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Alter-séances du vendredi soir présentées par le Dr Tovolli
les vendredis 26 mai, 9 et 23 juin

OBSESSION

Brian DE PALMA - USA 1976 1h38mn VOSTF - avec Cliff Robertson, Geneviève Bujold, John Lithgow...

Du 26/05/17 au 23/06/17

OBSESSIONEn 1976, Brian De Palma, cinéaste encore peu connu du grand public tourne simultanément deux films, Carrie et Obsession. Le premier est le film B, réalisé dans l’urgence pour une somme modeste, adaptation d’un roman d’un jeune auteur alors inconnu, Stephen King. Le deuxième est le film A, projet prestigieux tourné en Scope avec un budget cossu. Obsession est un chef d’œuvre qui, malheureusement, ne connaîtra pas le succès escompté auprès d’un public sans doute désarçonné par le côté très premier degré de ce roman photo pervers. Il règne dans ce thriller à fleur de peau une ambiance envoûtante et hypnotique. Les images légèrement floutées agissent sur la rétine comme une invitation au rêve ou au cauchemar. Le climat onirique apporte une dimension fantastique, contredite en soi par la structure très cartésienne d’un scénario magnifiquement écrit par le scénariste habituel de Martin Scorsese, Paul Schrader.

La mise en scène somptueuse, jouant avec beaucoup de virtuosité de sa lenteur, s’oppose presque à l’histoire, machination complexe abordant des thèmes douloureux et tordus comme la trahison et l’inceste. Toute la partie se déroulant à Florence traduit le caractère profondément latin du style de De Palma, sous influence du giallo. La manière de filmer les lieux sur la musique de Bernard Herrmann suffit à elle seule à emporter l’adhésion.
Cette variation intelligente de Vertigo est transcendée par l’œil d’un cinéaste qui s’est adjoint le talent de Vilmos Zigmond en tant que chef opérateur : les mouvements circulaires de la caméra et les travellings complexes ne sont jamais gratuits mais provoquent, au contraire, une émotion intense, extériorisant la douleur que ressent le personnage principal, interprété par un Cliff Robertson littéralement habité. Rarement la mélancolie aura semblé aussi prégnante sur le visage d’un comédien. Face à lui, Geneviève Bujold est magnifique dans un double rôle.

Brian De Palma ne dépasse pas Hitchcock, mais décortique ses obsessions jusqu’à saturation et parvient à transformer un exercice de style brillant en un mélo déchirant dont les enjeux dramatiques sont exprimés par la seule magie des moyens du cinéma. Une œuvre essentielle des années 70.