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Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouc...

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La séance du jeudi 19 avril à 14h sera sous-titrée en français et suivie d'une intervention de Guillaume Boulangé, maître de conférences en études cinématographiques à l'Université Paul Valéry – Montpellier 3.

AU REVOIR LÀ-HAUT

Albert DUPONTEL - France 2017 1h55mn - avec Albert Dupontel, Laurent Lafitte, Nahuel Perez Biscayart, Niels Arestrup, Mélanie Thierry, Emilie Dequenne, Jonathan Louis… et la formidable Héloïse Balster de Pontoise... Scénario d’Albert Dupontel et Pierre Lemaitre, d’après son roman, Prix Goncourt 2013.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

AU REVOIR LÀ-HAUTLe roman de Pierre Lemaître, un des Prix Goncourt les plus populaires et les plus appréciés de ces dix dernières années, ample récit foisonnant de personnages inoubliables, de situations fortes, de rebondissements captivants, représentait un sacré défi d'adaptation au grand écran. Et on se dit en voyant le film qu'Albert Dupontel était bel et bien l'homme de la situation : il saute aux yeux que son univers, peuplé de marginaux de tous poils qui peinent à trouver leur place dans une société qui les rejette, embrasse complètement l’œuvre de Lemaître. Et puis il y a son côté corsaire du cinéma, son appétit démesuré, sa folie déjantée que rien ne semble pouvoir effrayer, et sûrement pas un prix littéraire, aussi prestigieux soit-il.

Quoiqu’il en soit, Dupontel signe un grand beau film à la fois épique et burlesque, lyrique et caustique, politiquement incorrect et poétique en diable qui réunit toutes les qualités que l’on aime chez lui, avec une maîtrise qui impressionne. Quant à l'éternelle question de la fidélité à l'œuvre littéraire, on dira que Dupontel a pris quelques libertés quant à la lettre – ajoutant quelques épisodes purement cinématographiques – mais a tout à fait respecté l'esprit du roman, dont on retrouve à l'écran toute la verve et la puissance (il ne vous aura d'ailleurs pas échappé que Pierre Lemaître lui-même co-signe le scénario).
Novembre 1918. A quelques jours de l’Armistice, Edouard Péricourt sauve Albert Maillard d’une mort certaine. Rien en commun entre ces deux hommes si ce n’est la guerre et le lieutenant Pradelle qui, en donnant l’ordre d’un assaut absurde, brise leurs vies en même temps qu’il lie leurs destins. Sur les ruines du carnage de la première guerre mondiale, chacun va tâcher de survivre : Pradelle, plus cynique que jamais, symbole du grand capitalisme, s’apprête à faire fortune sur le dos des morts tandis qu’Albert et Edouard, condamnés à vivre, vont tenter de monter une arnaque monumentale, comme une revanche sur tous ces salauds planqués qui les ont envoyés au casse-pipe.

Au revoir là-haut, c’est l’histoire d’une tragédie racontée comme une farce, c’est un cœur tendre enrobé dans le mauvais esprit d’un voyou, c’est la puissance d’un regard généreux qui englobe aussi dans cette sublime histoire d’amitié une charge contre les puissants, les salauds, les politiques véreux ou va-t-en guerre… et c’est le film le plus abouti et le plus romanesque d’un vrai cinéaste.