
Pour ceux qui n’ont pas suivi les
épisodes précédents (voir ci-dessous) et ceux qui n’ont pas assisté à la petite
discussion avec
les spectateurs du samedi 12 mai où nous avons
parlé des griefs d’un
certain nombre portant sur la difficulté
d’accéder à Utopia et plus généralement à l’intra-muros, de
l’opportunité de quitter les remparts…
pour ceux-là donc et
les autres :
À ce jour, nous avons rencontré
François Mariani de la Chambre
de Commerce et d’Industrie, des
membres de l’Association des
Commerçants de la ville d’Avignon,
nous avons appelé le cabinet de Madame Le Maire pour demander
rendez-vous… Un certain nombre
des spectateurs sont volontaires
pour créer une « commission » de
réflexion… Les questionnaires
que vous avez remplis ont été remis
à l’Université d’Avignon
et vont être analysés à la loupe par les étudiants. Attendons
leurs conclusions !
D’ailleurs, pourquoi pas à ce
moment-là, à la rentrée, organiser un
vrai et grand débat où
nous pourrions discuter de l’avenir de ce bassin de population, des
évolutions, bonnes et mauvaises, de ce que représente et
représentera le centre historique d’Avignon dans les années à
venir, de la place des structures culturelles comme atout et
ciment
social, des cinémas, de l’agrandissement inexorable des
multiplexes, de la marginalisation des activités à l’intérieur
des murs et
de bien d’autres choses… À l’Université pourquoi
pas, et avec sociologues, géographes, économistes, responsables
politiques… (Ceci peut
être considéré comme un appel du pied
!)
Dans tous les cas de figure, on vous en
reparle, au plus tard en
septembre !
***********************
Plus
de 1500 d’entre vous ont répondu à notre questionnaire où nous
vous interrogions sur vos modes de transport pour venir à Utopia, la
durée de vos déplacements, la facilité ou difficulté d’accéder
au centre-ville d’Avignon… Vous nous avez parlé de votre
lassitude ou plaisir renouvelé de rejoindre cette cité médiévale,
votre fidélité à Utopia ou vos discrètes trahisons par paresse de
vous confronter aux parkings dispendieux et sous-terrains, votre
flemme de ne pas vouloir marcher d’un parking extérieur, de vos
craintes lorsque le soir tombe, ou encore cette inquiétude de voir
Utopia partir s’installer sur un parking de centre commercial (à
ce propos, il existe des alternatives aux multiplexes à l’extérieur
des murs)…
Nous
avons été sérieusement touchés par un certain nombre de vos
écrits (parfois de véritables déclarations d’amour !),
interpellés par d’autres (parfois moins agréables)
Nos
questions en ont posé bien d’autres…
Et
maintenant que faire ?
Nous
allons remettre les questionnaires à l’Université d’Avignon qui
va les éplucher, les trier… et nous vous tiendrons au courant.
Nous
vous invitons à boire un café et manger la brioche le samedi 12 mai
à 10h00 (c’est bien le 12 mai !)
On
parlera des doléances, des remarques, mais aussi des possibilités,
des solutions, de l’avenir… radieux bien entendu, comment
pourrait-il en être autrement !
Pour répondre au sondage, c’est un peu
plus bas de cette même page…

Ça
nous turlupine depuis pas mal de temps
Vous
aussi d’ailleurs !
On sentait que ça montait en puissance
et depuis plusieurs mois, ça devient critique, vous nous en causez
de plus en plus souvent, ça vous énerve, ça vous irrite, ça vous
décourage, bref en cette fin d’année on s’est dit qu’il
fallait faire quelque chose, qu’on n’allait pas vous laisser dans
la panade, qu’il fallait trouver une solution. Mais laquelle ? On
ne vous parle pas bien sûr de notre triple A, on vous parle de votre
plaisir peut-être favori, que certains d’entre vous aiment
réitérer plusieurs fois par semaine, ce plaisir que vous venez
partager avec nous, ce plaisir d’aller au cinéma, de voir
quelques-uns des 360 films que nous vous proposons par an. Vous serez
cette année plus de 250 000 à avoir fréquenté Utopia sans compter
tous les autres visiteurs de La Manutention.
Et cette colère ? C’est qu’un
certain nombre d’entre vous en a marre de tourner en rond pour
garer son véhicule le temps de la projection, de plus en plus marre
de devoir repartir, dépité, sans avoir vu ne serait-ce qu’un
petit bout de pellicule, marre d’arriver exténué avec une
demi-heure de retard et d’avoir le sentiment d’avoir tout gâché.
Et ça peste pêle-mêle sur les tarifs
prohibitifs des parkings, le sentiment que les places gratuites
disparaissent au profit des parkings souterrains et bien payants, les
navettes des parkings de l’Île Piot ou des Italiens qui vous
emmènent mais ne vous ramèneront pas si vous regardez le film
jusqu’à la fin en soirée (et pas question de manger un bout ou
boire un verre) et on en passe. On ne vous dit pas le week-end, votre
hargne monte encore d’un cran, et on ne vous parle pas du Festival,
des fêtes de Noël, du 14 juillet et on en passe encore…
Reconnaissons que lorsque qu’il faut
plus de temps pour venir qu’il n’en faut pour voir le film et que
le parking coûte plus cher que la place de cinéma (on vient de
regarder et c’est 4,80€ pour 3 heures au Parking du Palais et
donc plus que les 4,50€ de votre abonnement), ça vous énerve et
nous entendons bien vos doléances.
Nous vous accorderons en plus que vous
n’êtes pas nécessairement tous des pro-voitures à tout va, que
vous êtes conscients que l’on ne fera pas rentrer les voitures de
tous les habitants de la région dans les murs de la ville et votre
fibre écolo vous ferait utiliser les transports en commun mais
là-aussi vous tempêtez et vous vous sentez souvent bien mal
desservis.
Utopia,
un îlot de plus en plus inaccessible reservé aux quelques habitants
du centre historique ?
En plus, la transformation éventuelle
de l’ancienne prison en hôtel de luxe par le groupe international
Marriot nous laisse présager que le quartier ne sera réaménagé au
profit des habitants et des quelques activités économico-culturelles
qui restent (La Manutention, les artisants de la Cour Maria Casarès)
mais plutôt au service d’une économie touristique très volatile
aui est à mille lieues de nos préoccupations, une économie basée
sur le transit et visite de la la ville au pas de charge…
Mais
alors que faire ?
Après avoir retourné cela dans tous
les sens, une idée nous est enfin apparu, triple buses que nous
étions . Puisque vous ne pouvez pas accéder facilement à
nous, pourquoi ne pas se déplacer vers vous. Trouver un petit coin
en dehors d’Avignon pour s’installer, un bâtiment accessible à
tous, même facilement aux handicapés, pas loin du tramway qui
devrait voir le jour, un endroit où si nécessaire, rêvons un peu,
vous pourriez même venir en voiture et vous garer gratuitement, un
endroit enfin où vous arriveriez serein pour voir votre film, un
grand sourire sur le visage.
Un grand nombre de commerçants ont
compris cela depuis belle lurette, le centre historique d’Avignon
étant loin d’être le centre de bassin de population. Voyez les
multiplexes qui en s’installant dans les zones commerciales
s’installent bien dans le cœur des bassins de population irrigué
par des quatre voies. Mais voilà, les mécontents sont-ils quelques
mauvais coucheurs qui affichent leur rage et une petite minorité ou
bien sont-ce des hordes de spectateurs ?