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Le blog des profondeurs...
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UN CINÉMA UTOPIA À TROYES DES NOUVELLES DU PETIT NOUVEAU
Citoyens inconnus ou reconnus, journalistes indépendants, petites mains de l’ombre… que serait-on sans vous ?Pour ceux qui auraient loupé quelques épisodes entre deux festivals, deux confinements ou une déclaration de Poutine, rembobinons l’histoire…L’action débute en l’an 2019 après JC, toute l...

LA MÉNARDIÈRE Un habitat partagé à Bérat, entre Toulouse et l’Ariège
C’est un rêve, modeste et fou… Parvenus à l’âge où les clairons sonnent la retraite, une poignée de filles et de garçons se sont mis en tête d’inventer une alternative à ce que la société propose à ses vieux : ne pas vivre seuls, ne pas finir dans une de ces horribles institutions où il ne rest...

Cannes, c’est plus ce que c’était !
C’est tous les ans ou presque la même rengaine. Cannes, ma bonne dame, c’est plus ce que c’était : la sélection n’est vraiment pas terrible, le palmarès est complètement naze, tout ça c’est copinage et compagnie, bref le festival part à vau-l’eau… Sauf ces deux dernières années, pour des raison...

ROSMERTA, une belle aventure humaine à Avignon, qui continue contre vents et marées.
Suite à une réquisition citoyenne en 2018, le lieu Rosmerta est né et depuis, il donne un toit à près d’une quarantaine de jeunes mineurs isolés et des familles avec enfants en bas âge. L’association qui le gère, composée exclusivement de bénévoles, aide près de 50 personnes sans aucun soutien des p...

Projection unique le samedi 13 juillet à 14h, suivie d’une rencontre avec le réalisateur Tony Gatlif. Rencontre animée par Oriane Jeancourt Galignani rédactrice en chef de la revue Transfuge.

LATCHO DROM

Tony GATLIF - France 1993 1h40 - avec les musiciens gitans d’Inde, d’Egypte, de Turquie, de Roumanie, de Hongrie, de Slovaquie, de France et d’Espagne...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LATCHO DROMPour entrer de plein cœur dans le film de Tony Gatlif, il convient de ne pas s’encombrer de bagages inutiles. Non, pour décoller avec Latcho drom, il ne faut se munir que de l’absolu nécessaire, du strict essentiel : ouverture d’esprit, appétit des sens, soif de découverte, désir d’aventure. Le projet de Tony Gatlif est magnifique : donner la parole à ceux qui ne l’ont pas. Cette parole est, en l’occurrence, musique. Nous allons donc traverser le temps et l’espace, le long du chemin millénaire qui mena les Roms du nord de l’Inde jusqu’aux rivages de l’Atlantique. La musique nomade évolue, et les noms changent : rom, halab, tzigane, gitan ou bohémien désignent les multiples visages d’un peuple unique. Les étapes se succèdent : l’Inde originaire, l’Égypte, la Turquie puis, au-delà du Bosphore et de Sainte-Sophie, la Roumanie, la Slovaquie, Auschwitz aussi… Et encore l’Allemagne, la France des Saintes-Maries, puis l’Espagne profonde. Le fil d’Ariane de cette longue route reste la musique, toute la musique. Elle surgit au travers des fêtes ou de brefs moments de halte, sur la route. Le spectacle est magistral, et emballant. Latcho drom est un superbe film musical et un vrai road-movie ancestral. Un peu la version originale du genre : bien avant Kerouac et les beatniks, bien avant les pionniers du nouveau monde, il y a eu d’autres nomades, d’autres aventuriers forcés et ignorés. Et, en tout premier lieu, ceux-là qu’on nomme, par excellence, les gens du voyage.

C’est là toute la force du film de Tony Gatlif, c’est tout l’honneur et le bonheur du cinéma que de perpétuer ce bouche à oreille du temps qui passe. On n’oubliera ni les pourpres et les safrans du Rajasthan, ni les larmes effacées sur le quai d’une gare d’Europe centrale, pas plus que la danse ô combien sensuelle des jeunes gitanes quelque part en Andalousie ou celle des vieilles femmes qui portent en elles la grâce ridée d’une tradition fertile…