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SÉANCES BÉBÉS
Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

CINÉ TRICO'THÉ, LE RETOUR!
   On reprend les bonnes habitudes et on se retrouve le premier samedi du mois de septembre pour tricoter, se raconter les vacances, siroter un thé glacé, s’échanger des trucs et astuces en tout genre … et puis aussi discuter du film que l’on aura regardé ensemble. Cette fois ci nous avons chois...

OPÉRATION : UNE AFFICHE POUR TOTORO
Ça nous est venu comme une fulgurance ! Et si nous organisions un concours d’affiches pour MON VOISIN TOTORO ?!  Il faut dire la saison s’y prête, les examens sont presque finis pour tout le monde, les vacances approchent …Vous avez jusqu’au jour de la re-sortie en salle...

CANDELARIA

Jhonny Hendrix HINESTROZA - Cuba 2017 1h27mn VOSTF - avec Veronica Lynn, Charles Alden Knight James, Manuel Viveros, Philipp Hochmair... Scénario de Maria Camila Arias et Jhonny Hendrix Hinestroza.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

CANDELARIALe héros masculin de ce film épatant est Victor Hugo ! Un Victor Hugo qui n'a rien à voir avec notre barbu national, un Victor Hugo qui est né et habite à Cuba, qui vit non de littérature mais de trafic de cigares…
Nous sommes en 1994, à Cuba donc, au moment où l'embargo se montre aussi féroce qu'un rhinocéros braconné. Les privations sont le lot quotidien des habitants de l'île et chacun traficote comme il peut pour grappiller quelques piécettes. Victor Hugo et sa femme Candelaria cherchent comme tout le monde à tirer leur épingle du jeu et à affronter, tant bien que mal, la disette alimentaire. Même si cela implique de manger les cinq petits poussins qui gambadent dans la maison et que Candelaria traite comme des enfants-rois ? Hors de question, bien sûr : car quand Victor Hugo évoque le sujet, Candelaria se crispe et rouspète aussi sec. Il faudra donc se contenter de l'éternel gâteau de carottes et des quelques bouts de viande que Victor Hugo se procure grâce aux cigares volés qu'il vend sous le manteau… Tant pis si les murs de la baraque s'effritent comme des peaux mortes et si l'électricité est coupée : un joli dessus de lit, des dîners aux chandelles et hop, on finirait presque pas trouver tout cela romantique. D'ailleurs, de romantisme, Candelaria n'en manque pas quand elle chante tous les soirs dans un bar pour touristes : il n'y a qu'à voir la minutie qu'elle met à farder sa bouche et ses joues, à souligner sa paupière d'un léger trait de noir et à se vêtir de sa robe rouge, qui lui donne le chien d'une danseuse de flamenco. Et l'on comprend pourquoi son prénom a été choisi comme titre du film, puisqu'il porte en lui les mêmes qualités que cette Cubaine au cœur chaud comme une bouillotte : tendresse, intelligence, humanisme et un brin de malice qui ferait rougir les plus coincés d'entre nous…


Car il faut préciser que Candelaria va sur ses 80 printemps, typiquement l'âge où l'on s'imagine que le vieux lambda fait des mots croisés pendant que fiston pousse le chariot et que pimprenelle arrose les plantes… Sauf que Candelaria n'a jamais eu d'enfants (à son grand dam, d'ailleurs) et que tout ce qu'elle a, elle le doit à elle seule. Y compris cette petite étincelle qu'elle ravive et qui va pimenter sa vie de couple avec Victor Hugo, avec qui elle entretenait depuis quelques temps une relation bien plus de l'ordre fraternel que charnel…
Tout arrive quand elle trouve un jour une mystérieuse caméra, égarée dans la pile de linge sale de l'usine où elle travaille. Tentée de la rendre à son patron, elle se ravise : voilà un engin qui rapportera plus gros que les quelques cigares volés de son mari et qui mettra fin, pour un temps du moins, à l'intérêt glouton que celui-ci porte à ses poussins chéris. Mais plutôt que d'être revendue, la caméra devient peu à peu l'intermédiaire d'un jeu malicieux entre nos deux héros, ravivant la passion enfouie de leur jeunesse… Comme si voir l'autre par le prisme d'un écran permettait de le voir d'une autre manière, là où il n'y avait que routine et fatalité du temps qui passe. « Quand ai-je cessé de te regarder ? » s'étonne même Victor Hugo, ébloui par la beauté de sa femme qu'il avait perdu l'habitude de remarquer.

Voilà un joli film d'amour, un teen movie du troisième âge, généreux, drôle, vivifiant, avec des acteurs tellement complices et merveilleux que le moindre de leurs fous rires nous fait fondre, le tout rehaussé d'un retournement de situation tout à fait inattendu, et dont il serait dommage de vous parler ici… Allez, un indice : « c'est pour faire plaisir aux touristes ».