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IN THE FADE

Fatih AKIN - Allemagne 2017 1h46mn VOSTF - avec Diane Kruger, Denis Moschitto, Numa Acar, Samia Muriel, Johannes Krisch, Rafaele Santana... Scénario de Fatih Akin et Hark Bohm. Festival de Cannes 2017 : Prix d’interprétation féminine pour Diane Kruger.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

IN THE FADEA l’heure où son écrites ces lignes, on ne sait pas encore quelle sera la tendance des critiques du nouveau film de Fatih Akin au moment de sa sortie, mais une chose est certaine : lors de sa présentation au dernier festival de Cannes, les avis étaient plutôt mitigés, voir assez froids, pour ne pas dire carrément sévères. Le titre restera pourtant dans l’histoire du festival pour avoir offert à Diane Kruger un prix d’interprétation féminine amplement mérité et c’est bien dans la puissance de son personnage féminin que réside la force du film.

Car In the fade n’est pas un film politique. Ce n’est pas un film particulièrement engagé. Ce n’est pas un film à suspense. Ce n’est pas non plus un film à thèse et le spectateur qui voudra absolument le faire entrer dans l’une de ces cases sera forcément désappointé. Car aucune ne développera suffisamment d’arguments, aucune ne sera assez complexe, aucune ne sera jamais exhaustive ou suffisamment subtile pour tenir la route. In the fade est une tragédie grecque et son héroïne est bien le seul et unique angle par lequel il faut appréhender le récit. Une fois cette donnée de base acquise, on comprend que le réalisateur a cherché avant tout à nous raconter un drame vécu par les yeux, le cœur et les tripes de son personnage et que tout ce qui se construit autour ne sera qu’un arrière plan, certes essentiel à la narration, mais en retrait. Si l’on accepte ainsi le film à l’aune de ce choix artistique et scénaristique, il peut alors déployer ses ailes et l’on pourra – c'est notre cas – se montrer un peu plus indulgent sur les éventuels raccourcis et maladresses, sur le manque de finesse de certains personnages qui tournent autour de Katja.
La première scène, superbe, est le film vidéo du mariage de Katja et Nuri dans une prison. On apprendra assez rapidement que ces deux-là s’aiment d’un amour puissant et que Nuri purge une courte peine de prison pour trafic de stupéfiants. Ellipse. Nuri est sorti de prison, il s’est rangé, il a passé des diplômes et a monté une société spécialisée dans la traduction à destination de la communauté turque. Ils ont un fils, Rocco, et filent une vie heureuse dans une petite maison de banlieue. Une image presque trop parfaite de bonheur et d’intégration.

Mais tout bascule lorsqu’un attentat cause la mort de Nuri et de Rocco. Katja est dévastée par le chagrin, la rage, la culpabilité. Comment, pourquoi continuer à vivre quand l’essentiel a été anéanti ? A quoi, pourquoi s’accrocher quand plus rien ne fait sens ? Tentée de sombrer, de renouer avec les vieux démons qu’elle avait pourtant cru éloignés définitivement de son existence, Katja va concentrer le peu d’énergie qui lui reste à découvrir la vérité : qui a commis l’attentat et pourquoi ? Un autre film s’ouvre alors, celui du procès, puis du chemin intérieur, complexe, ambivalent, d’une violence inouïe, que Katja devra accomplir pour faire le deuil, survivre, ou peut-être sombrer à son tour et rejoindre ceux qu’elle aime.