’essentiel, le démantèlement de la cellule familiale par le biais du film d’horreur le plus viscéral possible.
A la fois terrifiant et jouissif, The Children est aussi porté par une troupe de comédiens tous impeccables. Ce qui rend ce récit cauchemardesque encore plus crédible. Une révélation.







LA CASA MUDA de Gustavo Hernández
Uruguay - 2010 - 1h28
avec Florencia Colucci, Abel Tripaldi, Gustavo Alonso

Laura et son père Wilson ont été embauchés pour remettre en état une maison de campagne abandonnée, que son propriétaire souhaite vendre. Ils y débarquent donc, alors que le jour commence déjà à décliner, pour s'y installer quelques jours et la retaper au plus vite. Le propriétaire vient les accueillir, leur donner les clés et les met en garde sur le fait de ne surtout pas monter au premier étage.
Voici le postulat d’une œuvre étonnante qui jongle habilement avec les codes du genre tout en réussissant à s’en affranchir grâce à un tour de force technique sans précédent (ou presque) : tourné avec un appareil photo numérique, La casa muda déroule son histoire de fantômes en un seul plan séquence. Truquée ou non, la virtuosité formelle du jeune uruguayen Gustavo Hernández est indéniable. Il dépasse le simple exercice de style en immergeant le spectateur dans un climat de plus en plus angoissant au fur et à mesure que le récit évolue jusqu’à la chute finale. Une découverte.