Loading
LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6,50€
CARNET D'ABONNEMENT : 47€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance sur fond gris : 4€
Moins de 14 ans : 4€
(paiements uniquement en chèques et en espèces)

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

CINÉ TRICO'THÉ
    Prochain CINÉ TRICO’THÉ, le samedi 2 décembre pour la séance de AU REVOIR LA-HAUT à 13h50. Retrouvons-nous dans le hall après la projection du film, pour en discuter autour d’un thé et … tricoter ! Disons vers 15h40 !... Lire CINÉ TRICO'THÉ...

APPEL À PARTICIPATION
À force de tricoter bien au chaud, en papotant au ciné, un projet est né : l’envie de réaliser un ouvrage collectif, de petits carrés d’environ 10cm x10cm, cousus les uns aux autres pour former des couvertures. Que nous enverrons à l’Auberge des migrants, à Calais. L’hiver approche – plus ru...

LES ALTER-SEANCES DU VENDREDI SOIR

Également au programme

Alter-séances du vendredi soir présentées par le Dr Tovolli
les vendredis 26 mai, 9 et 23 juin

OBSESSION

Brian DE PALMA - USA 1976 1h38mn VOSTF - avec Cliff Robertson, Geneviève Bujold, John Lithgow...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

OBSESSIONEn 1976, Brian De Palma, cinéaste encore peu connu du grand public tourne simultanément deux films, Carrie et Obsession. Le premier est le film B, réalisé dans l’urgence pour une somme modeste, adaptation d’un roman d’un jeune auteur alors inconnu, Stephen King. Le deuxième est le film A, projet prestigieux tourné en Scope avec un budget cossu. Obsession est un chef d’œuvre qui, malheureusement, ne connaîtra pas le succès escompté auprès d’un public sans doute désarçonné par le côté très premier degré de ce roman photo pervers. Il règne dans ce thriller à fleur de peau une ambiance envoûtante et hypnotique. Les images légèrement floutées agissent sur la rétine comme une invitation au rêve ou au cauchemar. Le climat onirique apporte une dimension fantastique, contredite en soi par la structure très cartésienne d’un scénario magnifiquement écrit par le scénariste habituel de Martin Scorsese, Paul Schrader.

La mise en scène somptueuse, jouant avec beaucoup de virtuosité de sa lenteur, s’oppose presque à l’histoire, machination complexe abordant des thèmes douloureux et tordus comme la trahison et l’inceste. Toute la partie se déroulant à Florence traduit le caractère profondément latin du style de De Palma, sous influence du giallo. La manière de filmer les lieux sur la musique de Bernard Herrmann suffit à elle seule à emporter l’adhésion.
Cette variation intelligente de Vertigo est transcendée par l’œil d’un cinéaste qui s’est adjoint le talent de Vilmos Zigmond en tant que chef opérateur : les mouvements circulaires de la caméra et les travellings complexes ne sont jamais gratuits mais provoquent, au contraire, une émotion intense, extériorisant la douleur que ressent le personnage principal, interprété par un Cliff Robertson littéralement habité. Rarement la mélancolie aura semblé aussi prégnante sur le visage d’un comédien. Face à lui, Geneviève Bujold est magnifique dans un double rôle.

Brian De Palma ne dépasse pas Hitchcock, mais décortique ses obsessions jusqu’à saturation et parvient à transformer un exercice de style brillant en un mélo déchirant dont les enjeux dramatiques sont exprimés par la seule magie des moyens du cinéma. Une œuvre essentielle des années 70.