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À force de tricoter bien au chaud, en papotant au ciné, un projet est né : l’envie de réaliser un ouvrage collectif, de petits carrés d’environ 10cm x10cm, cousus les uns aux autres pour former des couvertures. Que nous enverrons à l’Auberge des migrants, à Calais. L’hiver approche – plus ru...

CINÉ TRICO'THÉ
    Prochain CINÉ TRICO’THÉ, le samedi 4 novembre pour la séance de OTEZ-MOI D’UN DOUTE à 13h50. Retrouvons-nous dans le hall après la projection du film, pour en discuter autour d’un thé et … tricoter ! Disons vers 15h20 !... Lire CINÉ TRICO'THÉ...

SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

WIND RIVER

Écrit et réalisé par Taylor SHERIDAN - USA 2017 1h51mn VOSTF - avec Jeremy Renner, Elizabeth Olsen, Gil Birmingham, Jon Bernthal, Julia Jones, Kelsey Asbille, James Jordan... PRIX DE LA MISE EN SCÈNE, UN CERTAIN REGARD, CANNES 2017.

Interdit aux moins de 12 ans

Du 04/10/17 au 31/10/17

WIND RIVERPour les lecteurs attentifs des génériques, Taylor Sheridan n’est pas un total inconnu puisque c’est lui qui a écrit les scénarios de Comancheria et de Sicario. Il passe derrière la caméra pour ce qu’il présente comme le troisième et dernier volet d’une trilogie sur le thème de la frontière, que celle-ci soit physique, morale, sociale ou politique. Le premier chapitre, Sicario, abordait l’épidémie de violence, liée au trafic de drogue, le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, et le second, Comancheria, se concentrait sur le choc entre l’immense richesse et la pauvreté dans l’Ouest du Texas. Wind River représente donc le dernier chapitre, en forme de catharsis, de cette trilogie. Avec Wind River, nous sommes loin de l’humour qui faisait le charme de Comancheria, plus proches de la brutalité de Sicario.

Cory Lambert est pisteur dans la réserve indienne de Wind River, perdue au cœur de l’immensité sauvage du Wyoming. Lorsqu’il découvre le corps d’une femme en pleine nature, on comprend qu’elle ne lui est pas inconnue. On comprend également que cela le renvoie vers un passé douloureux. Malgré la gravité du crime, le FBI envoie sur place une jeune femme, nouvelle recrue, mal équipée physiquement aussi bien que moralement. Complètement étrangère aux codes culturels de ce territoire qui est comme un pays étranger pour qui n’est pas d’ici. Même si elle semble professionnelle et de bonne volonté, elle ne pourra pas s’en sortir seule. Cory, fortement lié à la communauté amérindienne et plus encore à la famille de la victime, va l’aider à mener l’enquête dans ce milieu hostile, ravagé par la violence et l’isolement, où la loi des hommes s’estompe face à celle impitoyable de la nature…

« Wind River explore ce qui constitue sans doute à la fois les vestiges les plus tangibles de la Frontière américaine et le plus grand échec des Etats Unis : la réserve amérindienne. Au niveau le plus intime, il s’agit de l’étude de la manière dont un homme continue à avancer après une tragédie, sans arriver à tourner la page. À un niveau plus global, c’est l’étude des conséquences nées du fait de forcer un peuple à vivre sur une terre qui n’était pas destinée à l’accueillir. Il est question d’un territoire sauvage, brutal, où le paysage lui-même est un ennemi. De terres où l’addiction et le meurtre tuent plus que le cancer, où le viol est considéré comme un rite de passage pour les jeunes filles devenant femmes. De terres où la loi des hommes cède devant celle de la nature. Nulle part ailleurs en Amérique du Nord les choses n’ont moins évolué au cours du siècle dernier, et nul autre lieu en Amérique n’a davantage souffert de ces maigres changements. » Taylor Sheridan

Sheridan signe un polar tendu et parfaitement mené, magnifiant la nature hostile et grandiose de cette région enneigée qui, au premier abord, inspire plutôt calme et sérénité mais qui recèle sous sa surface immaculée la face sombre d’un rêve américain depuis longtemps enseveli.