LA GAZETTE
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NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance de midi : 4,50€
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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Mais jusqu’à quelle heure peut-on transiter par le Verger Urbain V ?
C’est la question que vous nous posez souvent à la caisse du cinéma, ne sachant pas si vous trouverez porte ouverte ou porte close  et si vous devrez faire demi-tour. C’est (toujours) vrai qu’aucune information claire n’a été apportée sur les panneaux d’entrée  du Verger Urbain V… 20h ...

CAFÉ ROMA (ancien restaurant La Manutention) va enfin ouvrir ses portes !
Les « menus » travaux, comme nous vous l’avions annoncé dans notre dernière gazette vont être terminés ! Menus ? Pas tant que ça finalement :la peinture refaite, le mobilier changé, la cuisine réagencée, les nouvelles machines installées, les nouveaux menus édités… et puis é...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : C’EST LE BON SENS !
Belle soirée festive organisée par le Collectif 23h59, le 12 septembre dernier, dans le jardin du Verger Urbain V. Une réussite au-delà de nos espérances, qui attestait du plaisir des participants de pouvoir à nouveau emprunter le passage le soir, librement. Le dialogue avait repris, le bon sens l’a...

Et si on passait à autre chose...
La restauration du jardin Verger Urbain V aura atteint son objectif, au-delà de toutes espérances : le jardin ne désemplit pas durant ces mois d’été, brassant tous les publics. Il est un lieu de vie et de rencontres, à toute heure de la journée et de la soirée. Et qu’importe que le gazon ait sou...

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Parcours de l'art

Également au programme - PARCOURS DE L'ART

Lundi 21 octobre à 20h30, la séance sera suivie d’une rencontre avec Caroline San Martin, enseignante en cinéma à l’Université Paul Valéry de Montpellier, scénariste et rédactrice en chef de la revue Lignes de fuite (www.lignes-de-fuite.net)
Pour ce film séances supplémentaires le vendredi 25/10 à 17h50 et le mardi 29/10 à 16h15

FIFI HURLE DE JOIE

Mitra FARAHANI USA (mais parlé en Farsi) 2012

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

Plus une œuvre est forte, plus elle nous lance sur des pistes qui semblent nous éloigner d’elle. Fifi hurle de joie, de Mitra Farahani, en est un bon exemple. Ce documentaire est consacré au peintre iranien exilé Bahman Mohassess, que la réalisatrice retrouve à Rome en 2010 et dont elle filme, sans avoir prémédité ce moment, la mort en direct. Cet instant n’occulte pas le reste du film, mais il nous sidère et nous retient à lui seul. D’une intensité sans équivalent, il est en effet rare au cinéma, où les morts sont aussi diverses qu’innombrables.
Morts de fiction, pour ainsi dire acceptables, ou morts réelles du documentaire, autrement angoissantes, qui montrent le plus souvent une longue agonie (films de maladie) ou des cadavres (films historiques). Plus rares sont les films qui montrent l’instant même du trépas, que la peinture et à sa suite la photographie pétrifient, immortalisent pour ainsi dire.
Or, cette vie, que fut-elle ? Tourné dans une chambre d’hôtel romain où le peintre, en mauvaise santé, vit en reclus depuis trente ans, ce film nous en donne une certaine idée. Celle d’un érudit cosmopolite doublé d’un imprécateur ironique, inventeur de monstres sans nom broyés dans le cauchemar de l’Histoire, grand nom de la peinture moderne iranienne dans les années 1950-1960, tombé dans l’oubli avec l’avènement de la République islamique, qui, déjà, commence à détruire ses œuvres. Véritable work in progress, le tournage de Mitra Farahani suscite la curiosité de deux collectionneurs fous de Mohassess, qui sont bientôt inclus dans le film et passent commande au maître d’une ultime toile de grande dimension.
C’est en entamant ce travail, qu’il doutait de pouvoir finir, que Mohassess défaille.
D’après Jacques Mandelbaum (Le Monde)