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SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

CINÉ TRICO'THÉ
Édition spéciale : journée mondiale du tricot !APPEL A CONTRIBUTIONPour cette fois-ci nous vous proposons un tru un peu spécial … tricoter une petite pièce, peu importe la taille, la forme ou la couleur, pour faire du Yarn Bombing !     Quésaco ? Le Yarn Bombing consiste à re...

Mangez-vous les uns les autres (petite histoire du cannibalisme au cinéma)
Et si le cannibalisme organisé était, face à la pénurie future des ressources alimentaires, une solution d’avenir ? C’est l’hypothèse émise dans Soleil Vert en 1973. Le cannibalisme, tabou ultime de nos sociétés occidentales, a été pratiqué partout et en tout temps, la transsubstantiation chrét...

BASKET CASE
(Frères de sang)

Écrit et réalisé par Frank HENENLOTTER USA 1982 1h31 VOSTF
Avec Kevin Van Hentenryck, Kerry Ruff, Robert Vogel, Ruth Neuman...
Interdit aux moins de 12 ans.

les vendredi 10 & 24 mars et 7 avril, vers 22h

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

Le jeune Duane Bradley erre dans les rues de New York au milieu d’une faune de freaks en tous genres... Sauf que, lui, se trimballe avec un panier en osier qui contient son frère siamois, Belial, un vrai « freaks » pour le coup. Et qui ne ressemble pas à grand-chose d’identi able. Une enveloppe informe assez pathétique. Il cherche à se venger des médecins qui les ont séparés pendant l’adolescence.
Tourné avec un budget dérisoire et sans autorisation dans les quartiers les plus louches de New York, en l’occurrence dans un hôtel pourri criant de vérité, Basket case prend le pouls de la jungle urbaine du début des années 80 et incarne l’idéal de la série B underground qui trônait sur les étagères des vidéo-clubs durant cette décennie et qui, avec le temps, a acquis un statut culte amplement mérité. Ce type de film n’existe plus aujourd’hui. Car ce qu’il manque aujourd’hui aux productions dites « trash » et « extrêmes » (Human centipede), c’est une part de naïveté et de sensibilité, présentes à chaque minute dans le film d’Henenlotter. Une épaisseur et une authenticité cruelles se dégagent de ce mélo gore, nihiliste et curieusement sentimental. Il n’existe pas d’échappatoire pour nos frères de sang, toujours obligés de fuir, de vivre en autarcie. Duane trimballe son étrange panier comme un fardeau auquel il ne peut se soustraire. Sa part monstrueuse vit à l’intérieur.
Frank Henenlotter est un vrai. Un pur. Quelqu’un qui croit dur comme fer à ses histoires malsaines et déchirantes. Cette plongée cauchemardesque au cœur d’un drame familial presque possible, frappe par son absence de second degré, caractéristique pénible du film d’horreur contemporain. Ce qui n’exclut pas l’humour. Mais l’humour noir, vachard de Basket Case, remue les tripes et fait partie intégrante du récit. Il est inextricablement lié au sort tragique qui unit dans leur séparation les deux frères siamois.