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Soirée Halloween vendredi 28 octobre de 19h30 à minuit à Saint-Ouen l'Aumône
Deux films plus un court-métrage au tarif unique de 10 euros
19h30 : Apéro offert au Stella Café - 20h30 : La colline a des yeux
22h00 : Entracte au café (bière à 3 euros) - Possibilité de restaurantion sur place avec Crock N’Roule (burgers maison)
22h30 : Court-métrage surprise + Dernier train pour Busan
Préventes aux caisses du cinéma, un verre offert à toute personne déguisée !

LA COLLINE A DES YEUX

(The hills have eyes) Écrit et réalisé par Wes Craven - USA 1977 1h30mn VOSTF - avec Susan Lanier, Robert Houston, Dee Wallace, Michael Berryman... Interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA COLLINE A DES YEUXSi La colline a des yeux n'est pas considéré comme un classique à la différence de Délivrance, qui l'a précédé de deux ans en arborant des thèmes analogues, il a posé les bornes d'un genre nouveau, le « Survival » dont peu de ses épigones ont osé s'écarter.
En route pour la Californie, la famille Carter traverse le désert à bord de leur caravane ; survient un accident qui nécessite que le père parte à pied vers la ville la plus proche chercher des secours, laissant femme, enfants et beau-fils aux soins de la Providence. Mais dans les collines rôdent les membres d'une autre famille, menée par le monstrueux Jupiter, qui va les prendre en chasse…

Optant pour un style proche du documentaire, Craven ancre son film dans un réalisme poisseux et oppressant, saturé de poussière, de sueur et de sang et maintient tout du long une ambiance glauque et malsaine qui révèle aux personnages comme aux spectateurs les tréfonds de leur âme. Le film, au-delà de ce qu'il expose dans sa brutalité sèche, offre en sous-texte une critique latente de l'Amérique d'alors : certes les gentils sont des Nordistes éduqués, blancs et bourgeois, et les brutes des rednecks dégénérés soumis à leurs instincts bestiaux, mais tout l'intérêt du film consiste à inverser graduellement les rôles, jusqu'à un dénouement final d'une noirceur et d'un pessimisme alors peu commun. Comme beaucoup de cinéastes de sa génération, il scrute à la loupe les marges d'une Amérique de renégats, de « misfits », d'exclus que personne ne veut voir, et surtout pas sur grand écran. Comme tout effet de loupe l'image du sujet est déformée et ses traits grossis, mais sa présence, elle, est irréfutable.

C'est ce qui fait qu'aujourd'hui encore, bien que le film ait mal vieilli par certains aspects, on peut encore être estomaqué par la violence de ton et la pertinence politique d'un obscur petit film de rednecks cannibales vieux de quarante ans !